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patrick83 : pour info , j'ai le plaisir de vous informer la reconstruction du forum anarchiste ( l'original )c'est ici [Lien]
Rakshasa : Salut par ici !
libertad : salut, content de te revoir
Rakshasa : Salut ! Comme on ne peut pas répondre à l'article sur le 1er mai libertaire, je pose la question ici: quelqu'un saurait-il m'expliquer le sens de ce défilé, des actions menées, des mots d'ordre, etc ? C'est une vraie question, je ne comprends pas ces 500 à 1000 libertaires.
libertad : jOn, l'article est déjà publié : [Lien]
j0n : oups... super !
flippy : bonjour je viens d'envoyer un article sur le coup d'état au burkina, ya une grosse mise à jour à faire !
rfz : prendre l'expresss ou les poings comme source, ça me choque. mais alors des nazillards non !

(regarde un peu le fil Adяienne, c'est pas très clean)
grouchodurruti : Bonjour,
pour avoir des infos sur ce qui se passe en ce moment du côté des universités (étudiants, chercheurs et profs), un lien très utile :
https://twitter. com/gjpvernant
j0n : qq analyses critiques des gj :
[Lien] ou là : https://vosstani e.blogspot.com/


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Mercredi 16 Janvier 2019
COMMENCEMENT DE LA FIN OU FIN DU COMMENCEMENT


Le mouvement social actuel vit un paradoxe : être à la fois un mouvement massif, populaire, mais, du fait de son originalité et de ses exigences, incapable de développer une stratégie claire. Il est toujours très vivant, mais n’avance pas.


Cette situation n’est pas sans conséquence pour l’avenir.


Le caractère répétitif des actions, masque mal l’hypothétique progrès des revendications. Certes l’obstination et le mépris du Pouvoir de même que  la violence de ses réactions expliquent à la fois la durée et la dureté de la lutte… mais cette situation n’explique pas tout.


Le Pouvoir a fait le choix de NE RIEN CEDER,… c’est d’ailleurs la seule ligne claire qu’il ait. Ceci est dit et répété… Manifestement le Pouvoir a fait aussi le choix du pourrissement du mouvement, répression + fatigue pouvant, à ses yeux, avoir raison de la mobilisation. Pour le moment c’est pour lui un échec.


Mais l’environnement, autour du mouvement, évolue…


Le Pouvoir, avec son « Grand Débat National » essaye à n’en pas douter de gagner du temps et de noyer les revendications dans des palabres sans fin. La multiplicité des revendications, leurs natures différentes,… fait qu’au niveau national, l’opération est ingérable. Le Pouvoir le sait et essaye d’orienter les questions,… et les réponses qu’il a déjà, … ce qui va le conduire à un nouvel échec.


Le danger pour le mouvement est ailleurs…Il est dans sa dynamique interne et dans la stratégie des partis politiques.


Sa dynamique interne fait qu’en l’absence de stratégie claire, les forces ont tendance à s’éparpiller, s’autonomiser. Certes, le phénomène est encore marginal, mais amplifié par les médias et la pression des partis politiques, des éléments connus, médiatiques essayent de tirer leur épingle du jeu et de se construire des carrières politiques. Ceci est un mauvais signe auprès de l’opinion, mais aussi auprès des femmes et des hommes mobilisés.  


Ce phénomène est amplifié par la stratégie des partis politiques qui tous, surfent démagogiquement sur le mouvement pour essayer sinon de le contrôler, du moins de phagocyter certains de ses « leaders » pour les intégrer dans leur stratégie électorale… pur marketing électoral.


Les partis de la droite classique (LR en particulier) ont une position ambiguë, de vrais « faux culs ». Leur soutien au Mouvement est purement formel,… étant pour l’essentiel d’accord avec le Pouvoir,… ils ne veulent que simplement prendre sa place.


L’extrême droite qui ne sait progresser que sur le fumier de la crise sociale et politique  en rajoute dans le soutien au mouvement tout en étant d’une prudence extrême concernant les violences policières… elle sait qu’un jour, celles-ci (les forces de répression) seront sa force de frappe et, pour certains, ses supplétifs. (voir les années 30 du 20e siècle). 


Les partis de gauche eux, sont carrément absents : pas d’analyse, de stratégie, un discours sirupeux, rien !… ils attendent les élections. Seul, Mélenchon entretien une ambiguïté totalement contreproductive.


Les timides interventions syndicales pourraient présenter un intérêt de renforcement du mouvement… mais c’est bien timide, d’un côté comme de l’autre.


Le Pouvoir quant à lui, outre la grossière manipulation du Grand Débat National, commence apparemment à modifier le rapport de forces qu’il entend opposer au Mouvement. Dans sa « Lettre Aux français », Macron caresse la partie la plus réactionnaire du Mouvement, dans le sens du poil, en faisant référence à l’immigration,… thème qui n’existe pas sur les « ronds-points. Un appel du pied à l’extrême droite, éternel recours pour casser tout mouvement de révolte, voire un recours (Etat fort) en cas d’effondrement du Pouvoir… des officiers de haut rangs ne commencent ils pas à pointer le bout de leur nez ?


Le mouvement se poursuit donc, s’avançant vers les prochaines échéances électorales qui vont, c’est un risque évident, peu à peu le faire se décomposer, se disloquer. Toutes les forces politiques, sans exception, vont dans ce sens : faire rentrer ce mouvement dans la résolution classique des conflits de société : les élections. Alors tout sera dit et tout recommencera comme avant. A moins que,….


