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La Vieille Valette : Un Collectif en installation progressive

Lu sur : Collectif Valette « Le lieu dit "la vieille Valette " après avoir subi de plein fouet l'exode des mineurs des années soixante, fut donné en gestion à l'Office Nationale des Forets qui ne s'est pas inquiété de cette vallée inaccessible, donc inexploitable, et a permis le démontage des toits afin d'économiser les impôts.

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La Commune de Rochessadoule présente en 1983, un projet de centre d'accueil associatif et bénéficie depuis, d'une convention sur les bâtiments en ruines et terres incultes, rendue caduque par l'abandon du projet.

1991 Un groupe d'artistes squatters parisiens en quête de cohérence, décide de concrétiser sa recherche d'autonomie. L'objectif est de créer un espace pluriactif rural de rencontres artistiques. Naissance des Articulteurs : artistes cultivateurs...

1992 Après trois mois de prospection, leur choix se porte sur la vieille Valette, petite vallée de l'ancien pays minier du sud des Cévennes, à l'abandon depuis trente ans. Cinq d'entre eux achètent à une personne âgée sans héritier et au nom de l'Association Résonances, un demi hectare de terrasse et la seule bâtisse qui n'appartienne pas au Ministère de l'Agriculture. La Commune de Rochessadoule bénéficie, sur le reste du hameau en ruine et les terres en friches, d'une convention rendue caduque par l'abandon du projet de centre d'accueil qu'elle avait présenté en 1982. Cette première année d'installation est occupée par la découverte du site, de ses environ, du conseil municipal et des voisins, le campement, le débroussaillage, l'inventaire des ressources du lieu (fruitiers, forêt, sources, terrasses, hameau en ruine) et de ses handicaps (orientation, vents irréguliers, état de la piste d'accès,

1993 Trois permanents sont installés, des visiteurs passent régulièrement. Un projet est rédigé. Les activités tournent autour de : construction de cabanes, contacts administratifs, tentative de mise hors d'eau de bâtiment, débroussaillage, petite maçonnerie, etc. Des échanges de coup de main avec des sympathisants des environs, prouve l'intérêt de certains pour le projet.

1994 Les activités agricoles se développent avec l'arrivé de chèvres, la création de jardins, mais le manque de confort, la difficulté des travaux de maçonnerie ou de mécanique, réduisent l'équipe à 2 permanents, une petite fille naît.

1995 Au printemps une troupe de théâtre de rue s'installe pour créer un spectacle puis partir en tournée. Une nouvelle dynamique découle de la présence de cette équipe en recherche de tranquillité et de qualité de vie. Un conseil est mis en place afin de développer la gestion collective du site. Deux chevaux s'installent, c'est le retour de la traction animale, principalement pour les travaux agricoles et forestiers.

1996 Un grand chapiteau est construit. Une commission, réclamée par la Commune, sous la pression des chasseurs vient sur le site. Un arrêté préfectoral décrète toute la vallée insalubre. Un Recours est engagé devant les tribunaux administratif, un comité de soutien se forme. Un nouveau dossier est présenté aux administrations, demandant à l'ONF d'accorder un bail sur ces terres, propriétés du Ministère de l'Agriculture, à la MSA et la chambre d'agriculture d'accorder un statut, à la préfecture d'annuler son arrêté, à la commune et aux autres administrations, de reconnaître cette expérience comme bénéfique.

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Le Collectif adopte une charte, organise des journées portes ouvertes, s'investit dans le Système d'Echange Local.

1997 Pour répondre à la demande préfectorale, le chapiteau est démonté. Les 1ere Rencontres de la Valette regroupent une centaine de personnes Une partie de la toiture de la maison associative est achevée. Le confort des parties communes augmente grâce à la réalisation d'un fournil, une cuisine, une bibliothèque, une salle de musique, un bureau, un atelier, un lieu d'informations et de débats. L'équipe s'étoffe pour atteindre dix permanents, les repas regroupent en moyenne une quinzaine de participants. Le maraîchage, l'arboriculture, l'élevage se développent , de nombreuses terrasses sont défrichées et mises en culture. La tenue d'une réunion où seraient présents l'ONF, la Mairie, la Préfecture, est demandée.

1998 Une troupe de théâtre se crée, Plusieurs rencontres et fêtes, permettent aux nombreux sympathisants de découvrir le site et le projet. Le toit de la maison commune est posé. Trois maisons du hameau sont habitables, d'autres troupes viennent créer ou montrer leur spectacle.

