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LES « MACHINES À PERDRE »

L’attitude des petites organisations politiques de gauche et d’extrême gauche est parfaitement affligeante. Emberlificotées dans des considérations qui échappent largement au citoyen moyen, elles vont tout droit à un échec politique sans se rendre compte du ridicule de leur situation.

Mues par une sorte de frénésie dérisoire, mais habilement parées de tous les atouts du sérieux et de la réflexion politique la plus profonde, elles offrent à la société des citoyens la caricature de ce qu’elles dénoncent, la décadence.

 

 

UN JEU COMPLETEMENT TRUQUE

 

 

Les partis politiques ont atteint le degrés zéro de l’intelligence politique.

 

Le système marchand, et ce qui le représente dans la sphère politique, la démocratie marchande, a réussi à vider le politique de sa substance vive et de le transformer en sa propre négation, la politique.- voir l’article « VICTOIRE DE "LA" POLITIQUE... MORT "DU" POLITIQUE».

 

La politique a ainsi créé un champ stérile dans lequel s’ébattent des acteurs aux statuts très différents, une sorte de mat de Cocagne ou certains ont une échelle et d’autres, rien du tout, pour grimper et décrocher le lot, le Pouvoir.

 

L’échelle c’est l’argent, les hommes de pailles bien placés, les médias contrôlés politiquement et/ou financièrement, la médiocrité ambiante « qui croit que… » et surtout le fait d’être les « garants d’un système dont ne voit pas trop par qui et par quoi on pourrait le remplacer ».

 

Ces grands partis, qui se partagent le pouvoir, donnent l’illusion du combat politique alors qu’ils assurent la pérennité du système en place en faisant jouer l’alternance présentée comme la quintessence du fonctionnement démocratique ( ?) alors qu’elle en est le plus sûr verrou pour bloquer toute possibilité de changement.

 

Ces grands partis pratiquent ouvertement la corruption, la création et l’utilisation d’emplois fictifs, le détournement de fonds, le charcutage électoral, le népotisme, le favoritisme, la manipulation électorale, le mensonge, allant même jusqu’à créer de faux électeurs… sans oublier le chantage et la pression sur les institutions de la République pour s’assurer l’impunité (Faut-il donner des exemples ?).

 

Ceci constitue le modèle standard de ce que l’on appelle la « démocratie moderne ».

 

 

LES « GAGNE PETITS » DE LA POLITIQUE

 

 

Autour de ces « grands fauves », s’agite toute une piétaille – une poussière de petites organisations dont certaines se nourrissent directement des miettes laissées par les « maîtres du jeu ». Elles sont parfois, à l’occasion d’alliances opportunistes, conviées au banquet. Elles en retirent quelques avantages immédiats et, quand ayant goûté aux délices du pouvoir, ne songent qu’à une chose, y retourner.

 

Mis à part l’extrême droite, qui garde en réserve quelques organisations et solutions dans le cas où le système marchand serait en péril – le programme de l’extrême droite respecte parfaitement les principes du système marchand – l’essentiel des « gagne petits » se situe à la gauche de la gauche.

 

Nourris par une pensée politique qui a bouleversé le 20e siècle – sans jamais véritablement changer le cours de l’Histoire (voir l’URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, le Cambodge,…) – Pensée fondée sur des idéaux parfaitement honorables (libération de l’Homme et suppression de l’exploitation,…) et largement trahis par ceux qui s’en sont réclamés (voir liste précédente) – ils se réfèrent plus ou moins approximativement à de vieux grimoires dont la différence et les divergences dans l’interprétation des textes fondent la spécificité de chacun .

 

Si certains d’entre eux refusent d’entrer dans le jeu électoral qu’ils jugent, à juste titre, trompeur et manipulé, sans pour cela savoir « quoi faire … pour changer la société » - d’autres, les plus bruyants, ont fait de ce jeu électoral l’essentiel de leur activité politique. C’est eux que l’on voit se réunir, s’associer, se dissocier, négocier, discuter, débattre, rédiger des plate formes, des programmes, des… , appeler à l’Union tout en dénonçant l’autre d’être un diviseur, essayer de trouver une solution pour…, un candidat unitaire,….etc… bref, toute une « cuisine » plus ou moins ragoûtante, dans laquelle le citoyen ne comprend plus rien, n’arrivant pas à discerner ce qui est du superflu et de l’essentiel, du bureaucratique et du stratégique.

 

 

PLUS SECTAIRE QUE MOI, TU MEURS …

 

 

Ils utilisent à fond, dans les limites de leurs moyens financiers limités et quasi exclusivement utilisés à cela, toutes les ficelles du marketing politique… Ils ne sont pas les seuls, mais venant d’eux, ça laisse songeur !

 

A défaut d’une influence politique quelconque, ils ont un ego démesuré qui tient lieu de repère existentiel pour leurs militants.

 

Ayant coupé tous liens avec une quelconque pratique politique (mis à part le soutien à des luttes qu’ils essayent de contrôler et au sujet desquelles ils s’affrontent entre eux) pouvant être une alternative au système marchand, ils sont quasi exclusivement centrés sur eux mêmes – transmettant à leurs militants cette culture d’un narcissisme exacerbé qui a, à leurs yeux, toutes les apparences de la grandeur.

 

On comprendra que, dans ces conditions, l’image de leur leader est primordiale. Certains font le choix de la militante pure et dure, arc-boutée sur des principes intangibles et une phraséologie directement puisée dans les textes sacrés, d’autres ont fait le choix du jeune premier, sentant bon la santé et la jeunesse, susceptible de séduire les couches de jeunes et pourquoi pas des moins jeunes… D’autres enfin  pratiquent, avec un art consommé de l’opportunisme, un jeu de bascule entre collaboration et contestation, et ce au nom d’une soit disante dialectique qu’ils ont mal digérée, pour tout dire qu’ils n’ont jamais compris et qui, en tout cas, ne leur a jamais réussi.

 

Tous ces petits groupes, qui même tous réunis arrivent difficilement à faire 15% des votants se chamaillent avec assiduité et constance au nom d’une unité introuvable et parfaitement contradictoire avec leur désir de paraître et d’exister au détriment des autres. Le spectacle qu’ils donnent de leurs déchirements, de leurs hésitations, de leurs tentatives avortées d’unité, de leur sectarisme honteux,… complaisamment étalés par les médias, les décrédibilisent aux yeux du plus grand nombre.

 

Leur orgueil mal placé et leur myopie politique en fait de véritables « machines à perdre » entraînant une extraordinaire dépense en vain d’énergie militante et un trop plein d’espoirs déçus pour celles et ceux qui croient encore en leurs discours.

 

 

 

Ils sont peut-être les seuls aujourd’hui à mettre en pratique le principe olympique : « L’important n’est pas de gagner mais de participer ».

 

Si ce sont les seules forces du changement, le système marchand n’a pas de soucis à se faire et peut dormir sur ses deux oreilles.

 

 

 Patrick MIGNARD

 

 

Ecrit par Patrick MIGNARD, à 13:47 dans la rubrique "Actualité".

Commentaires :

  satya
08-10-06
à 14:39

bon et avec ça on va où ???

tu vas faire comme tous les "grands militants", nos intellectuels qui se battent contre le néolibéralisme avec des textes plus longs et ennuyeux que les années de misères et finir par nous dire d'aller voter royal ???

on est dans la m**** et nous remettre le nez dans ce que l'on sait déjà n'avance pas à grand chose !!

bon, je vais lire au soleil, au moins là j'aurais quelque chose de positif et qui fait du sens  !
d'ailleurs en mai 2007 c'est bien dans mon jardin que je serais (s'il fait soleil!!)


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  burgonde
08-10-06
à 15:39

Re:

 bon et avec ça on va où ???

