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L'En Dehors


Lundi (27/05/13)
Gauches et anarchismes

Lu sur groupe Pavillon noir : "Voici quelques remarques, que je vais tenter de synthétiser, pour expliciter les différences de fond entre toutes les composantes dites de “gauche” (de la gauche sociale-démocrate à l’extrême-gauche, voire à l’ultra-gauche), et les tendances de l’anarchisme.

Je passe rapidement sur les points communs positifs, qui animent nombre de militant-e-s sincères, de gauche ou libertaires : le désir d’égalité, de liberté et de solidarité. Notons qu’il y a aussi certains points communs en forme de travers, comme cette sacrée “moraline” qui imprègne tant encore les relations sociales car directement issue de la pensée chrétienne, consistant à éprouver un devoir moral de compassion et d’assistance à celles et ceux qui souffrent, avec une dénégation parfois sacrificielle de soi-même ; ou encore cette vision quelque peu eschatologique d’un progrès vers une société meilleure, pour ne pas dire idéale (la cité de Dieu ?), avec pour la gauche révolutionnaire et l’anarchisme révolutionnaire, une certaine propension à profaner (au sens de rendre profane, séculier) le millénarisme apocalyptique du jugement dernier, avec une certaine conception de la “révolution”.

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Mis en ligne par endehors, a 20:31 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (26/05/13)
Grèves de 1918-1919 en Moselle : syndicalisme contre classe ouvrière
Lu sur OCL : "Pourquoi reparler de ces conflits très éloignés dans le temps ? D’abord, première évidence, car ces conflits concernent notre histoire, celle de la classe ouvrière en lutte et en grève. Ainsi, dans la grève se constitue une communauté de lutte, mais aussi de destin (1). La vie collective devient plus intense et la prise de conscience des rapports de force et de la hiérarchie dans l’entreprise s’exacerbe. La prise de conscience de la puissance de la force collective apparaît dans le cours de la grève. Ensuite, parce que ces grèves vont voir la naissance du syndicalisme réformiste et l’intégration totale de la CGT dans la gestion du capitalisme. La CGT devenant une véritable courroie de transmission de l’économie. Il ne s’agit plus dès lors de faire la révolution pour abattre l’exploitation, mais de limiter les problèmes causés par le Capital. La prise du pouvoir par les communistes autoritaires de la CGT ne changera pas l’orientation réformiste de ce syndicat.
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Mis en ligne par endehors, a 21:48 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi (22/05/13)
Eloge de la désobéissance
Lu sur Là-bas si j'y suis : « Selbsdenken », penser par soi-même, un mot qui peut illustrer une des grandes controverse du XXème siècle autour de la thèse de Hannah Arendt, « la banalité du mal ». Au moment où sort le film de Margarate von Trotta sur Hannah Arendt et où Claude Lanzman présente son dernier film « Le dernier des injustes », nous revenons en 1999 avec Rony Brauman et Eyal Sivan au moment de la sortie de leur film « Un spécialiste, portrait d’un assassin moderne », un documentaire construit sur les 350 heures filmées lors du procès d’Adolphe Eichmann en 1961, vues à travers l’analyse qu’en fit Hannah Arendt dans « Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal ».

 


Le livre allait déclencher une très violente controverse et des attaques contre son auteure. En effet pour Arendt, Eichmann n’est ni un monstre, ni un fanatique, ni un imbécile, c’est un fonctionnaire ambitieux et zélé, soumis à l’autorité qui a renoncé aux facultés proprement humaines de penser et de juger par soi-même, ce qui ne l’innocente nullement, bien au contraire, pour Hannah Arendt c’est en cela qu’il est condamnable. Aujourd’hui reste la question essentielle, le risque de la soumission à l’autorité, notre peur de penser, notre peur de désobéir, bref, une heure en forme d’éloge de la désobéissance.


Entretien Daniel Mermet avec Rony Brauman et Eyal Sivan

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Vendredi (17/05/13)
« Lorsque le projet n’existe pas, le geste de la révolte devient répétitif »

Lu sur OCL : "Voici la retranscription et traduction d’un entretien réalisé avec Eduardo Colombo au cours des rencontres Internationales Anarchistes qui ont eu lieu à Saint-Imier (Suisse) en août 2012.

