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L'En Dehors


Lundi (16/08/10)
Réflexions sur l’individualisme

Ne pouvons-nous, individus, remplacer l’État par nos libres associations ? A la loi générale, collective, ne pouvons-nous substituer nos conventions mutuelles, révocables dès qu’elles sont une entrave à notre bien-être ? Avons-nous besoin des patries parcellaires qu’ont faites nos maîtres, alors que nous en avons une plus vaste : la Terre ? Et ainsi de suite. Autant de questions que le libre examen de l’individualiste résout justement à l’avantage de l’individu. Sans doute, ceux qui vivent du mensonge, qui règnent par l’hypocrisie, les maîtres et leur domesticité de prêtres et de politiciens, peuvent être d’un avis différent parce que leur petit, très petit intérêt les y invite.

Ce texte de Manuel Devaldès (1875 - 1956) fut publié en Janvier 1936 dans le N° 157 de La Brochure Mensuelle.

Télécharger la brochure ici.
Mis en ligne par Anonyme, a 23:37 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi (10/08/10)
Les racines bourgeoises de l’anarchosyndicalisme
Lu sur Non Fides: Les Anarcho-syndicalistes embrassent chacune de ces valeurs capitalistes. Leur but est « la maîtrise humaine réelle de la production ». Malgré le niveau d’évidence anthropologique du contraire, ils supposent que les primitifs n’ont passé leur temps qu’à lutter pour survivre et que c’est seulement grâce à la production des technologies et au progrès que nous pouvons vivre les merveilleuses vies dont nous jouissons maintenant, et jouir de toutes les belles marchandises - oups ! Désolé, je glisse dans le sarcasme ! Les syndicalistes reconnaissent quelques technologies spécifiques comme des menaces à la survie, mais voient la technologie en général et le progrès en général comme des choses positives. A la lumière de cela, ce n’est pas une surprise si ils parlent avec un enthousiasme extatique du travail, parce que sans travail il n’y aurait aucune production ou progrès. Comme la bourgeoisie, ils voient ceux qui évitent le travail comme des « parasites », voir par exemple Listen Anarchist ! de Chaz Bufe [2]. Le seul problème réel qu’ils ont avec le système capitaliste est sa direction - ils préféreraient le syndicat international de travailleurs, plutôt que divers individus, des sociétés et des États pour le diriger. Mais la structure de base serait la même. Comme la bourgeoisie - et peut-être même plus que la bourgeoisie - les anarcho-syndicalistes embrassent les valeurs essentielles du capitalisme.

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Mis en ligne par Anonyme, a 18:27 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (08/08/10)
[Le Havre] Centenaire de l’Affaire Durand
Lu sur CNT-f : "Affaire Jules Durand/Affaire Quinot d’Emile Danoën "L’Affaire Durand" à lire absolument : en vente 6 euros à la librairie "La Galerne" au Havre et aux Editions CNT-RP, 33, Rue des Vignoles.
Mis en ligne par libertad, a 21:42 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Vendredi (23/07/10)
Misère du néologisme, néologisme de la misère
Lu sur Actualité de l'anarcho-syndicalisme : "Voici à peine quelques années, lorsque la grande vague des émeutes de banlieue s’est produite, toute la classe politique - extrême-gauche et libertaires compris - s’est retrouvée largement unie pour dénier aux actes des jeunes révoltés toute portée politique (voir encadré  : «  Petit florilège sur la révolte des banlieues  »). Aujourd’hui, le soi-disant débat du gouvernement sur l’identité nationale - qui est en fait une campagne de propagande raciste aussi haineuse que sournoise - a réussi à polariser les esprits sur le port d’attributs vestimentaires à vocation religieuse.