Hé ben si on a affaire à des grands garçons ou des grandes filles on va vers une alliance de toutes ces grandes intelligences pour être enfin comprises par le " citoyen moyen " et recueillir leur vote et appliquer la politique réclamée par ce " citoyen moyen ". C'est pourtant simple!!!! Fichtre diantre!!!


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  Rakshasa
08-10-06
à 15:50

Re: Re:

Plutôt sympa comme pamphlet. Comme quoi ça vaut vraiment le coup de laisser tomber TOUS les partis politiques et le jeu électoral.
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  Otto Critique
08-10-06
à 16:52

La poële se moque du chaudron

Patrick, une partie de ta critique de l'extrème-gauche peut s'appliquer aux anarchistes et à l'ultra-gauche:"Emberlificotées dans des considérations qui échappent largement au citoyen moyen, elles vont tout droit à un échec politique sans se rendre compte du ridicule de leur situation". "Mues par une sorte de frénésie dérisoire, mais habilement parées de tous les atouts du sérieux et de la réflexion politique la plus profonde, elles offrent à la société des citoyens la caricature de ce qu’elles dénoncent, la décadence.". "PLUS SECTAIRE QUE MOI, TU MEURS …" (la meilleure!). "A défaut d’une influence politique quelconque, ils ont un ego démesuré qui tient lieu de repère existentiel pour leurs militants.". "Leur orgueil mal placé et leur myopie politique en fait de véritables « machines à perdre » entraînant une extraordinaire dépense en vain d’énergie militante et un trop plein d’espoirs déçus pour celles et ceux qui croient encore en leurs discours.". "Si ce sont les seules forces du changement, le système marchand n’a pas de soucis à se faire et peut dormir sur ses deux oreilles." (celle-là est pas mal non plus!)

J'ai donc envie de dire: "OK. Et après?" On botte encore en touche avec l'éternelle solution magique du "développement des pratiques révolutionnaires concrètes"? Lesquelles? Celles où 3 ou 4 libertaires s'entre-déchirent dans l'indifférence générale? Celles qui finissent toujours en scissions aussi ridicules qu'obscures, ou pire, avortées dans l'oeuf ? Avec les structures qui restent presque toujours des coquilles vides, dans le meilleur des cas qui se développent en petits groupuscules minés de chefferies? Parce que question "machine à perdre", malgré toutes nos bonnes intentions, on se pose là nous aussi, tu crois pas?

La mouvance anarchiste est peut-être la seule à appliquer ce principe (paralympique): l'essentiel n'est pas de participer mais de critiquer assis dans les gradins, ou plutôt: c'est en ne faisant jamais rien qu'on ne fait jamais de connerie.

"Tous ces petits groupes, qui même tous réunis arrivent difficilement à faire 15% des votants se chamaillent avec assiduité et constance au nom d’une unité introuvable et parfaitement contradictoire avec leur désir de paraître et d’exister au détriment des autres. Le spectacle qu’ils donnent de leurs déchirements, de leurs hésitations, de leurs tentatives avortées d’unité, de leur sectarisme honteux,… complaisamment étalés par les médias, les décrédibilisent aux yeux du plus grand nombre." ----> Comparons: le mouvement anarchiste ne repésente même pas 1/6000ème de la population française, il est tout aussi déchiré par les chamailleries, sectaire comme c'est pas permis, mais a pour seul orgueil d'être ignoré par les médias (et la population entière d'ailleurs) et en tire l'avantage de n'être, de fait, ridicule que lorsqu'il daigne se regarder dans le mirroir (ce qui n'arrive qu'en de très rares occasions, les critiques n'étant bienvenues que lorsqu'elles s'appliquent aux "traitres" et autres "ennemis" politiques). Car qui s'intéresse à lui aujourd'hui, à part 2 ou 3 déçus de l'extrème-gauche, justement? Et enfin, que dit-il: "faisons la révolution dès maintenant sans aucun compromis avec quiconque". A 10000? (et encore, je gonfle les chiffres)

Question crédibilité et lucidité politique, on comprends tout de suite le cousinage entre l'extrème gauche et l'anarchisme. L'anarchisme, de ce fait, n'est qu'une extrème-gauche qui se refuserait pudiquement à perdre sa virginité, quitte à finir vieille fille, quitte à ne jamais rien enfanter. L'extrème-gauche écarte les jambes un peu trop facilement, mais l'anarchisme est incapable de prendre son pied.

"Jouir sans entraves"? Encore faut-il savoir accepter l'Autre...

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  Anonyme
08-10-06
à 17:38

Re: La poële se moque du chaudron

Tu es dur otto critique, mais peut-être faut-il se dire que nous ne pouvons pas actuellement faire autrement. Ce qui paralyse l'anarchisme relève du traitement de longue durée. Métaphores sportives... on fait du relais, on passe le temoin, on ne peut guère faire plus mais c'est déjà pas mal. D'autres générations dans un futur assez lointain  arriveront sans doute à faire autre chose.

Mais pour la gauche à gauche du PS, je crois que c'est pire encore, ils ont une configuration exceptionelle - de lieu et de moment -qui pourrait leur donner une chance de... et bien non. Ils sont morts.     

    
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  Otto Critique
08-10-06
à 18:32

Already dead

Dur? Peut-être. Nous sommes très durs avec les autres courants. Nous nous devons donc d'être aussi durs avec nous-mêmes. On ne peut pas sérieusement continuer éternellement à dire "nos intentions sont les meilleures et nous sommes faibles, donc ça excuse tous nos défauts". Alors soyons honnêtes: regardons les choses en face, à commencer par nous-mêmes. Le mouvement libertaire, coincé entre ses nostalgies multiples (68, 36, Makhno, Ravachol, la Commune...) et son absence totale de pragmatisme et de capacité de développement, ce mouvement aux intentions si humainement ambitieuses est à l'état de décomposition avancée.

Notre vieille fille, telle une octogénaire qui n'a plus rien à espérer de la vie, en est à passer ses journées à regarder de travers ses voisins, les critiquant sans cesse, bougonnant dans sa position d'incomprise esseulée, avec pour seul réconfort le souvenir de ses glorieuses défaites passées.

Le mouvement libertaire, armé de cette peur paranoïaque qui fait qu'on se renferme dans sa bulle pour n'être jamais trahi, en s'interdisant toute ouverture vers les autres mouvements, se prive de fait de pouvoir propager ses idées. Et encore plus de réactualiser ces dernières.

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  Patrick MIGNARD
08-10-06
à 21:20

Re: Already dead

D’abord soyons clair : je ne défend les positions d’aucun courant politique, en ce sens je suis libre de mes propos et ne fait référence à aucun « théoricien », ni à aucun « texte sacré ». Ma seule ambition est de comprendre et essayer de poser de manière correcte, historiquement juste, le problème du changement.

 

Cela dit, Otto, c’est exact, ma critique porte aussi, d’une certaine manière, sur le mouvement anarchiste qui brille, lui aussi, par son impuissance.

 

Tu as raison de dire « OK, mais après ? ». C’est justement le « après » qui m’interroge. Je vais te surprendre mais je pense que le « après » est fonction de l’ « avant ». Je veux dire par là, et je l’ai maintes fois expliqué sur ce site et dans mes articles, que le changement ça se prépare. Ca se prépare dans le système actuel et que si cette préparation est efficace, il y aura un après. Ce qui me fait dire cela, l’Histoire… L’observation de l’évolution des sociétés humaines.

 

Je ne crois pas à la spontanéité de nouvelles valeurs, d’une nouvelle éthique simplement par un changement brusque, révolution, grève générale ou autre, à fortiori suite à une élection… le 20e siècle et ses expériences le démontrent abondamment. De nouveaux rapports sociaux ça se construit. L’esprit humain se forge dans la pratique sociale, pas à force de slogan répétés jusqu’à plus soif. Ce n’est pas parce que l’on dit « vrai », « juste », que l’on est entendu et encore moins suivis. L’expérience collective est déterminante pour débloquer la situation.

