L'En Dehors et vous

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L'En Dehors


Jeudi (17/05/12)
Max Stirner, le philosophe qui s'en va tout seul
Lu sur UtopLib : « Cet ouvrage commence par une biographie du philosophe Max Stirner, s’inscrivant dans le contexte du grand débat philosophique de l’Allemagne des années 1840, opposant entre eux les disciples de Hegel (Feuerbach, Marx, Bakounine…). Ce récit est suivi d’une explication très claire de son maître ouvrage, L’Unique et sa propriété, qui a influencé la pensée et les élans individualistes peu ou prou révolutionnaires, de Nietzsche, Georges Darien ou Zo d’Axa à Raoul Vaneigem et Michel Onfray, en passant par les existentialistes ou les surréalistes, B. Traven ou Victor Serge. Il est suivi de la savante étude de Daniel Joubert sur la critique laborieuse que fit Karl Marx de L’Unique et de « saint Max » dans L’Idéologie allemande (avant de taire à jamais le nom de ce rival post-hégélien) – déjà paru (et épuisé) chez L’insomniaque en 1997. Le tout est accompagné d’une bibliographie exhaustive et d’une iconographie variée.
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Mardi (15/05/12)
Crack Capitalism par John Holloway
Lu sur Libertalia : "Avec son livre Changer le monde sans prendre le pouvoir : le sens de la révolution aujourd’hui (Lux/Syllepse, 2007), John Holloway avait agité la gauche critique et radicale en réfutant l’idée du changement social à travers la prise du pouvoir d’État, suscitant indignation chez les uns et enthousiasmes chez les autres. Il propose aujourd’hui, avec Crack Capitalism, de relancer et d’approfondir le débat. Ce n’est plus seulement au concept d’État que s’attaque l’auteur mais à l’ensemble de la synthèse sociale produite par le capital.

L’argument central du livre repose à nouveau sur la nécessité urgente de détruire le capitalisme. Mais il s’agit ici de mettre l’accent sur l’ensemble des failles qui contrarient, ici et maintenant, la volonté totalitaire et englobante du capital. Rejetant l’idée d’une hiérarchisation des luttes, Crack Capitalism nous aide à penser les liens souterrains qui unissent une multitude de résistances hétérogènes. Quoi de plus naturel et évident que de refuser le monde tel qu’il va, de ne pas se soumettre aux logiques de l’argent et du pouvoir, de multiplier des failles où d’autres pratiques peuvent émerger ? Il s’ensuit la critique rigoureuse et vivifiante d’une vie mutilée par le capitalisme : de l’environnement à la sexualité, en passant par l’abstraction du travail et la valeur ou encore l’espace et le temps.

John Holloway ravive dans ce nouveau livre une pensée radicale non orthodoxe. Contrariant les dogmes politiques et les identitarismes militants, Crack Capitalism renverse les angles d’analyses. Cet essai de théorie politique, accessible à tous grâce à son argumentation nourrie d’exemples, nous permet de penser les crises du capitalisme comme autant de crises de la domination dont nous sommes les acteurs libérés. Loin d’offrir un modèle, Crack Capitalism invite à la réflexion et au dépassement.

À son habitude, John Holloway ancre son approche dans l’actualité des mouvements sociaux, se référant notamment au mouvement néo-zapatiste dont il est proche.
SOUSCRIPTION
Prix spécial précommande de 20 € port compris (17,60 + 2,40 de port)
jusqu'au 30 mai.


33 thèses contre le capital

Format 14,5x21, 464 pages. Éditions Libertalia.
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Uri Gordon - " Anarchy alive ! "

Lu sur Réfractions : "Non seulement l’anarchisme est bien vivant, mais il est en bonne forme. Uri Gordon le proclame dès le titre de son ouvrage. Qui pourrait n’y entendre qu’une vaine allégation trouvera dans cette lecture de quoi dissiper ses doutes. Elle lui offrira d’abord un instantané présentant une bonne part des pratiques libertaires en vigueur aujourd’hui. Elle l’introduira ensuite à quelques débats qui en sont issus et les accompagnent.