Mis en ligne par libertad, a 22:28 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi (20/07/10)
C'était l'île de nos rêves
Lu sur Arte TV : En 1978, un tract est distribué dans plusieurs villes allemandes : "Nous cherchons une centaine de personnes assez folles pour s'installer sur une île et y développer un nouveau type de société." Son auteur : Wido Buller, un artiste de Cologne. Très vite, son projet rassemble deux cents aventuriers prêts à troquer leur quotidien contre la vie en communauté. Parmi eux, des hippies et des écologistes, mais aussi des imprimeurs, des paysagistes et des enseignants qui, avec 10 000 deutsche Mark d'apport chacun, décident de créer une SARL. Objectif : acheter des terrains sur la presqu'île de Sarakiniko, à Ithaque, pour y construire des logements, des infrastructures, se lancer dans l'agriculture bio et la production artisanale. Le réalisateur Thomas Schmitt, qui avait filmé les débuts de l'aventure et l'apparition des premières tensions au sein du groupe, est retourné sur Sarakiniko où vivent encore une cinquantaine de personnes...
Voir le film ici
Mis en ligne par libertad, a 21:36 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (18/07/10)
Ce que ça fait d'être riche

Lu sur Sciences humaines : "La richesse offre la possibilité de libérer son temps et son esprit de toute une série de problèmes matériels qui empoisonnent la vie de la plupart des gens. Mais la richesse, ce n’est pas qu’un niveau de revenu, c’est aussi une façon d’être, une assurance, une aisance, une façon de parler, de se tenir en société, qui marque l’incorporation physique des privilèges.

Au début de La Raison du plus faible, un film de Lucas Belvaux, la motocyclette de Carole, une jeune ouvrière, tombe en panne : elle s’avère irréparable. La remplacer est financièrement impossible. Prendre le bus pour aller au travail, c’est une heure de transport en plus. Dans une situation de crise sociale, cet incident banal conduit au drame en enclenchant un engrenage funeste. L’argent ne règle pas tous les problèmes, mais il aurait pu, ici, éviter qu’un désagrément de la vie quotidienne ne tourne à la tragédie.
Pourtant la vulgate du sens commun affirme que l’argent ne fait pas le bonheur. Faisant de nécessité vertu, on préfère croire que la richesse n’apporte pas la félicité et que, bien au contraire, elle est source de contraintes : un certain dépouillement serait nécessaire à une existence libre, et heureuse. Le financier de la fable de Jean de La Fontaine était soucieux au point d’en perdre le sommeil alors que le pauvre savetier « chantait du matin au soir ». Ce lieu commun est aujourd’hui repris dans une certaine presse qui s’attarde volontiers sur les malheurs qui affligent les familles régnantes, les vedettes du show-biz ou les étoiles du football. Toutes personnes nanties et néanmoins frappées par le destin. Certes les mêmes médias illustrent aussi leurs articles de photographies de villas tropéziennes, de yachts interminables et de véhicules rutilants. Mais les séparations, les maladies, les accidents de la vie viennent remettre à sa place cette opulence : secondaire et finalement insatisfaisante.
Notre longue et attentive fréquentation de la haute société nous incline à penser tout autrement. L’argent donne du pouvoir, non seulement dans les rapports sociaux, mais aussi sur deux biens rares et précieux, l’espace et le temps. La richesse permet certes d’acheter des objets de luxe coûteux. Mais ce n’est là que la partie émergée des inégalités immenses qu’elle génère : elle est à l’origine d’existences hors du commun parce qu’elles échappent au sort commun.
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Mis en ligne par libertad, a 10:58 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Jeudi (15/07/10)
Les flics dans notre tête : quelques réflexions sur l’anarchie et la morale
Lu et traduit par robin-woodard: Au cours de mes voyages ces derniers mois, j’ai discuté avec beaucoup d’anarchistes qui considèrent que l’anarchie est un principe moral.
Mis en ligne par satya, a 14:01 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi (12/07/10)
Villiers-le-Bel est une vitrine des méthodes françaises de maintien de l'ordre
Lu sur article XI : Un verdict sans surprise, peines écrasantes pour ceux présentés (sans preuve) comme ayant tiré sur la police à Villiers-le-Bel, en novembre 2007. Ces condamnations iniques ne sont pas seulement la sanction d’une révolte : elles disent aussi un enjeu économique, celui de la place de l’ordre à la française dans l’industrie mondiale de la répression. Pour en parler, Mathieu Rigouste.
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Mis en ligne par Yoj, a 23:33 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi (07/07/10)
Jean-Pierre Garnier : "Ce rouleau compresseur s’appelle lutte des classes"