 

Ceci veut dire qu’il nous faut repenser, dès à présent, sur des bases nouvelles la problématique du changement et la stratégie à mettre en place… quand je dis « nous », j’entend toutes celles et tous ceux qui veulent changer les rapports sociaux… et qui ont jusqu’à présent fait le choix soit de l’élection, soit la simple critique.

 

Les élections à venir n’ont aucune importance stratégique, on est bien d’accord. Le seul intérêt que j’y vois c’est la suite. Après ces élections, qui vont être un désastre moral pour beaucoup, il va falloir reposer les problèmes. Tâchons de savoir le faire, de savoir tirer les leçons des échecs successifs que nous subissons. Impliquons nous dans des réseaux, des pratiques sociales alternatives qui montrent que les valeurs que nous défendons, que nous préconisons ne sont pas des utopies irréalisables (ce que l’on nous reproche), mais peuvent exister et faisons en le fondement stratégique de notre action. J’observe, dans les coins où je me déplace, des multitudes de réseaux qui fonctionnent, sans publicité, sans médias, mais ce sont des lieux qui peuvent être le « moule » dans lequel nous forgerons de nouvelles relations sociales et qui peuvent être exemplaire pour modifier les formes de luttes qui se mènent dans les entreprises… à l’exemple de l’Argentine.

 

Ca c’est du concret. C’est long, c’est difficile, c’est vrai mais je suis désolé, c’est comme cela que fonctionne l’Histoire et non par des coups de « baguette magique idéologique ». Si la plupart des électeurs votent pour des crapules qui les trompent systématiquement c’est bien parce qu’ils ne voient pas d’autres perspectives concrètes que de reproduire ce qui existe.

 

Débarrassons nous des schémas et modèles préétablis et repensons l’action politique.

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  satya
08-10-06
à 23:05

Re: Re: Already dead

Tu as raison de dire « OK, mais après ? ». C’est justement le « après » qui m’interroge. Je vais te surprendre mais je pense que le « après » est fonction de l’ « avant ». Je veux dire par là, et je l’ai maintes fois expliqué sur ce site et dans mes articles, que le changement ça se prépare. Ca se prépare dans le système actuel et que si cette préparation est efficace, il y aura un après. Ce qui me fait dire cela, l’Histoire… L’observation de l’évolution des sociétés humaines.

il va falloir que je comprenne la différence entre "ok mais après" et " bon et avec ça on va où ???"


et oui, le changement ça se prépare, entièrement d'accord mais l'avant, ça fait pourtant un "bail" qu'on le connait et que l'on sait ce qu'il se passe; cela fait des années que tout ceci se déroule sous nos yeux non?
nous avons aujourd'hui seulement affaire à une visibilité criante et au fait que la pensée unique marchande ne se cache même plus.
tout va crescendo et éclate enfin au grand jour, mais il serait malhonnête de dire que nous ne savions rien non?
cette année en plus, pour la première fois le gouvernement français a officiellement annoncé qu'il n'y a pas eu assez de productions de fruits et légumes pour la population et qu'il faudra importer considérablement  et que les prix vont augmenter d'autant plus pour cet hiver.

et pendant toute cette "croissance" pratiquement rien n'a été construit ? c'est tout de même affolant non?
comment se fait-il que le changement n'a pas déjà été préparé, c'est ce qui m'interpelle vraiment de plus en plus.

je vois ici, dans un des plus grand département de france seulement deux maraichers bios. les prix des magasins bios sont très élevés et inabordables. par contre, dans une réunion d'une journée bio le responsable départemental de la confédération paysanne affirme que les agriculteurs bio gagnent bien leur vie. moi j'en perds mon latin !!!
il s'agit bien de souveraineté alimentaire aujourd'hui et de destruction écologique.
cette année les moineaux des vendanges au lieu d'être plusieurs centaines comme d'habitude étaient à peine cinquante.


 
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  toto2
09-10-06
à 08:27

SEXPOL


otto

peux tu vraiment croire que c'est avec une métaphore un tantinet sexiste et deux coups de cuillier à pot que tu vas revenir sur toutes les scissions du XIX et du XX siècle ?

Avec ton argument on est en droit de s'ouvrir aussi aux libertariens. Pourquoi privilegier les trotsk et les stal ?

seraient ils moins dominants que les autres ?

et puisque nous ne sommes que 10 000 pourquoi nous emmerder sans arret avec ça?

on pese rien, alors ?
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  Otto Critique
09-10-06
à 10:10

Re: SEXPOL

Toto2, tu confonds "sexiste" et "sexuel".

"Avec ton argument on est en droit de s'ouvrir aussi aux libertariens. Pourquoi privilegier les trotsk et les stal ?"

---> quel rapport avec ce qui précède? Peux-tu m'expliquer ce que veut dire "stalinien" et "trotskyste" en 2006? Je te rappelle, au passage que malgré les célèbres "trahisons", en Espagne, en Russie & Ukraine, ou encore à Paris, ce sont alliés avec les marxistes que les anars ont pu réaliser des choses. C'est également ainsi que des marxistes ont pu embrasser l'anarchisme. Aujourd'hui, un Daniel Guérin se ferait cracher à la gueule. Il serait persona non grata parmi les anarchistes. C'est à mon avis regrettable. Je me souviens d'ailleurs comment a été traité P.Mignard les premières fois qu'il a publié sur L'En-Dehors. Il n'était pas de la maison, donc c'était forcément un con ou un traitre. C'est avec ces attitudes dites "intègres", que je qualifierais plutôt d'"intégriste", que nous en sommes arrivés là.

"puisque nous ne sommes que 10 000 pourquoi nous emmerder sans arret avec ça?"

---> parce que si ces 10000 là se regardent le nombril révolutionnaire au lieu de redonner vie à leur pensée (en acceptant donc qu'elle évolue), si ces 10000 là n'ont que mépris à offrir aux "braves gens de gauche", on n'avancera jamais. D'ailleurs, ça fait des décennies qu'on n'avance plus. On "passe le relais", comme disait un intervenant, en attendant un contexte meilleur. C'est ainsi que nous nous enfonçons vers le pire.

Enfin, je le répète, quand on est dur dans la critique des autres, on se doit d'être aussi dur dans l'auto-critique.

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  Rakshasa
09-10-06
à 11:21

Re: Re: SEXPOL

Comme au "bon vieux temps"? Fait ton auto-critique camarade ! ( Tout de même, qu'est-ce que c'est que toutes ces salades rances sur un site anar... )
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  Rakshasa
09-10-06
à 11:24

de la critique vous en voulez ?

(rances, moralisatrices et autoritaires d'ailleurs...beurk...quel tableau...)
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  Anonyme
09-10-06
à 11:35

Re: Re: SEXPOL

"redonner vie à leur pensée".  ?  Comment ? En s'"ouvrant" à la gauche ?

Et s'ouvrir à la gauche ca veut dire quoi ?  Voter trot au premier tour ?

Le verité est que les anarchistes sont, et  de loin, ceux qui critiquent le plus le mouvement anarchiste, et pas  parce que ils seraient les seuls à s'y intresser, même s'il est vrai que ces critiques ne débouchent pas toujours sur grand chose.  Pour ce qui est de la gauche, il me semble au contraire que les anarchistes sont dans l'ensemble très gentils et qu'à part l'abstentionisme anarchiste qui fait chier l'extrême-gauche éléctorale - en particulier celle qui se dit plus ou moins libertaire - le mouvement anarchiste dans son ensemble parle assez peu de la gauche.