La vie dont il est ici question prendra tout son sens. Elle a si peu à voir avec la perpétuation de fonctions qui, essentielles dans la seule mesure où elles évitent le trépas, ne préservent en rien de la répétition mécanique, des rituels vides et de l’ennui généralisé. Cette vie se dévoile au contraire sous les traits d’une multitude en mouvement qui, luxuriante, brille d’inventivité. Et le livre qui se loge entre vos mains, en même temps que d’en offrir un panorama encore sans égal, y contribue pleinement.

Uri Gordon est un militant anarchiste israélien. Il est engagé contre l’occupation au sein de groupes comme le forum de coexistence Negev ou Anarchist Against the Wall. Il a aussi participé à plusieurs initiatives locales (des médias indépendants aux jardins communautaires en passant par les squats) et s’est impliqué dans des réseaux comme l’Action mondiale des peuples, Dissent ! ou Indymedia.

Universitaire, il enseigne à l’Arava Institute for Environmental Studies. Son travail a été traduit dans onze langues.

http://www.atelierdecreationlibertaire.com/Anarchy-alive.html

Uri Gordon a collaboré au n° 19 de Réfractions avec un article sur "Anarchisme, nationalisme et nouveaux États" http://refractions.plusloin.org/spip.php?article219

Vivien Garcia est aussi l’auteur de "L’anarchisme aujourd’hui", préfacé par Daniel Colson.

Plus d’information

Mis en ligne par endehors, a 08:24 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (13/05/12)
FRONT NATIONAL : IMMIGRATION, LE PARADOXE
Le Front National, comme d’ailleurs tous les partis et organisations du même type en Europe, n’arrête pas de nous parler de l’immigration, autrement dit, dans son esprit de « l’invasion de notre territoire par des étrangers »… Il fait de ce concept l’axe central de sa politique, déclenchant une angoisse et une peur qui lui parait salutaires pour s’imposer dans la classe politique.

 

Mis en ligne par Patrick Mignard, a 22:16 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Jeudi (10/05/12)
Les théories de la conspiration comme mythologie moderne
Lu sur le blog du collectif Emma Goldman :  "Traduit du blogue de Larry Gambone : Le terme « théorie de la conspiration » est utilisé par les médias pour refouler la pensée critique. Le fait est que, partout où il y a des pouvoirs coercitifs, vous aurez automatiquement des conspirations – par ceux et celles avec un pouvoir à maintenir et accroître, par ceux et celles sans pouvoir. Il s’agit de « faits de conspiration » et non de théories de la conspiration. Mais il y a aussi des théories de la conspiration dans le sens péjoratif du terme, des histoires folles à propos des Illuminati et des homme-reptiles de l’espace. C’est ce sens des théories de la conspiration que je souhaite examiner.
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Mis en ligne par endehors, a 15:52 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi (07/05/12)
E. Armand still rocks

Lu sur le blog flegmatique d'Anne Archet : "Allez savoir pourquoi, je n’arrive pas à penser à un titre moins idiot pour cette note. La semaine a été longue et difficile, j’en ai bien peur…

En faisant un peu de ménage, je suis tombée sur une brochure vieille de plus de cent ans qui traînait (depuis presque aussi longtemps) dans un coin sombre de mon ordinateur. En relisant, je me suis souvenue à quel point j’ai aimé passionnément E. Armand dans ma folle jeunesse (qui remonte à beaucoup moins que cent ans). Ça s’intitule Petit manuel anarchiste individualiste et Armand l’a écrit pour L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Fauré. Étant de nature aussi généreuse que salement égoïste, j’ai décidé de vous l’offrir en le publiant sur ce blog.