Toulouse, le 15 janvier 2019                                                                              Patrick MIGNARD


Voir aussi : http://fedetlib.overblog.com/2019/01/demain-se-construit-aujourd-hui-suite.html


Ecrit par libertad, à 21:24 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Les centristes, une menace pour la démocratie ?
Ecrit par libertad, à 14:16 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mardi 15 Janvier 2019
De la militance antifasciste à la violence politique contre le Front national
Ecrit par libertad, à 13:17 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Samedi 12 Janvier 2019
POLICE, SERVICE PUBLIC ? Mythes et réalités !

On nous répète sur tous les tons que la POLICE est un service public,… et cela, afin de bien faire comprendre au citoyen qu’il faut la respecter. Pourtant cela ne parait pas aussi clair que pour la Sécurité Sociale ou la distribution de l’eau ! Qu’en est-il exactement ?

 

Définissons tout d’abord le « Service Public ». Le service public est une activité qui dépend - directement ou indirectement - de l’Autorité Publique ou qui s’exerce sous son contrôle et dont le but est de satisfaire un besoin d’intérêt général.

 

Retenons l’expression « … a pour but de satisfaire un besoin d’intérêt général »

 

Qu’en est-il de la Police ? Quel intérêt général peut-elle bien satisfaire ?

 

Officiellement la Police a pour fonction d’assurer l’ordre et la sécurité publique.

 

Qu’est ce que l’ordre et la sécurité publique ?

 

- l’ordre c’est la défense et la stabilité des institutions, ainsi que la garantie du bon fonctionnement de l’appareil économique ;

- la sécurité publique c’est la défense des biens et des personnes.

 

Ordre et sécurité publique peuvent-ils être considérés comme un besoin d’intérêt général ?

 

La question, dont la réponse peut paraître évidente, est cependant à considérer sous différents angles qui rendent la réponse beaucoup moins nette qu’il n’y parait.

 

L’ordre,… il s’agit de l’ordre social et politique. Issu d’un processus dit « démocratique », il est instauré à la suite d’élections qui désignent les représentants du Peuple. Il ne peut être, en principe, modifié qu’au moment des consultations électorales. Si les élections ne sont pas contestées, cet ordre correspond, en principe, à l’intérêt général exprimé au moment du scrutin.

 

La sécurité publique,… il s’agit de la sécurité des biens et des personnes… défense de la propriété, publique et privée, et sécurité physique de tout un chacun !

 

Dit et considéré comme cela il n’y a pas grand-chose à contester. Pourtant, le plus étonnant c’est que, dans la réalité, les choses se passent tout autrement.

 

Pourquoi ?

 

QUAND LE MYTHE SE HEURTE A LA REALITE

 

Le lien social dominant qui fonde notre société, le salariat est basé sur une appropriation privée des moyens de production, autrement dit une répartition inégalitaire des moyens de produire de la richesse, donc de satisfaire ses besoins. Le salarié est l’instrument utilisé par le propriétaire des moyens de production pour produire une richesse qui appartient à ce dernier. En échange de sa participation, le salarié reçoit une quantité de valeur (monnaie) qui lui permet de vivre : le salaire. Les exigences de la réalisation de la valeur par le capital (concurrence entre capitaux) et la répartition des richesses produites (rémunération des actionnaires) se heurtent en permanence au désir du salarié d’augmenter sa part (le salaire), et de vouloir un emploi pour vivre. Le salaire est considéré comme un coût par le propriétaire du capital d’où la tendance à limiter sa progression. Le « droit au travail » est en fait fonction des conditions de la production… il n’est d’ailleurs pas un droit !

 

L’ordre économique et social est donc fondamentalement inégalitaire et par conséquent conflictuel,… et ce, quelle que soit l’organisation du système politique qui en est le garant.

 

Même dans sa forme la plus « démocratique », l’organisation sociale est, par essence, conflictuelle ; cela explique que dans une société dite « démocratique » le conflit est permanent.

 

C’est cet ordre là que défend la Police ! Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, sa fonction n’est donc pas du tout, socialement, neutre. Elle n’est « neutre » que si l’on fait abstraction de ce qu’est réellement le fondement de la société… ce qui serait faux et absurde.

 

Ainsi, la notion de « service public » de la Police prend une connotation bien singulière. C’est plus au service d’un système qu’elle est qu’à celui des intérêts des citoyens-salariés. Dans leur conflit avec le Capital, les salariés se heurtent donc inévitablement à ceux qui en défendent les intérêts, c’est à dire les policiers/gendarmes.

 

Qu’il y ait dans les fonctions des policiers/gendarmes des tâches moins ambiguës, moins sulfureuses,… c’est évident … et l’opposition aux policiers/gendarmes porte rarement sur celles-ci. Mais en cas de conflit social, la fonction essentielle de ces forces apparaît comme ouvertement répressive et en lien avec un système exploiteur et inégalitaire. La symbolique de l’uniforme devient alors un facteur d’opposition et d’affrontement qui peut prendre différentes formes.

 

Que des policiers/gendarmes croient faire œuvre de « service public », est une évidence,… encore faut-il qu’ils prennent conscience du caractère très particulier, dans leur cas, de ce que signifie la notion de « service public » : ils sont, qu’ils le veuillent ou non, malgré une organisation qui se dit démocratique, au service d’un système, facteur d’exclusion et d’exploitation, donc de conflits et d’affrontements.

 

En cas d’explosion sociale ils sont en première ligne. À eux d’évaluer les risques et l’opportunité ou non d’assumer cette fonction.

 

 

 22 mai 2016  Patrick MIGNARD

 

 

Ecrit par libertad, à 20:24 dans la rubrique "Pour comprendre".
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