Ni aujourd'hui ni dans 200 ans le mouvement anarchiste ne sera vraiment le frère d'autoritaires, et ce quelles que soient les gesticulations de ces derniers pour masquer leur autoritarisme.

l'anar vis à vis des autoritaires fonctionne, surtout aujourd'hui, un peu comme Bourdieu avec Ségolène : avec le flair.  Pas mal d'anarchistes - mais pas tous- ont un odorat assez fin qui leur permet de sentir l'autoritaire, même quand celui-ci s'est bien parfumé avant de sortir. 
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  toto2
09-10-06
à 11:45

Re: Re: SEXPOL


pour ce qui est de P mignard, j'ai trouvé son article tres juste pour ce qui concerne l'extreme gauche, disons la gauche de la gauche.

cela fait plus d'un an qu'ils ont eu une victoire en commun (avec l'extreme droite et fabius cependant)
et ils ne sont toujours pas arrivés à s'entendre.

auraient ils des raisons de se mefier les uns des autres ?

Et nous pauvres couillons, nous devrions "ecarter les cuisses" ?

je dois te quitter
@+
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  Tantar le gorret
09-10-06
à 11:58

Re: Re: Re: SEXPOL

Resultat des élections en Belgique en gros:

En flandre (dans le nord) , l'extrème droite régionaliste Vlaamse Belang augmente ses score dans toutes les villes flamandes.La droite libérale par contre perd des plumes (VLD parti du premier ministre).

Chez les wallons (le sud) , le PS malgrés tous les scandales politico-financiers et la corruption institutionnelle se maintient en grande majorité , l'extrème droite wallonne est quasi inexistante (sauf dans quelques grandes villes , mais le score reste négligeable).

Dejà en 1940 les flamands étaient majoritairement collabos et les wallons résistaient , c'est fou comme c'est ancré dans les mentalités. Les flamands veulent la scission du pays , les wallons s'en foutent.
Je vis vraiment dans un pays pourri.
Répondre à ce commentaire

  Patrick MIGNARD
09-10-06
à 13:35

Re: Re: Re: Already dead

Réponse à SATYA

Entre "ok mais après" et " bon et avec ça on va où ???" pour moi, il n’y a pas de différence, ça a le même sens.

 

Oui, ça fait des décennies que le système marchand se développe sous nos yeux et rien n’a été fait, rien de sérieux n’a été entrepris. Pourquoi ? Je pense pour plusieurs raisons :

 

-         d’abord, soyons honnêtes, nous en avons profité : de la consommation de masse, des progrès techniques, du pillage de la planète, de l’exploitation des pays coloniaux ou néo coloniaux…

-         ensuite nos contestations ont souvent obtenu satisfaction… voir tous les « acquis sociaux »… il faut dire que le système devait lâcher du lest et pouvait s’acheter la paix sociale.

-         enfin tout était fait pour nous maintenir, et nous étions complices, dans cet état de conservation du système qui était un peu la « fin de l’Histoire » et qui ne nécessitait que quelques aménagements… du moins c’est ce que croyait naïvement la majorité des salariés… On croyait par exemple à l’ « éternité » des acquis sociaux et des services publics…

 

Les rares qui posaient les vrais problèmes se heurtaient à un scepticisme général et étaient renvoyés à leurs chères études…

 

Cette époque est finie et toutes les contradictions du système, démultipliées nous ont sauté à la gorge. Aujourd’hui on se débat frénétiquement mais en utilisant les armes du passé qui sont totalement obsolètes.

 

Les gestionnaires du système ne savent plus combler les failles de celui-ci et nous, nous ne savons plus comment s’y prendre pour le mettre à terre. Nous reproduisons les vieux schémas de lutte qui ne sont plus d’actualité, pas plus que la rhétorique révolutionnaire qui date d’une autre époque et qui n’a aucune prise sur la réalité sociale.

 

Il nous faut remettre à plat tout cela et repenser l’action politique. 

Répondre à ce commentaire

  Zwarte hand
09-10-06
à 14:45

Sédiment "démocratique"

Rien à foutre d'un tel commentaire sur les résultats d'un système poujadiste, où l'épouvantail extrémiste est agité pour alimenter les peur. Le Belang existe parce que le jeu politique le permet (Dixit la législation). La vision que tu donne d'une Flandre collabo, ou d'une Wallonie "résistante", n'est même pas réductrice, elle est tout simplement stupide.
Répondre à ce commentaire

  toto2
09-10-06
à 15:09

This is the end....



P Mignard,


       "d’abord, soyons honnêtes, nous en avons profité : de la consommation de masse, des progrès techniques, du pillage de la planète, de l’exploitation des pays coloniaux ou néo coloniaux…"

le nouveau paradigme c'est arreter le pillage industriel de la planete; tres bien. si ça ne te gene pas on peut tres bien le faire sans aller voter. les exemples ne manquent pas : en ce moment, swadeshi en Inde contre le gouvernement et les compagnies pepsi et coca cola.


-        " ensuite nos contestations ont souvent obtenu satisfaction… voir tous les « acquis sociaux »… il faut dire que le système devait lâcher du lest et pouvait s’acheter la paix sociale."

qui la leur a vendue ?


-        " enfin tout était fait pour nous maintenir, et nous étions complices, dans cet état de conservation du système qui était un peu la « fin de l’Histoire » et qui ne nécessitait que quelques aménagements… du moins c’est ce que croyait naïvement la majorité des salariés… On croyait par exemple à l’ « éternité » des acquis sociaux et des services publics…"

"nous" ne sommes complices de rien du tout. nous sommes dans la merde et il est facile de savoir qui en est responsable puisque le pouvoir appartient a nos representants.



globalement je n'aime pas trop cette façon de présenter les choses : il y a un amalguame qui est un ultime mensonge.

si nous etions tous complices, pourquoi n'avions nous pas les memes positions ?

doit on dire que quelqu'un qu'on a trompé et qui a eu la faiblesse de vous croire est votre complice ?

je ne le crois pas.


Répondre à ce commentaire

  Patrick MIGNARD
09-10-06
à 18:22

Re: This is the end....

Dans tes deux premiers points je ne vois pas très bien ce que tu veux dire.

Dans le troisième, quand je dis que nous sommes « complices », ou plutôt ; que les salariés sont « complices », mais bien sûr que si et le fait ‘ d’ « être dans la merde » n’est pas contradictoire avec ce fait.

 

Durant, en particulier, les périodes de « vaches grasses », les « trente glorieuses » les salariés ont particulièrement profité des bienfaits de la croissance, ils n’avaient aucune envie de renverser le système.

 

Je pense qu’il faut arrêter de mythifier la « classe ouvrière » qui finalement n’a jamais renversé le capitalisme dans un pays développé. Cette vision d’une classe messianique est totalement fausse et fausse encore nos analyses… C’est d’autant plus regrettable que cette « classe ouvrière » dans sa configuration de « classe révolutionnaire » décrite par la plupart des théoriciens du renversement du capitalisme n’existe quasiment plus dans nos pays.

 

Arrêtons de rêver sur les vieux schémas et faisons preuve d’autonomie et de maturité dans l’analyse de l’Histoire et de la situation présente.

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  toto2
09-10-06
à 18:59

dialec tic tac tic tac



eh bien puisque tu sembles maitriser ala dialectique historique, abreuves nous enfin de ta science:

les vieux grimoires tombent en poussieres ( methode dialectique exceptee apparemment...) que faut il faire à ton avis, puisque c'est finalement ce que tu suggeres ...?

