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libertad : Parleur l'article est déjà publié sur le site
libertad : Salut Mirobir !
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Rakshasa : Salut ! Comme on ne peut pas répondre à l'article sur le 1er mai libertaire, je pose la question ici: quelqu'un saurait-il m'expliquer le sens de ce défilé, des actions menées, des mots d'ordre, etc ? C'est une vraie question, je ne comprends pas ces 500 à 1000 libertaires.
libertad : jOn, l'article est déjà publié : [Lien]
j0n : oups... super !
flippy : bonjour je viens d'envoyer un article sur le coup d'état au burkina, ya une grosse mise à jour à faire !
rfz : prendre l'expresss ou les poings comme source, ça me choque. mais alors des nazillards non !

(regarde un peu le fil Adяienne, c'est pas très clean)
grouchodurruti : Bonjour,
pour avoir des infos sur ce qui se passe en ce moment du côté des universités (étudiants, chercheurs et profs), un lien très utile :
https://twitter. com/gjpvernant


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Mercredi 27 Juin 2018
Oligopoly : comment une poignée de grandes entreprises peuvent soumettre des secteurs entiers à leur loi
Ecrit par libertad, à 11:23 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 26 Juin 2018
SNCF : L’ETE EN PENTE RAIDE


La lutte des cheminots n’est pas terminée… une guerre de position ne termine jamais un conflit, et qui plus est, un conflit social. Les tactiques de lutte n’ont pas modifié d’un iota les enjeux du conflit…. Ces enjeux qui fondent aujourd’hui une stratégie de poursuite de la lutte. En ce sens la poursuite du conflit est parfaitement justifiée.

 

Rappelons quels sont les enjeux :

 

- Ouverture à la concurrence

- Changement de statut de la SNCF

- La dette

- Le statut des cheminots

 

Ces quatre points constituaient, et constituent toujours, le cadre de la libéralisation du service public de la SNCF, objectif non avoué, mais évident, du Pouvoir.

 

Par la concurrence le Pouvoir macronien ouvre un service public aux aléas économiques du marché mondial.

 

Par le changement de statut de l’entreprise il ouvre le service public aux appétits insatiables du capital privé.

 

Par la suppression du statut des cheminots, il instaure la précarisation du personnel.

 

La dette quant à elle a constitué tout au long du conflit un argument fallacieux de la part du Pouvoir, un instrument de chantage à l’égard des cheminots et de manipulation de l’opinion publique, faisant croire que les cheminots en étaient les responsables.

 

Il y a une logique d’économie libérale entre ces points ce qui explique la tactique du Pouvoir qui, tout en donnant des « gages », sans valeur aux cheminots ne cède rien sur l’essentiel. Ceci est si vrai qu’il a fait voter la loi, alors qu’il prétendait continuer les négociations… ce qui est, de sa part le comble du cynisme.

 

En effet, le tripatouillage sur la date d’ouverture à la concurrence n’a aucun intérêt et ne garantit rien,… pas plus que le discours officiel sur la part de capital public qui restera dans l’entreprise… Que vaudra cet argument dans quelques mois, voire années ?

 

La liquidation du statut des cheminots ouvre la voie à la précarisation, ce qui est une caractéristique de la gestion du capital privé… les garanties afférentes à la convention collective, susurrées par le Pouvoir, sont dérisoires au regard du problème de fond posé.

 

Quant à la dette, le Pouvoir est bien incapable de dire comment il va procéder… Une chose est certaine,… ce sont les citoyens qui vont payer sous une forme ou une autre. Voire en se payant sur la vente de nouvelles entreprises publiques qui seront privatisées.

 

Sur le fond du problème, rien n’est changé,… nous en sommes au même point qu’au début du conflit,… sauf que, perfidement, le Pouvoir a fait voter la Loi. Mais est ce une raison pour cesser de lutter pour cette juste cause ?

 

Une loi n’est que la concrétisation, à un moment donné, d’un rapport de forces. Les lois sont éphémères, elles n’ont aucun caractère d’absolu. Elles sont le produit d’un consensus – ce qui en l’espèce n’est pas le cas - ou d’un rapport de forces.

Les lois se font et se défont au gré des rapports sociaux.

 

Le vote de cette loi ne clos évidemment pas le débat qui est un débat de société et qui n’a rien à voir avec les dérisoires miettes concédées par le Pouvoir lors des pseudo négociations. . Quant aux promesses du Pouvoir,… on sait ce que vaut la parole des politiques.

 

Nous ne pouvons qu’être aux côtés de celles et ceux qui ont décidé de continuer la lutte.

 

 

 

 22 Juin 2018 P.MI

Ecrit par libertad, à 21:48 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Espagne : les bébés volés du franquisme
Ecrit par libertad, à 21:40 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Vendredi 22 Juin 2018
Les archives du crime
Ecrit par libertad, à 09:47 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 19 Juin 2018
Mai 68 chez Lip à Besançon
Ecrit par libertad, à 18:06 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mai 68 n'a pas duré qu'un mois - Charles Piaget
Lire la suite de l'article...
Ecrit par libertad, à 18:05 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Le périple du Saint-Louis et de ses 963 réfugiés juifs fuyant l’Allemagne nazie, refoulés de tous les ports
Ecrit par libertad, à 11:47 dans la rubrique "Pour comprendre".
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L’internet comme champ de bataille [Video]
Ecrit par libertad, à 09:10 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Les centristes sont les plus hostiles à la démocratie, pas les extrémistes
Ecrit par libertad, à 08:43 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche 17 Juin 2018
François Cusset : Le déchaînement du monde
Ecrit par libertad, à 10:12 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 12 Juin 2018
« L'Internationale », genèse du plus célèbre chant révolutionnaire
Ecrit par libertad, à 10:18 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 05 Juin 2018
MARÉE POPULAIRE OU SIMPLE CLAPOTIS ?
Restons sérieux,… ne chipotons pas sur les chiffres !... La mobilisation du 26 mai n’est pas à la hauteur de ce qui avait été proclamé haut et fort ! Au-delà de la déception,… je pense prévisible, il s’agit de comprendre pourquoi la « mayonnaise ne prend pas ».