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Mis en ligne par endehors, a 09:10 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (06/05/12)
Emile Florion, propagandiste par le fait
C’est à partir de 1879, à la suite d’une grève que Florion commença à fréquenter les cabarets où se réunissaient les animateurs du mouvement qu’il se mit à lire des journaux socialistes de toutes tendances qui circulaient à Reims à cette époque où le mouvement ouvrier comprenait anarchistes et socialistes.

 

Mis en ligne par libertad, a 10:55 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Vendredi (04/05/12)
8 Mai 1945 : Massacre de Sétif !

Lu sur Rebellyon : "Le jour même où la France est libérée, elle réaffirme dans le sang sa domination coloniale en Algérie : 45.000 morts à Sétif, Guelma, Kherrata et dans tout le Constantinois...

Cet évènement tra­gi­que nous touche par­ti­cu­liè­re­ment à Lyon, car il y a un grand nombre de per­son­nes ori­gi­nai­res de Sétif parmi les habi­tants de Lyon.

Jour de liesse ? Fête de la libération ? Pas pour tout le monde...

Le 8 mai 1945 signi­fie la fin du nazisme. Il cor­res­pond aussi à l’un des moments les plus san­glants de l’his­toire natio­nale. La répres­sion colo­nia­liste venait d’y faire ses pre­miers accrocs face à une popu­la­tion farou­che­ment déter­mi­née à se pro­mou­voir aux nobles idéaux de paix et d’indé­pen­dance.

Faim, famine, chô­mage et misère sem­blaient résu­mer la condi­tion sociale de la popu­la­tion musul­mane algé­rienne colo­ni­sée par la France, popu­la­tion sur­tout agri­cole sou­vent dépla­cée car les colons s’étaient saisis des meilleu­res terres, et de plus dans une période de guerre, de séche­resse et de récol­tes déci­mées par les aca­ri­des. « Des hommes souf­frent de la faim et deman­dent la jus­tice... Leur faim est injuste. » écrivait Albert Camus début 1945 dans Combat.

Le 8 mai 1945 fut un mardi pas comme les autres en Algérie. Les gens mas­sa­crés ne l’étaient pas pour diver­sité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs, il fut célé­bré dans les inters­ti­ces de la capi­tu­la­tion de l’état-major alle­mand. La fin de la Seconde Guerre mon­diale, où pour­tant 150.000 Algériens s’étaient enga­gés dans l’armée aux côtés de de Gaulle. Ce fut la fin d’une guerre. Cela pour les Européens. Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu par­tout, ce fut la fête dans l’atro­cité d’une colo­ni­sa­tion et d’un impé­ria­lisme qui ne venait en ce 8 mai qu’annon­cer le plan de redres­se­ment des volon­tés farou­ches et éprises de ce saut liber­taire.

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Mis en ligne par endehors, a 21:17 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Manifeste Crypto-Anarchiste
Lu sur la Revue des ressources : "Tim May fut un important contributeur de la mailing-list Cypherpunks et écrivit beaucoup sur la cryptographie et la confidentialité dans les années 1990. Il écrivit un manifeste Cypherpunk : the Cyphernomicon dont l’essai True Nyms and Crypto Anarchy connu une certaine popularité.

Son essai, est, comme son nom l’indique, une déclaration d’orientation libertaire, souhaitant attirer l’attention des anarchistes traditionnels sur les possibilités offertes par les technologies informatiques. Le manifeste avance que « la crypto-anarchie permettra de faire circuler librement les secrets nationaux et de vendre des matériaux illicites ou volés », et que « les méthodes cryptologiques altèreront fondamentalement la nature de l’interférence du gouvernement et des grandes sociétés dans les transactions économiques ». L’idée est d’utiliser l’encryptage sur le réseau d’échange mondial, d’anonymiser les discussions privées, de tout diffuser à tout le monde, et de démanteler « le fil de fer barbelé qui entoure la propriété intellectuelle ». Par là, le hacking devient l’activité cyberpunk par excellence.