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  Patrick MIGNARD
09-10-06
à 19:14

Re: dialec tic tac tic tac

Je n'ai pas de recette toute faite mais j'ai déjà répondu plusieurs fois à cette question sur ce site et sur d'autres et je te renvoie à mes articles...

http://endehors.org/texts/patrick_mignard.shtml

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  toto2
09-10-06
à 20:26

Re: Re: dialec tic tac tic tac


Patrick Mignard

j'ignorais que tu etais si prolixe !

bon je resume ton article : les gauches ont longtemps ete lamentables .

et maintenant elles en sont reduites à l'état de miettes non credibles.

des fossiles du XX siecle.

tout fout le camp (en particulier les acquis sociaux democrates et du programme commun de la Liberation)

Nous voilà revenus en 1872, apres l'ecrasement des libertaires.

sauf qu'ici, c'est les marxistes qui sont laminés. En fait depuis 1989. Mais le sursaut ne vient pas

les multinationales et les marches boursiers regnent sur la planete, jouant les encheres descendantes entre les travailleurEs, tout en saturant definitivement tout le globe de leurs produits empoisonnés.

au moment ou l'empire capitaliste liberal triomphe, crac c'est la panne seche. du moins la jauge s'allume.

et le rechauffement mondial occasionné par le moteur de la Machine deregle tout :

la geopolitique s'emballe : sur le titanic mondial l'homo sapiens sapiens panique : tous les voyageurs veulent se sauver.

c'est la bagarre generale. guerre sociales et guerres internationales.

Insurrections populaires , fascismes

tout le monde flippe: c'est le chaos.

A partir de là de nouvelles questions emergent.

je vais proposer une liste perso bientot









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  Patrick MIGNARD
09-10-06
à 20:41

Re: Re: Re: dialec tic tac tic tac

C'est une vision assez cavalière de la situation, ça pourrait faire un documentaire original voire un bon scénario de film catastrophe !....
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  Rakshasa
09-10-06
à 21:34

Complice? c'est un bien beau rôle à se donner.

Les salariés dont tu parles PM, qui ont profité et que tu dis complices sont donc, sans y voir d'agisme de ma part, des sexagénaires ou au moins quinqua, parce que les autres n'ont jamais connu les belles périodes de croissance, de développement et de facilité dont tu nous entretiens. Alors permet-moi, moi qui ne suis que trentenaire et qui depuis qu'il est né ne vois aucune différence tant qualitative que quantitative, de ne pas me sentir complice de tout cela. Et qui plus est, je n'ai jamais fondé aucun espoir dans cette société, ni cru à quoi que ce soit de "bonnard" à son sujet (ah si quand j'étais gamin, je croyais que j'irai dans l'espace...). Et je pense que cela concerne une bonne grosse génération d'individus. Alors c'est vrai, je pourrai en vouloir à mes parents de m'avoir fait grandir dans un monde violent, pollué, mais sérieusement, qu'est-ce qu'ils y pouvaient? Avant de culpabiliser, je pense que PM tu oublies justement ce qui est le phénomène moteur de cette société, l'aliénation. Au sens de Marx c'est justement, l'état de celui qui ne s'appartient plus et qui est esclave des conditions extérieurs qui s'appliquent à lui. Alors ne faisons pas des complices les victimes. Peut-être devrais-tu accepter ta propre condition de victimes, de ce point de vue réel, les choses deviennent plus claires, non?
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  Patrick MIGNARD
09-10-06
à 22:12

Re: Complice? c'est un bien beau rôle à se donner.

Soit, le terme « complice » est un peu fort et peut prêter à confusion… Je veux dire que dans la phase d’ascension du capitalisme, l’hypothèse de la paupérisation de la classe ouvrière n’a pas été ce qui avait été prévu et que le système a su parfaitement, en tenant compte de ses contradictions et de ses contraintes s’acheter la paix sociale par les acquis sociaux, tout à fait justement revendiqués par les salariés et la consommation de masse… ce qui explique qu’il n’a jamais été remis en question concrètement dans les pays développés. Cet état de fait, cette situation économique a nourri, non pas une révolte contre le système, mais une acceptation structurelle de celui-ci par toute une population de salarié-e-s… ce qui n’excluait pas des conflits de classe.

 

L’aliénation dont tu parles, et dont parle Marx au 19e siècle, a pris un autre sens que celui qui devait conduire à la révolte et finalement à la révolution… la preuve !  C’est le moins que l’on puisse dire que l’aliénation à et par la consommation a été facilement acceptée et rares ont été les réactions et révoltes contre un tel état de fait… sinon en 68 et encore intellectuellement et par une génération (la mienne) qui n’était pas encore salariée.

 

Je n’essaye pas de culpabiliser celles et ceux qui ont vécu cette période mais j’essaye d’analyser le plus objectivement possible ce qui s’est passé pour comprendre la raison de notre situation aujourd’hui.

 

Disons le clairement, le capitalisme a su et pu d’une certaine manière nous faire accepter les conditions, à l’époque, de son développement, d’où le retard inouïe dans la prise de conscience de ce qu’il est fondamentalement.

 

On paye aujourd’hui cette myopie politique par une démobilisation et une impuissance politique à mettre en place une stratégie de changement, mais aussi sur le plan de l’écologie où l’on prend conscience de notre inconscience et des dégâts fait par le système.

 

Pour terminer je dirais qu’il ne faudrait tout de même pas se dédouaner à bon compte et à tout rejeter sur le système et de jouer un peu trop facilement le rôle de victime. En effet, si nous avons la prétention légitime, et prétention que je partage tout à fait, d’être les acteurs de notre propre histoire il va bien nous falloir se doter des moyens théoriques et pratiques du dépassement de notre situation… Or, jusqu’à présent au delà de la critique verbale et juste du système, notre pratique n’a brillé ni par sa pertinence, ni par son innovation, ni par son efficacité. Nous somme encore à nous demander : que faut-il faire ? par quel bout attraper le problème ?

 

Aujourd’hui, et tu as tout à fait raison, la situation est radicalement différente de celle évoquée plus haut et le système se dévoile, cette fois sans fard, dans ce qu’il a de plus abject. A nous, toutes générations confondues de relever le défi… mais sachons tirer les leçons des erreurs du passé.

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  satya
09-10-06
à 23:21

Re: This is the end....

je doute aussi beaucoup de cette "complicité", mais je n'ai pas vécu en france pendant plus de 15 ans donc cela m'est assez difficile d'évaluer.

par contre, quand je suis revenue, je me souviens avoir été impressionnée par l'important verrouillage politique imposé à la population et franchement je pense que c'est toujours le cas mais d'une façon encore plus exarcerbée et surtout cela commence à être ressenti et interrogé.

je vois ici, même le milieu associatif est vérouillé par les politiques !
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  Saceirdoth
10-10-06
à 10:56

Re: Re: This is the end....

Le milieu associatif starifié se pourrie tout seul même parfois, en recopiant/mimant les mêmes schémas "démocratiques" que la "démocratie" qu'il dénonce.
Voir ATTAC (au sommet)...

Franchement, ya rien à redire sur ce que dit Mignard. Il vise juste à chaque fois, et quand on lit ces textes un peu plus "agés", c'est quand même parfois bien anticipateur d'évenements qu'on voit se dérouler en ce moment même.
En fait, ce que lui repproche la pluspart des gens de la sphère altermondialiste qui voudraient croire en l'"alternative" "unitaire", c'est qu'il s'attaque à leur petit espoir, leur petit rayon de soleil dans cette vie de merde. L'espoir pour l'espoir, ça sert à rien. On est pas des chrétiens bordel !
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  satya
10-10-06
à 11:42

Re: Re: Re: This is the end....

marrant, il m'a semblé qu'en fait la majorité des réactions ne remettait pas en question ce que disait patrick mais bien de poser la question "ok, mais après" car justement ce qu'il exprimait était partagé par plusieurs personnes qui ont fait des analyses proches.

je ne vois pas bien ce que les "chrétiens", ni attac viennent faire ici dans ce contexte actuel.
on peut cependant discuter de la notion "d'espoir" qui en ce qui me concerne n'est aucunement un "moteur" de fonctionnement.
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  Saceirdoth
10-10-06
à 12:05

Re: Re: Re: Re: This is the end....