1999 La vallée est toujours frappée d'insalubrité par la préfecture, la municipalité toujours méfiante, mais face aux travaux réalisés et aux progrès accomplis, les autorités locales commencent à voir les choses d'un autre œil... Une vingtaine de terrasses sont ouvertes à l'agriculture, trois maisons sont restaurées, portant ainsi à six le nombre de maisons habitées dans le village. Dans l'aile gauche de la maison associative sont installés un secrétariat, un l'atelier vidéo et une salle polyvalente. Construction d'une grande scène couverte en extérieur. En juillet stage de théâtre (clown), En août, soirée vivante tous les vendredi (spectacles, poésie, musique et gastronomie). Achat d'un ordinateur et d'un scanner, lancement du magazine " Vivalternative ". Le premier festivalette a lieu en novembre, musique, théâtre, rencontres, débats (sur les énergies non polluantes et les constructions bioclimatiques), hébergement et repas sont offerts pendant trois jours à de nombreux participants venues des quatre coins du monde.

2000 La production agricole augmente considérablement grâce à la maîtrise de la traction animale, l'amélioration du réseau d'irrigation et une meilleur répartition des cultures. La rénovation du hameau s'accélère, quatre nouveaux batiments sont mis en chantier, une maison munie d'une citerne située à l'entrée de la vallée (un kilomètre en amont du hameau) est restaurée. Une scierie-menuiserie est installée. Le nombre de permanent est maintenant de quinze personnes. Un deuxième festivalette est organisé en mai. Un site est ouvert sur Internet (http://collectif.valette.free.fr). La requête d'annulation de l'arrêté préfectoral d'insalubrité datant de 1996 est rejetée par le tribunal administratif d'appel qui mentionna que son jugement est fondé sur la situation passée d'il y a quatre ans.

2001 L'aile EST de la maison associative est aménagée (salle polyvalente arts corporels et danse, studio d'enregistrement, atelier peinture et dessin). La sculpture sur pierre pratiquée depuis 1997, devient omniprésente. L'association modifie ses statuts pour adopter une forme plus collégiale sans hiérarchie. »

AutoOrganisation à la Vieille Valette

Ecrit par Mirobir, à 14:43 dans la rubrique "Projets alternatifs".

Commentaires :

  L'Indescriptible
22-01-05
à 18:26

(1999 La vallée est toujours frappée d'insalubrité par la préfecture, la municipalité toujours méfiante)

Ici je peux dire que je connais. Ayant fait l'objet d'arrêtés préfectoraux, d'arrêté municipal " pour trouble à l'ordre public " d'un RE : Arrêté municipal (s'en doute pour me souvenir du premier) puis de chantage administratif. Condamnation en correctionnel, débouté au tribunal administratif, recours en appel et, finalement pouvoir dresser un doigt au bout d'un bras tendu en l'air ! AHAHAH!!!
Le système (État) comme le rappelle Thoreau, ne fonctionne que par l'entremise de l'homme. Quand bien même il y en aurait beaucoup ; ça ne le rend pas infaillible…
Et, comme le dit Zarathoustra : - à chaque grosse méchanceté que l'on te fait, rends en mille petites…
Répondre à ce commentaire

  Rakshasa
08-09-08
à 23:12

Re: (1999 La vallée est toujours frappée d'insalubrité par la préfecture, la municipalité toujours méfiante)

Et aujourd'hui, quelqu'un saurait-il où en est cette expérience ? Le site ne semble plus mis à jour depuis quelques années, sauf pour la promo de concerts punk-hardcore.
J'ai bien croisé des gens qui y étaient allés ces derniers temps, mais ils ne m'ont parlé que des festivals, des concerts et d'anecdotes de fêtes... Côté autonomie alimentaire, auto et éco-construction, organisation... quelqu'un sait-il comment ça tourne ?
Répondre à ce commentaire

  Kex
12-01-09
à 18:23

Re: (1999 La vallée est toujours frappée d'insalubrité par la préfecture, la municipalité toujours méfiante)

Rakshasa, j'y suis allé pendant l'été, et ayant débarqué peu après qu'une fête ait eut lieu, il y avait plutôt peu de monde et pas vraiment de chantier en place.
Mais il y a du nouveau, je viens de voir ça sur leur site : http://collectif.valette.free.fr/
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