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libertad : jOn, l'article est déjà publié : [Lien]
j0n : oups... super !
flippy : bonjour je viens d'envoyer un article sur le coup d'état au burkina, ya une grosse mise à jour à faire !
rfz : prendre l'expresss ou les poings comme source, ça me choque. mais alors des nazillards non !

(regarde un peu le fil Adяienne, c'est pas très clean)
grouchodurruti : Bonjour,
pour avoir des infos sur ce qui se passe en ce moment du côté des universités (étudiants, chercheurs et profs), un lien très utile :
https://twitter. com/gjpvernant


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Lundi 21 Mai 2018
L’ETAT N’EN A RIEN À FOUTRE DES BANLIEUES
Affirmation provocatrice dira-t-on ! Pas aussi simple ! Raisonnons sans à priori.

La crise des banlieues ne date pas d’hier,…pas plus que d’avant-hier. L’âge de cette crise se mesure en plusieurs décennies. Des quartiers dits « ouvriers » ou « populaires »,…on est peu à peu passé à la constitution de véritables ghettos dans lesquels s’entassent des populations pauvres, d’origine étrangère, au taux de chômage important et à l’avenir social incertain..

 

Cette situation, mainte fois dénoncée par les multiples associations qui interviennent dans ces zones n’est évidemment pas inconnue de l’Etat et des différents gouvernements qui se succèdent depuis des années.

 

Tous les gouvernements, de droite comme de gauche, ont « promis-juré » de « prendre le problème à bras le corps » et d’ « apporter une solution à cette situation ». Des millions de francs, puis d’euros, ont été consacrés aux soi-disant plans « d’urgence » « Mashall »,… et autres qualificatifs plus ou moins mégalomanes et fantaisistes. Des politiciens/nes, tels des Don Quichotte, ont été nommés, grassement payés, outrancièrement médiatisés (des noms ?)… « On allait voir ce que l’on allait voir »! Au final,… on n’a rien vu ! Ou plutôt si,… on a vu :

- une dégradation permanente des situations de ces quartiers,

- une ghettoïsation toujours plus poussée au point de faire naître un communautarisme aujourd’hui incontrôlable,

- le développement d’économies souterraines fondées sur de multiples trafics,…

 

L’Etat, qui n’a rien fait, devant une telle dégradation, ne craint pas d’être ridicule en déplorant l’existence de « zones de non-droit » ( ?)

 

Devant un tel désastre social, quelques questions se posent… jamais abordées par les politiciens.

 

Malgré les mises en garde des associations, tout ce qui a été fait pour les banlieues n’a finalement été qu’un « coup d’épée dans l’eau ». Ce n’est manifestement pas la création de  ZEP « Zones d’Education Prioritaires » , « Zones sensibles », « Grands Projets de Villes » …  qui pouvait inverser la dégradation de ces zones,… la preuve. L’Etat semble résigné à ne rien faire, sinon à gérer, épisodiquement, les périodes de tensions avec ce qu’il sait faire le mieux : la répression.

 

On ne peut pas ne pas se poser la question de savoir si l’Etat, avec ses moyens et la connaissance, via les associations, des dossiers a eu une véritable volonté politique de régler les véritables problèmes.

 

Si l’Etat a été/ est conscient d’une telle réalité, on peut aisément en conclure que cette situation n’était/n’est pas dans l’ordre de ses priorités.

 

On peut même se demander si une telle situation sociale ne lui convient pas.

 

Comment une telle hypothèse pourrait être possible ?

Le social, car c’est bien de cela dont il s’agit, est le dernier soucis d’un Etat qui n’est garant que de la stabilité d’un système qui n’a pour objectif que la valorisation du Capital. Or, la situation dramatique des banlieues, du moins jusqu’à présent, ne remet absolument pas en question la stabilité de la société. Au contraire, l’Etat dispose, au regard des autres catégories sociales d’un « repoussoir » bien commode pour fixer l’attention du « bon peuple » sur ces « fauteurs de troubles »,… et si se greffent, en plus, des questions de religions, tout l’appareil idéologique de l’Etat s’engouffre dans la brèche pour puiser dans les banlieues tous les boucs émissaires nécessaires pour manipuler l’opinion publique. L’ambiance « terrorisme international » étant la cerise sur le gâteau permettant à l’Etat de jouer le beau rôle.

 

On peut donc comprendre que face à un tel bénéfice politique que peut en tirer l’Etat, celui-ci ne soit pas pressé d’engager une véritable action en direction des banlieues. C’est même au contraire que l’on devrait s’attendre.