Oui quand je parlais des réactions, c'était pas forcément seulement celles d'ici même.

"Chrétien" renvoit aux attitudes de certains militants "alternatifs" qui ne s'agitent seulement quand il y a des élections (ou des promenades pendant les grèves), qui ne font qu'espérer quoi...le moteur de fonctionnement des chétiens n'étant que l'espoir.

Et pour ATTAC, tu parlais du milieu associatif, donc je rebondis. Et comme ce qui se passe a niveau d'ATTAC me fait penser exactement à ce qui se passe à l'échelle de la démocratie française. Même genre de machine à perdre, mais en asso.

Bon bref, je me tais.
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  Anonyme
10-10-06
à 12:11

Re: Re: Re: This is the end....

Ce n'est absolument pas le problème. Si PM vise juste en effet, ce qu'on ne lui "reproche" pas, mais que l'on "remarque" (nuance), c'est que la critique peut être tout aussi virulente vis-à-vis de nous-mêmes. Par ailleurs, une critique peut viser juste, elle reste stérile en l'absence d'alternative d'envergure palpable. Sur ce dernier point, qu'on s'appelle PM ou machin-chose, on en est tous au même stade: on ne sait pas grand chose. On sait ce qui ne mène pas bien loin, on sait ce qu'on ne veut pas. On sait plus ou moins ce qu'on voudrait. Mais sur "comment y arriver", on est presque au degré zéro. On pensait avoir des solutions (développer l'autogestion partout où c'est possible par exemple), mais elles se sont révélées illusoires. La pratique nous a démontré sans cesse que l'autogestion se traduit rapidement par une reproduction insidieuse des schémas dominants. Logique: le monde n'est pas libertaire ni égalitaire. Nos pratiques se noient donc rapidement dans le monde qui l'entoure. L'habitus reprend vite le dessus. Le quotidien et nos misères multiples (économique, émotionnelle, éducative, politique, etc.) nous rattrapent. Face au monde, nous sommes à l'image de délinquants repentis qui replongent toujours. Battre sa coulpe ne sert à rien. Embrasser des pratiques anarcho-monacales de résistance ultraminoritaire non plus. Se rendre aveuglément, corps et âmes, aux politiciens de gauche non plus. Alors?

On s'est moqué des réformistes avec raison. Aujourd'hui, avec un doigt de lucidité l'on sait que nous étions également ridicules avec notre mythe du grand soir. Nous avons perdu du temps avec nos illusions, trop occupés que nous étions à démonter c'étaient les autres (les réformistes) qui se faisaient des illusions. Nous voilà nous aussi devant l'impasse. Des deux grandes solutions progressistes (révolution et réforme), aucune n'est la bonne, en tout cas pas telles qu'elles ont été conçues jusque là. Pour le moment, nous n'avons guère d'autres possibilités que de jouer sur ces deux tableaux, sans illusion, sans grand espoir. Et comme ne rien faire n'est pas la voie qui nous apportera de nouvelles possibilités d'alternatives viables, nous ne pouvons plus nous satisfaire de cette condescendance hautaine d'aristocrates libertaires "à qui on ne la fait pas".

Nous sommes dans la merde et dans l'impasse. Et comme nous ne sommes pas des chrétiens, arrêtons de considérer que nous ommes la minorité messianique du camp des justes. Qu'on le veuille ou non, c'est de ce monde tel qu'il est qu'il nous faut partir. A nous de le prendre comme il est, même si ça salit les mains, et menons-le là où l'herbe sera plus verte.

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  satya
10-10-06
à 12:25

Re: Re: Re: Re: Re: This is the end....

merci de préciser :)

je dois avouer que je suis actuellement saturée par les histoires d'attac (où j'ai mis les pieds pendant 18 mois) et qui effectivement a prouvé encore une fois que les modes de fonctionnements répétitifs reproduisent encore et toujours les mêmes problèmes de pouvoirs.

non, ne te tais pas stp !

:)
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  Nihilou le fou
10-10-06
à 12:52

This is the end....my only friend, the end

Satya , on en revient toujours au même problème , le collectif tue l'individu...
Pour mettre en place l'auto-gestion, je pense que depuis le début on prend le problème en sens inverse.
Un groupe ne peut s'autogérer du jour au lendemain... Tout doit partir de l'individu.
Un individu s'émancipe , devient autarcique. Une fois bien libre et autonome il peut s'associé à un autre individu qui a suivit le même chemin...., avec la possibilité de se désassocié à n'importe quel moment.
Partir du groupe pour s'émanciper collectivement est voué à l'échec. Attac n'est qu'un exemple de plus de cette méprise.
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  MathiasDelfe
10-10-06
à 13:03

Re: dialec tic tac tic tac (à monsieur Toto)



Hum ! la dialectique historique, ça ne veut rien dire.

Je suppose que tu souhaitais évoquer le matérialisme historique, « invention » d’Engels pour qualifier la doctrine de Marx, qui postule que les faits économiques sont la condition de toute la phénoménologie historique et sociale ?
Ou bien tu pensais au matérialisme dialectique, qui englobe le premier, et qui prédit que l’évolution de la matière (dont l’humanité) est ascendante, qu’elle passe par des phases où, une fois le plus haut niveau de complication quantitative atteint à l’intérieur d’une de ces phases, apparaît brutalement une transformation qualitative radicalement nouvelle se dirigeant elle-même vers plus de complication quantitative, and so on ?

Pour intéressante* qu’elle soit en tant que grille de décodage des sociétés humaines et de leur évolution, la théorie marxienne demeure une spéculation sans doute pas aussi « scientifique » que le supposait son auteur, même si d’autres théories, vraiment scientifiques celles-là, comme celle (physique) des structures dissipatives, qui postule qu’à un niveau maximal de désordre entropique succède un ordre entièrement nouveau, apportent en apparence de l’eau à son moulin (à condition toutefois qu’on accepte d’assimiler l’histoire de l’humanité, qui n’est peut-être que culturelle, à la mécanique des corpuscules).

A noter que la notion de classe sociale n’a rien de scientifique : elle postule que des individus liés par la même condition sociale et les mêmes intérêts ont le même comportement, qu’ils forment une classe en lutte contre celle(s) constituée par d’autres individus d’une condition sociale différente et muent par des intérêts antagonistes avec ceux de la première (les communistes orthodoxes résument la lutte des classes à celle du prolétariat contre la bourgeoisie).

La transversalité consubstantielle à l’anarchisme en général, individualiste en particulier, implique qu’il ne reconnaît que les individus à l’intérieur d’un dispositif des classes jugé artificiel (autrement dit, il n’existe en théorie pas d’antagonisme entre un anarchiste prolétaire et un anarchiste aristocrate).
En pratique, la plupart des anars considère à l’instar des marxistes qu’il existe une classe d’exploités et une classe d’exploiteurs.

La notion, plus spécifiquement sociologique, de couches sociales, déterminées par un niveau de fortune et des pratiques culturelles qui ne sont pas intangibles (principe de « l’ascenseur » social) est peut-être plus pertinente, aujourd’hui que les contours des « classes »** apparaissent floutés, au moins en Occident.

* on peut par exemple considérer que le système capitaliste mondialisé est parvenu à un tel degré de complication quantitative (surproduction, surconsommation, surpollution, surtension -entre communautés plutôt qu’entre classes-) qu’il laissera à terme la place à un (ou des) système radicalement différent.
On peut aussi décider comme les libéraux que le système a déjà par le passé surmonté ses propres contradictions en se succédant qualitativement à lui-même, et qu’il y parviendra encore (cf. postulat Fukuyama de la fin de l’Histoire).

** le terme « classe » est abusivement employé afin de désigner des catégories socio-professionnelles (par ex. la « classe » politique, stricto sensu, ça n’est que du jargon journalistique).