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Mardi (01/05/12)
Alexandre Marius Jacob, Pourquoi j'ai cambriolé
Première partie du documentaire sur la vie d'Alexandre Marius Jacob, théoricien anarchiste de la reprise individuelle par le vol.

(durée total du documentaire 26mins)
Voir la vidéo ici
Alexandre Marius Jacob, Pourquoi j'ai cambriolé (2/2)
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Lundi (30/04/12)
Où trouver Jacob ?

pancarte Marius JacobLu sur Marius Jacob, l'honnête cambrioleur : "La question peut paraître farfelue mais restreindre la réponse au seul boulevard des allongés de Reuilly dans l’Indre n’apporterait quasiment aucun élément de compréhension sur l’homme. Il se pourrait même que la vision que l’on en ait puisse être déformer par les propos d’historiens locaux ou prétendus tels. Il nous a semblé utile, au bout de quatre années d’investigations jacobiennes, de donner au visiteur du blog de l’honnête cambrioleur une liste, plus ou moins complète, de lieux et de livres où l’on est presque sûr d’aborder l’illégaliste, le bagnard et le marchand forain. Ecce Alexandre Marius Jacob.

Il existe à ce jour quatre biographies de Jacob. Alain Sergent a été en 1950 le premier à tirer le portrait de l’illégaliste dans Un anarchiste de la Belle Epoque paru aux Editions du Seuil. En 1970, le journaliste et romancier Bernard Thomas fait du voleur un aventurier hors norme dans son Jacob paru chez Tchou. C’est, à peu de mots près, le même livre que l’on retrouve chez Mazarine en 1998 avec Les vies d’Alexandre Jacob. L’ouvrage a été édité en espagnol et en italien. Auparavant, en 1993, l’avocat niçois William Caruchet donne une version encore plus affabulatrice de l’histoire du voleur dans son Marius Jacob anarchiste cambrioleur paru chez Séguier. Bernard Thomas intente d’ailleurs un procès pour plagiat à ce dernier. Considérons ces trois ouvrages utiles à l’historiographie. Celui de Sergent doit être mis à part car l’écrivain a imaginé son livre sur les dires même de Jacob. Lire le reste de cet article »

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Je vote, donc Tu suis. Pourquoi les abstentionistes ne sont-ils pas plus nombreux ?

Lu sur Divergences : "Avant ou après chaque consultation électorale, éditorialistes et sondeurs, politologues et politiciens se penchent avec des mines inquiètes ou contrites sur un phénomène qui, depuis quelques temps déjà, leur paraît des plus préoccupants : l’abstention. Il est vrai qu’une tendance insidieuse se manifeste, pas seulement en France, témoignant d’une désaffection indéniable à l’égard du spectacle politicien, en particulier parmi les couches populaires. Désaffection qui, pour être évaluée à sa juste mesure, devrait inciter à comptabiliser aussi les bulletins blancs ou nuls et le pourcentage croissant de Français-es en âge de voter non inscrits sur les listes électorales (environ 12%). Aussi ne compte-t-on plus les articles et les débats, voire des livres entiers, où l’on s’échine à expliquer ce « déclin de l’esprit civique », avec, diffusé en boucle, ce diagnostic tautologique : «  il y une crise de la démocratie représentative ».

Il ne nous revient évidemment pas de nous joindre au chœur des pleureuses [et des pleureurs] et encore moins de réfléchir sur les moyens de redonner quelque crédibilité à ce simulacre de souveraineté populaire. En revanche, à la différence de tous ceux [et de toutes celles] pour qui la montée de l’abstention constitue un problème, on s’interrogera plutôt sur les raisons qui poussent tant de gens à continuer d’aller voter. Ou, du moins, certaines gens.

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Mis en ligne par endehors, a 12:52 dans la rubrique "Pour comprendre".
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