 

L’acceptation d’une telle situation est d’autant moins risquée que le corps électoral de la banlieue est plus qu’aléatoire, soit massivement abstentionniste, soit facilement manipulable. Sans parler d’une l’extrême droite fascisante qui peut puiser de manière illimitée dans le stock de « boucs émissaires » dont elle est friante,…l’immigré et le musulman.

 

C’est le « modèle républicain d’intégration », concernant ces populations, qui fait les frais de cette affaire. Exclusion et mise au ban sont le quotidien dans ces quartiers. La crise des banlieues sonne le glas du modèle d’intégration fondée sur la devise républicaine : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE,… devise qui ne sert qu’à honorer les frontons des édifices publics et à tromper le reste du monde sur la véritable réalité du système politique français. Devise défendue par une classe politique en partie corrompue (des noms ?) et bien mal inspirée quand elle s’avise de donner des leçons de civisme à ce qu’elle appelle les délinquants et autres « sauvageons ».

 

L’Etat non seulement n’a rien à foutre des banlieues, mais encore, s’accommode parfaitement de leur crise. Les médias se font les « choux gras » des incidents, drames et révoltes qui, périodiquement, les animent.

 

Le spectacle de la décadence de notre société, non seulement ne perturbe pas le fonctionnement du Capital, mais constitue un parfait dérivatif afin de captiver l’opinion publique sur des « évènements » largement diffusés et dramatisés. L’Etat a alors les mains libres pour porter atteinte aux conquêtes sociales et livrer notre société à l’appétit glouton des financiers.

 

 

Mai 2018-   Patrick MIGNARD

Ecrit par libertad, à 22:00 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Samedi 12 Mai 2018
La douloureuse conquête française de l'Algérie
Ecrit par libertad, à 11:41 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi 07 Mai 2018
Démocratie(s) ? — #DATAGUEULE
Ecrit par libertad, à 07:48 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Vendredi 13 Avril 2018
« Révolte des gueux » du Midi, 1907 : quand les soldats du 17e régiment, crosses en l'air, refusent de tirer sur leurs familles et amis
Ecrit par libertad, à 10:03 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi 04 Avril 2018
Grève pour l'autonomie ouvrière en 1870 : la lutte du Creusot contre la toute-puissance de la dynastie Schneider
Ecrit par libertad, à 13:38 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 03 Avril 2018
Le parti médiatique : assurance vie de l'oligarchie
Ecrit par libertad, à 09:19 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi 02 Avril 2018
Le 29 mars 1988, Dulcie September était assassinée à Paris
Ecrit par libertad, à 14:34 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 27 Mars 2018
Race et Nouvelle droite

Lu sur DDT21 : "Le mot de « race » a depuis longtemps été évacué du corpus lexical de la gauche, devenant presque tabou. Les races n’existaient pas et seuls les racistes utilisaient ce mot, ce qui prouvait bien qu’ils l’étaient, on les reconnaissait donc facilement. Il y a encore une dizaine d’année, si l’on croisait dans la rue un autocollant « 
La race, c’est classe » on savait qu’un fasciste l’avait posé1. Aujourd’hui, ce n’est plus si simple. Car depuis quelques années les règles sémantiques en vigueur « à gauche » se sont quelque peu complexifiées pour une frange du champ politique qui s’exprime dans certains infokiosques ou sur France Culture, depuis les chaires de Paris VIII ou dans les colonnes de certains journaux militants. L’antiracisme d’antan est parfois dénoncé comme une autre forme de racisme et l’ethnodifférencialisme, auparavant dénoncé comme le masque d’un racisme inavouable, semble devenu, sous des habits neufs, le nec plus ultra militant. Le raciste sera-t-il bientôt celui qui n’emploie pas le mot race ?
Lire la suite ici
Ecrit par libertad, à 16:21 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 20 Mars 2018
«Une grève sauvage de masse» par Charles Reeve
Ecrit par libertad, à 20:30 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi 12 Mars 2018
La misère absolue des « zoniers », peuple des bidonvilles de la périphérie parisienne
Ecrit par libertad, à 11:01 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Jeudi 08 Mars 2018
1887 : Astié de Valsayre, apôtre du pantalon
Ecrit par libertad, à 09:49 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi 07 Mars 2018
Les sujets qui fâchent #2 La laïcité, avec Valentine Zuber
Ecrit par libertad, à 23:22 dans la rubrique "Pour comprendre".
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