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  Nihilou le fou
10-10-06
à 13:39

Re: Re: dialec tic tac tic tac (à monsieur Toto)

C'est parce que vous vous avez compris que vous n'avez rien compris que vous avez tout compris...
...être les spécialistes de la clarté dans la confusion...
dixit : Simon (Charles Denner) dans : "l'aventure c'est l'aventure" de Claude Lelouch.
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  Le père denis
10-10-06
à 13:49

Re: Re: Re: dialec tic tac tic tac (à monsieur Toto)

Je crois qu'Al  Gore vient de vous piquer l'idée du Titanic...La planète au bord du gouffre.
Il est même en train de se faire un fric de dingue dessus grâce à son film !

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  toto2
10-10-06
à 15:18

desormais nous savons



ce que je viens de lire depuis hier me réjouis vraiement :

PM toujours aussi juste et souple dans ses reponses.
Satya et d'autres sur la question de la complicité
nihilou l'individualiste qui tombe à pic pour eclairer la problematique de l'agir ensemble
Mathias delphes avec sa mise au point sur le grimoire marxien

Nous savons qu'on s'est tous planté : reformistes etatistes ou associatifs, revolutionnaires leninistes, autogestionnaires d'ici et maintenant .

les vieilles certitudes de nos ancetres que nous avons suivies arrivent vraiment à leur terme : là dessus tout le monde converge avec PM.

a la question,de satya : " OK et apres ?"
je pense que ce serait pas mal de dire et faire savoir ça justement : que dans la foire d'empoigne des ideologies de "gauche", tous les concurrents sont disqualifiés : sans exception.

ce qui ne veut pas dire d'ailleur qu'ils sont moralement egaux : les uns voient la manipulation et la domination comme une necessité (option cynique). les autres, à travaers leurs experiences militantes les constatent comme une fatalité malgré tout (option revoltée).

l'attitude montante etant le fanatisme et la peur, peut etre qu'un brin de lucidité pourrait seul permettre d'engager la conversation sur la fameuse question : "OK et apres".

Et sortir enfin peut etre du Silence et du Dialogue de sourd.
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  Rakshasa
10-10-06
à 15:41

PM, on peut aussi envisager les acquis sociaux du XXème, non pas comme des victoires ou des lauriers sur lesquels se seraient reposés les salarié, mais plutôt comme des mesures de régulation qui s'imposaient au systême capitaliste s'il ne voulait pas risquer d'imploser. Ce qui nous est présenté comme de grandes victoires de la classe ouvrière sont, il me semble, des réformes passées au filtre de la propagande. Là où je veux en venir, c'est que si il te semble que les consciences sont endormies aujourd'hui, c'est parce qu'on les a endormi et qu'on les endort toujours. Les luttes de chômeurs des années 90 en sont un autre exemple: un rmi, une prime de noel et tout le monde rentre chez soi.
Cultiver le mépris de nos propres conditions, chomeurs, étudiants, salariés, toutes des conditions de dépossédés, dominés, je pense peut-être un bon "moteur" à la volonté de construire une autre société.
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  Anonyme
10-10-06
à 15:56

Re:

La haine de soi comme moteur?
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  Anonyme
10-10-06
à 16:20

Re: Re: Utopie

La solution: se faire du fric jusqu'à la nouvelle révolution. ROGER
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  toto2
10-10-06
à 16:48

le mepris du role social



bien vu rakshasa pour le mepris du role social

cependant je crois que c'est peut etre mal exprimé : cultiver ce mépris peut passer comme une forme de masochisme.

d'ou les remarques desobligeantes d'un anonyme qui ne respecte la regle du jeu en refusant de prendre un pseudo et qui donc perd toute crédibilité aux yeux des porteurs de pseudo. passons

en fait , pour reprendre un peu les termes d'alain accardo ( de la servitude involontaire, lettre à mes camarades de gauche, ed agone, 10 E ), il s'agit de faire une socio-analyse : sorte de mix entre une analyse de soi et ce que le monde nous impose, afin de reviser notre habitus, nos pratiques quotidiennes, tous ces petits renoncements qui sont autant de trahisons de soi.

le role en fait partie à mon avis.

il ne s'agit donc plus, cher anonyme d'une haine de soi, mais d'un rejet de ce qui n'est pas soi. pour reprendre Onfray, d'une sculpture de soi. une auto-discipline contre la discipline des maitres.


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  Anonyme
10-10-06
à 17:05

Re: le mepris du role social

"d'ou les remarques desobligeantes d'un anonyme qui ne respecte la regle du jeu en refusant de prendre un pseudo et qui donc perd toute crédibilité aux yeux des porteurs de pseudo."

Les preneurs de pseudo t'ont mandaté pour t'exprimer en leur nom, toto2? De quelle règle parles-tu? Elle sort d'où cette règle?

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  toto2
10-10-06
à 17:37

société anonyme



j'affirme , en mon nom, qu'il est difficile de communiquer par ces fils internet,c'est à dire de comprendre le message, si on a pas la possibilité de situer l'origine du message.

En particulier lorsque plusieurs anonymes se chevauchent. Il est impossible , avec les moyens du bord, de separer deux messages d'un meme anonyme et deux anonymes envoyant successivement leur message.

Bref, il est impossible de decider du sens reel de ce qu'on lit et donc d'entretenir , meme virtuellement, un semblant de communication encore humaine.

quand en plus une polemique survient et qu'on cherche à repondre à un message envoyé sous le nom anonyme, l'effet se produit en sens inverse : deux anonymes vont recevoir un message qu'ils s'attribuent et donc un des deux fera une erreur de communication , nouvelle polemique nouveau message anonyme etc on en finit plus.

resultat : le contraire de ce qu'on recherche a priori.

donc chers anonymes (et là je m'adresse à tous), veuillez arreter de foutre le bordel. quitte à changer de pseudo.
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  Patrick MIGNARD
10-10-06
à 18:33

Re: société anonyme

MathiasDelfe,

 

Je ne pensais à rien du tout de ce que tu évoques. Pour moi la « dialectique de l’Histoire » correspond bien à la vision et conception que j’ai de l’évolution des sociétés, indépendamment de ce qui a pu être dit par les uns et les autres…  Si le terme « dialectique de l’Histoire » te déranges remplace le par celui certainement plus neutre à tes yeux de « dynamique de l’Histoire ».

 

Rakshasa,

 

Je pense que les « acquis sociaux » gagnés par les salariés ont été pour eux des victoires… ils se sont bagarrés pour les obtenir et parfois ça été très dur et meurtrier. Qu’ils aient été accordés par le système comme tu le dis pour assurer sa régulation et sa stabilité, comme tu le dis, est fort juste. Il y a eu manifestement une sorte de consensus entre salariés et gestionnaires du système pour en rester à l’aménagement du système.

 

Se sont–ils reposés sur leurs lauriers une fois ces acquis obtenus ? En grande partie oui. Ces victoires ont, je le pense, matérialisé l’illusion que le système, finalement, pouvait s’améliorer, s’humaniser et que l’on pouvait faire l’économie d’un changement de système… C’est ce qui explique, ou expliquerait, que le capitalisme n’a jamais été renversé dans les pays développés industriellement et que la social démocratie est devenue aussi forte… et les révolutionnaires aussi peu suivis dans leurs analyses et critiques.

 

Aujourd’hui, quoique le système soit le même, la situation est différente et même les « acquis sociaux » perçus comme intouchables sont remis en question… d’où la nécessité de repenser l’action stratégique.

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  Anne Onyme
10-10-06
à 18:39

Société de pseudo-gens?

Il y a des discussions où l'anonymat ne pose pas de problème. A vrai dire, ça semble surtout poser problème aux gens qu'on retrouve le plus souvent dans les conflits.

Prendre un pseudo provisoire est effectivement la meilleure solution, je te l'accorde.