 

L’effet « cinquantenaire de mai 68 » a très probablement joué, créant un emballement communicatif des plus pernicieux. On peut d’autant mieux le comprendre que la situation sociale est très grave,… et que l’impatience du changement se fait sentir dans de nombreux secteurs. Mais ceci n’explique, cependant pas, l’échec de la mobilisation et de manière générale cette atmosphère démoralisante de mouvements sociaux, bien réels, mais incapables de se coordonner.

 

Où est l’erreur ?

 

UN DEFICIT D’ANALYSE DE L’EVOLUTION DE LA SOCIETE

 

La situation économique et sociale est grave. L’escroquerie macronienne faisant croire - et ça a marché du moins le temps des présidentielles – qu’on allait faire du neuf avec un candidat qui s’étiquetait frauduleusement « anti-système », couplée à une peur, légitime du néo-fascisme du FN, n’a fait illusion qu’un temps. Les masques sont tombés. L’offensive générale du Pouvoir contre les acquis sociaux se fait tous azimuts. Tous les secteurs sont touchés, conflits sociaux et grèves se multiplient.

 

La tentation est donc grande de voir là un début, sinon d’insurrection, du moins de généralisation des conflits.

 

Les partis politiques traditionnels n’ont jamais été, du moins en France, des facteurs de changement social,… bien au contraire (souvenez vous Mai 68) et leur déliquescence actuelle en rajoute dans la confusion. D’où une situation paradoxale : une situation sociale explosive sans expression politique.

 

La seule trace – je dis bien trace - d’expression politique a été, et est implicitement, l’appel à une mobilisation générale baptisée : marée populaire. L’appel plusieurs fois lancé à fait long feu…. Rien, ou pas grand-chose au regard de ce qui était annoncé.

 

Issue d’un groupe politique qui est loin de faire l’unanimité des mécontents, avec à sa tête un leader encore moins reconnu,… l’incantation – c’est bien le terme – de la marée populaire à fait un flop.

 

L’erreur consiste peut-être – je suis prudent – à croire qu’en présence d’un situation sociale dégradée, un appel à mobilisation est suffisant.

 

L’erreur consiste à croire qu’il peut y avoir adhésion massive sur un mot d’ordre vague (Tous dans la rue !), n’ouvrant sur aucune perspective politique crédible.

 

L’erreur consiste peut-être à croire – ou faire comme – que la situation économique et sociale n’a pas changé alors que les « gros bataillons » de salariés d’il y a un demi siècle, n’existent plus (automobiles, mineurs, sidérurgistes,…).

Autrement dit, les vieux modèles de mobilisations d’antan seraient peut-être obsolètes.

 

UNE FAILLITE DE LA PENSEE STRATEGIQUE

 

Le véritable changement passera-t-il par une conquête politique dans un système institutionnel fait pour que… rien ne change ? Au regard des multiples échecs de ce modèle on ne peut pas ne pas se poser la question.

 

Le vieux modèle de la transition, issu du 19e siècle consistant à croire que la « mobilisation ouvrière » jettera bas le capitalisme,… n’a jamais fonctionné ;… pas plus d’ailleurs que sa forme dégénérée, et portée par les partis, de la conquête d’une majorité parlementaire pour procéder au changement.

 

Or c’est cette deuxième option dans laquelle s’inscrit de fait la « marée populaire » !... Pas de quoi exciter les foules,… la preuve !

 

Si le Capital casse les solidarités sociales, ce qui est dans sa nature et dans ses intérêts,… il se satisfait parfaitement des manifestations et des magouilles politiciennes des uns et des autres (des noms ?... des exemples ?)

 

Ce qu’il n’apprécie pas, par contre, ce sont les solidarités alternatives qui se développent, et qu’il essaye soit de détruire (ZAD), soit de récupérer (circuits courts, agriculture bio, économie circulaire, relocalisation des activités,…).

 

Et si la définition d’une stratégie de changement se situait dans ces pratiques et leur généralisation ?

 

De cela les partis n’en parlent pas, ou marginalement, ou pour les dénigrer, ou pour les récupérer. Placer du personnel politique à la tête de l’Etat est beaucoup plus important, et rentable, pour eux.

 

REPENSER LA STRATEGIE

 

Ce n’est pas en traînant nos banderoles dans les rues et en répétant mille fois les mêmes slogans, que nous changerons le système… De ces manifestations, le Pouvoir n’en a rien à foutre  et nous y perdons notre temps et notre énergie.

 

C’est en pratiquant, soutenant efficacement les nouvelles solidarités, les pratiques alternatives, que l’on fera bouger les pions sur l’échiquier politique.. Travail ingrat, mais nécessaire.

 

«  Il n’est pas de Sauveur Suprême, ni Dieu, ni César, ni Tribun,

 Producteurs, sauvons nous nous-mêmes  » 

 

 

 Mai/juin 2018  Patrick MIGNARD

Ecrit par libertad, à 09:58 dans la rubrique "Pour comprendre".
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