Les points abordés tournent autour de l’organisation spécifique anarchiste, des mouvements dits spontanés nés ces dernières années et ce qu’ils signifient. Ils abordent aussi la questions des "alternatives" concrètes au sein du système en vigueur disant vouloir le subvertir, l’importance des rébellions collectives pour l’ébranlement de l’ordre établi du point de vue de ses significations imaginaires et donc pour la formation des sujets révolutionnaires, enfin un aperçu d’une réflexion en cours sur les relations individu/société qui la déplace et la reformule sur la problématisation du sujet et de la subjectivité dans leur rapport avec l’émancipation.

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Mis en ligne par endehors, a 20:56 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi (15/05/13)
Révolte des Ciompi et révolution sociale

Lu sur Le blog de zones subversives : "La révolte des Ciompi éclate dans la ville de Florence du XIVème siècle. Ce soulèvement populaire peut permettre de penser les insurrections à venir.

 

Les révoltes sociales n’ont pas commencé au XIXème siècle, avec les débuts du mouvement ouvrier. La révolte des Ciompi apparaît comme une véritable insurrection prolétarienne. Ce mouvement secoue la ville de Florence au XIVème siècle. Cette cité italienne connaît alors un début de développement commercial, voire capitaliste. La révolte des Ciompi permet de repenser la révolution sociale en dehors de la centralité ouvrière.

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Mis en ligne par endehors, a 18:19 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Samedi (27/04/13)
Murray Bookchin

Lu sur Reporterre : "Pionnier de l’écologie politique, Murray Bookchin demeure malheureusement encore trop peu connu du grand public. Pourtant, l’homme a anticipé, dans les années 1950-60, des problèmes environnementaux et de santé très concrets. Mais il fut surtout un des premiers penseurs à intégrer la dimension sociale et politique à la question écologique et à envisager l’écologie comme levier d’opposition au capitalisme.

Père de l’écologie sociale, Bookchin partait du postulat que nos rapports de domination se transposent dans notre relation avec la nature. L’établissement d’une société écologique passe donc nécessairement par la résolution de nos problèmes sociaux. Reconnu comme l’un des derniers théoriciens de l’anarchisme, il a ainsi proposé de nouveaux modèles d’organisation sociale, que ce soit le municipalisme libertaire ou le communalisme.

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Mis en ligne par endehors, a 20:00 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi (22/04/13)
RAPPORTS VILLE/CAMPAGNE, DU STATUT-QUO A… L’ALTERNATIVE
La situation de la campagne et par voie de conséquence celle de notre système d’alimentation, est devenue catastrophique et son avenir problématique. La configuration urbaine de notre société, en constante progression, aggrave les tares du système de production et de distribution alimentaire essentiellement fondé sur la recherche du profit et de la rentabilité.

 

Mis en ligne par Patrick Mignard, a 20:53 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (14/04/13)
Alerte à la biologie de synthèse et aux aliens de demain

Lu sur Pièces et main d'oeuvre : "Avec la biologie de synthèse, vous avez un avantage, c’est que le grand public pour le moment ne connaît pas." (D. Raoul, Sénateur, vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques)*

"J’estime essentiel de désamorcer les craintes que l’opinion publique peut éprouver à l’égard d’un domaine émergent, sur lequel elle n’est pas pour l’heure informée". (Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche)**

***

Vous ignorez ce qu’est la biologie de synthèse, vous n’en avez jamais entendu parler. Comme tout le monde, à peu près. Il s’agit de la plus récente et d’une des plus effroyables innovations, des laboratoires à l’industrie. Nous tâchons ici de résumer l’explication au plus clair : qu’est-ce que c’est ? pour quoi faire ? pourquoi la refuser – MAINTENANT ?

Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a fait de la biologie de synthèse une priorité. Dès ce mois d’avril 2013, elle manigance un "Forum de la biologie de synthèse", afin de désinformer le "grand public" et de "désamorcer" toute contestation. C’est MAINTENANT que nous devons nous informer, alerter, refuser.

* Annexe au rapport de Geneviève Fioraso, Les enjeux de la biologie de synthèse, février 2012)

** Assemblée nationale, 4 mai 2011

(Pour lire "Alerte à la biologie de synthèse et aux aliens de demain", le télécharger et l’imprimer (A4 ou brochure A5), cliquer sur l’icône ci-dessous.)

***

Lire aussi sur ce sujet :
- Un malfaiteur de l’humanité : Philippe Marlière et les aliens de demain
- Innovation scientifreak : la biologie de synthèse
- Aujourd’hui le nanomonde n°18 - Spécial biologie de synthèse
- Aujourd’hui le nanomonde n°19 - Biologie de synthèse et acceptabilité

Et Sous le soleil de l’innovation, rien que du nouveau !", par Pièces et main d’oeuvre (éditions l’Echappée, 2013)




Alerte à la biologie de synthèse
Version prête à circuler
488.7 ko
Mis en ligne par endehors, a 19:11 dans la rubrique "Pour comprendre".
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L’impôt des riches, l’impôt des pauvres : l’évitement du contrôle fiscal par les classes dominantes.