PS: il y a un webmaster sur ce site. Il n'hésite pas à intervenir quand il le juge nécessaire, à tort ou à raison. Pas de quoi paranoïer: on n'est pas sur Indymédia ici.

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  satya
10-10-06
à 21:20

Re: This is the end....my only friend, the end

Satya , on en revient toujours au même problème , le collectif tue l'individu...
Pour mettre en place l'auto-gestion, je pense que depuis le début on prend le problème en sens inverse.
Un groupe ne peut s'autogérer du jour au lendemain... Tout doit partir de l'individu.
Un individu s'émancipe , devient autarcique. Une fois bien libre et autonome il peut s'associé à un autre individu qui a suivit le même chemin...., avec la possibilité de se désassocié à n'importe quel moment.
Partir du groupe pour s'émanciper collectivement est voué à l'échec. Attac n'est qu'un exemple de plus de cette méprise.

oui, on est bien d'accord, il s'agit d'abord d'une maturité personnelle :)
j'avais écrit une réponse mais une coupure d'électricité de plusieurs heures m'a fait perdre le fil de mes pensées d'alors.
je suis aussi d'accord pour attac, j'ai eu envie de voir de l'intérieur et ce que j'y ai vu a confirmé ce que je pensais.

mais je suis comme beaucoup ici (et ailleurs), j'essaie de comprendre et de trouver un moyen de vivre.

tout d'abord, je dois avouer que je me suis ennuyée à lire le livre de werber: les fourmis - mais bon, il existe très peu de bouquins aujourd'hui capables d'attirer mon attention.
un seul passage seulement m'a vraiment intéressé et c'est le suivant:

La nature n'évolue pas vers la suprématie des meilleurs.
La nature puisse sa force dans la diversité. Il lui faut des bons, des méchants, des fous, des désespérés, des sportifs, des grabataires, des bossus, des becs-de-lièvres, des gais, des tristes, des intelligents, des imbéciles, des égoïstes, des généreux, des petits, des grands, des noirs, des jaunes, des rouges, des blancs....
Il en faut de toutes les religions, de toutes les philosphies, de tous les fanatismes, de toutes les sagesses...
Le seul danger est que l'une quelconque de ces espèces soit éliminée par une autre.
On a vu que les champs de maïs artificiellement conçus par les hommes et composés des frères jumeaux du meilleur épi (celui qui donne les plus beaux grains) mourraient tous d'un coup à la moindre maladie. Alors que les champs de maïs sauvages, composés de plusieurs souches différentes ayant chacune leurs spécificités, leurs faiblesses, leurs anomalies, arrivaient toujours à trouver une parade aux épidémies.

La nature haït l'uniformité et aime la diversité. C'est là peut -être que se reconnaït son génie.
aussi, je suis en train de lire (en douceur ;)) le livre de vandana shiva et maria mies: écoféminisme et je dois avouer que j'y trouve des trucs intéressants, qui sait peut-être faut-il récupérer les savoirs (anciens) des sorcières pour rééquilibrer la folie des hommes ??? :D :D
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  toto2
11-10-06
à 12:03

climax


OUI SATYA,

weber fait allusion à la notion écologique de CLIMAX, ou stabilité par la diversité, dans le cas écologique, stabilité de lécosystème par biodiversité.

Avec l'idéologie du " croissez et multipliez", qui est l'idéologie de tout les Empires, qu'ils soient religieux, guerrier ou commercial (en fait plus ou moins les trois avec des variantes selon la caste dominante), l'humain s'est viré lui-même du Jardin d'Eden ou Paradis ( jardin des oiseaux en langue persanne).

La science, notre science, qui s'ecrit avec des nombres repose sur l'idée que les objets qu'elle manipule sont non seulement
"NOMBREUX" mais "IDENTIQUES".

C'EST LA QUESTION DE L' IDENTITE. (contre l'individualité).

Elle ne peut donc produire qu'un monde UNIFORME.

Déjà problématique en soi, cet empire de l'uniformité est en train d'atteindre le point quantitatif ou tout se transforme qualitativement :

le réchauffement mondial, le chaos climatique et la 6 eme extinction de masse signent l'effondrement du CLIMAX : instabilité par uniformité trop grande.

l'humanité va devoir stabiliser .

donc abandonner le "croissez et multipliez" .

Ce qui implique entre autres, d'être anti-clérical et anti-nataliste mais aussi anti-industriel et anti-capitaliste (c'est synonyme actuellement) .

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  jean-marc
13-10-06
à 16:11

en vous lisant, on comprend pourquoi...

Bonjour,

Rien qu'en lisant les commentaires, il est facile de voir là où ça coince. Des solutions ? Il en existe et c'est plus votre aveuglement propre qui vous empêche de les voir. Je reste volontairement flou parce que vous oubliez une chose : faire le travail approprié. Seulement ce travail risquerait de bousculer les convictions de quelques uns, unes.

PM a, au moins, le courage d'essayer de poser des questions. En ce sens que c'est la question qui produit la réponse. Mais rarement on n'essaye de savoir ni de comprendre pourquoi on est amené à se poser des questions...  arf, arf, arf. Ni pourquoi, d'ailleurs, cette société là, vue du haut, nous oblige à poser des questions sans réponse le plus souvent. Où se cache-t-elle ? Là est le piège d'un système récursif qui se reproduit lui-même... Et on en vient à la rhétorique ou encore discours sur le discours, connaissance de la connaissance, etc.

Autre chose, les analyses qui partent du haut (marx, engels, la dynamique de l'histoire et que sais-je encore...), bah vous oubliez tout simplement le bas. Les personnes qui vivent intérieurement cette société dans la misère ou le salariat.

Et là, aucun discours du haut ne sera capable de combler ce qu'ils vivent... On pourra toujours accuser la société ou le système marchand qui produit ces conditions mais qu'avez-vous à dire, à proposer à ces personnes de la misère qui n'ont pas d'autres choix que celui de la chambre chez le marchand de sommeil ou de l'allocation adulte handicapée ? La seule réponse que j'ai entendue et que l'on m'a jeté à la figure : un militant, ça ne fait pas du social. Autrement dit, on ne veut pas en entendre parler...

Et pour les salariés. Ben, désolé, mais il n'y a pas mort d'homme... tant que le système leur fournira les moyens de subvenir à leur besoin durant leur courte présence sur cette terre. Il n'y a pas besoin de le changer ni de le modifier.

Ce qui nous travaille le plus aujourd'hui, c'est que notre société de la science produit du savoir non pas de la connaissance. on sait tous qu'il y a un trou dans la couche d'ozone, qu'il y a des problèmes écologiques parce qu'il y a de la mesure qui permet de savoir cela. On sait tous que les biotechnologies sont là pour palier le déficit des ressources naturelles lié à l'agriculture intensive. On sait tous que les nanotechnologies joueront un rôle similaire. Mais personne ne connaît cela. On le sait, c'est tout. Et c'est le but d'une science de la quantité... Savoir mais pas connaître.

C'est pour cela que nous retombons toujours sur les mêmes analyses parce que au bout du compte, nous ne faisons qu'appliquer des mesures (du savoir) aux seules choses que nous prétendons connaître : un système... Et c'est pour la même raison, avec ses variantes, qu'on finit par se poser les questions de l'avant (ce qu'il se produit) et de l'après (ce qu'il s'est produit).



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  toto2
13-10-06
à 18:17

Re: en vous lisant, on comprend pourquoi...


jean marc

tu peux developper ?
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  Patrick MIGNARD
13-10-06
à 19:20

Re: en vous lisant, on comprend pourquoi...

Jean Marc je suis d'accord avec toi.
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  Rakshasa
13-10-06
à 19:46

Un petit sondage au passage

Pour ceux qui veulent évidemment...
Qui, ici, a une pratique quotidienne ou au moins hebdomadaire de l'autogestion?

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