Lu sur Article XI : "Il paraît que certains mots ne se disent plus. Que parler de "lutte des classes" ou de "guerre sociale" est grossier et inconvenant [1]. Que continuer à fréquenter Marx et ses pairs revient à soulever une très vieille poussière - anachronisme absolu. Pourquoi agiter les vieux spectres de la contestation sociale alors que l’époque est démocratisée, aseptisée ? Nous ne sommes plus au 19e siècle, que diable…
Contre l’air du temps, pourtant, certains s’accrochent, refusent la novlangue de la domination pacifiée. Jean-Pierre Garnier, chercheur en sociologie urbaine, est de ceux-là. Avec Une Violence éminemment contemporaine (Agone), salutaire recueil d’articles englobant plus de trente années de recherches, il revisite les métamorphoses de la ville au prisme de l’analyse marxienne. Et livre un ouvrage précieux, limpide et documenté. Un vrai réactif à l’air (gris) du temps.

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Mis en ligne par libertad, a 19:19 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Jeudi (01/07/10)
Peut-on critiquer Israël ? En quoi les sionistes sont-ils légitimés pour instrumentaliser l’antisémitisme ?
Lu sur UJFP : "L’expulsion des Palestiniens de leur propre pays s’est faite, il y a 62 ans. Ce nettoyage ethnique (800000 personnes expulsées de leur propre pays) s’est réalisé avec la complicité de la communauté internationale. Après des siècles d’un antisémitisme européen jalonné de nombreux pogroms, et immédiatement après le génocide nazi qui a entraîné la mort de 6 millions de Juifs (la moitié des Juifs européens), l’Occident s’est « débarrassé » de sa responsabilité … sur le dos du peuple palestinien qui n’avait joué aucun rôle dans cette persécution.
Alors que la décolonisation (certes très imparfaite) a été la règle partout, la question palestinienne évolue à contre-courant. Plusieurs facteurs bloquent toute solution. Il y a la manipulation de l’histoire, des mémoires et des identités.
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Mis en ligne par libertad, a 23:27 dans la rubrique "Pour comprendre".
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ETAT DE DECOMPOSITION
Le mois de juin se termine,… l’été est déjà installé. Les dernières traditionnelles manifestations viennent de se dérouler… Celles et ceux qui vont pouvoir partir en vacances - il y en a de moins en moins et de moins en moins longtemps – vont pouvoir oublier durant quelques jours la fonte vertigineuse des acquis sociaux.
Mis en ligne par Patrick Mignard, a 00:07 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi (29/06/10)
La " crise financière " est une crise du mode de production capitaliste. Thèses de Norbert Trenkle
Norbert Trenkle fait partie du groupe allemand Krisis,il a été un des co-auteurs avec Robert Kurz (groupe Exit depuis 2004) et Ernst Lohoff, du " Manifeste contre le travail " un des textes phares de la mouvance de refondation d'une théorie critique radicale du capitalisme, que l'on appelle en Allemagne la " wertkritik "(critique de la valeur). Ce texte ci-dessous date du 20 juin 2010, il n'est pas un texte de fond, davantage un rapide résumé de certains résultats, on se reportera sinon à la bibliographie  et aux textes en bas de page.

 


Mis en ligne par Diggers, a 23:09 dans la rubrique "Pour comprendre".
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