Lu sur Contretemps : "L'affaire Cahuzac n'est pas seulement un puissant révélateur de la collusion entre direction de l'Etat et milieux d'affaires. Elle traduit également ce "relâchement du contrôle sur les classes dominantes" dont parle Alexis Spire dans son dernier livre : Faibles et puissants devant l'impôt (Raisons d'agir, 2012). Pour Contretemps, celui-ci revient sur les principaux résultats de son enquête.

Alexis Spire, chercheur au CNRS, est un spécialiste de la sociologie de l’Etat et des administrations. Après avoir enquêté sur les politiques d’accueil et de traitement des étrangers (Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l'immigration, Paris, Raisons d'agir, 2008 ; Etrangers à la carte. L'administration de l'immigration en France (1945-1975), Paris, Grasset, 2005), il s’est intéressé à l’administration fiscale. Son ouvrage (Faibles et puissants face à l’impôt, Paris, Raison d’agir, 2012) nous conduit au cœur de la collecte des impôts – comment s’opère en pratique le contrôle fiscale ? – et démonte les mécanismes par lesquels les classes dominantes sont parvenues à domestiquer l’impôt et à échapper, en partie, au contrôle fiscal. 

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Mis en ligne par endehors, a 18:45 dans la rubrique "Pour comprendre".
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La tyrannie des chiffres : trois livres pour comprendre
Lu sur Laurent Mucchielli : "Dans la vie quotidienne de chacun, jeune ou moins jeune, cadre ou ouvrier, à l'école comme au travail, dans les organisations publiques et privées, au niveau des politiques publiques, etc., les évaluations se font de plus en plus pressantes, diffuses, continues. Rendre des comptes, être visible, mesurable et surtout compétitif devient l'injonction permanente, stressante et très peu mise en cause. Être évalué paraît généralement aller de soi, voire être désirable : « On m'évalue, donc je suis. » Or ces évaluations sont tout à fait paradoxales : au nom de la rétribution au mérite, elles dénient le mérite véritable et engendrent un climat délétère de concurrence et de sauve-qui-peut ; au nom de « plus d'efficacité », elles créent une forme inédite d'inefficacité ; au nom de l'objectivité, elles écrasent les différences, standardisent, normalisent.
La complexité de la vie sociale n'est pas respectée. Les nouvelles évaluations rendent unidimensionnelle une vie multiple, ignorent les conflits qui font le cœur de l'individu comme de la société et, surtout, prétendent être justes et efficaces en dehors de toute situation réelle, en dehors de toute territorialisation.

Illustration : telerama.fr

Mis en ligne par endehors, a 18:19 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi (09/04/13)
Élites délinquantes et résistance au stigmate

Lu sur Champ pénal : "Pour la sociologie de la déviance interactionniste, le processus de stigmatisation passe par des rituels de dégradation. En poursuivant cette perspective, l’auteur considère que les élites délinquantes bénéficient au contraire de rituels de restauration quand elles sont mises en cause. Ils se manifestent de façon parallèle à la procédure judiciaire pour lui enlever une grande partie de ses effets dépréciatifs. A propos du procès dans lequel J. Chirac a été condamné, trois processus sont montrés : une restauration par la procédure, une autre par la minimisation des faits illicites, une troisième par une négation de l’intention transgressive. Ces rituels produisent une situation originale d’un individu à la fois coupable et innocenté.

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Mis en ligne par endehors, a 20:00 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi (08/04/13)
« Nous emploierons tous les moyens, y compris les moyens légaux. »
Bien connu pour ses prises de positions engagées, Noam Chomsky vient de publier un opuscule intitulé « Occupy » en référence aux contestations de « occupy Wall Street » à NewYork, Boston et d’autres villes. Protestant contre la « concentration des richesses » qui « génère frustrations et colère », « occupy » serait l’une « des plus importantes réactions à cette crise ». En dépit d’une bonne volonté évidente, le texte de Chomsky reste évidemment limité, mais il est vrai que les récents mouvements, s’ils sont emplis de connotations libérales, semblent entrouvrir quelques réflexions.

 

Mis en ligne par Thierry Lodé, a 18:00 dans la rubrique "Pour comprendre".
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