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Une guerre contre l'Iran : info ou intox ?
On parle de guerre à venir, bientôt, contre l'Iran, lancée par les USA ou par Israël
La menace est signalée un peu partout :
sur Moscow news, le 15 janvier pour qui le positionnement dans le golfe persique de sous marins nucléaires (4) et de porte-avions US viendrait en préparation à une prochaine attaque
(www.informationclearinghouse.info/article16186.htm)

par un établissement financier international comme l'ING Wholesale Banking qui, le 8 janvier prévoit une attaque surprise d'Israël contre l'Iran d'abord comme peu probable, mais aux conséquences considérables : (en cas de guerre avec l'Iran : acheter des francs suisses, des couronnes norvégiennes, vendre les lires turques – acheter du pétrole et de l'or – vendre les marchandises industrielles – actions : favoriser le pétrole, Lukoil, Gazprom, vendre les actions de Turquie, d'Israël etc...), puis qui le 15 janvier, remarque que certains parmi les principaux opposants (US) à la guerre contre l'Iran ont été remplacés, que le déploiement de missiles Patriot est un nouveau signal, que les agences d'information préviennent désormais que l'Iran est en train de devenir un problème très chaud... voir à ce sujet :
http://www.rawprint.com/images/Iran07a.pdf - http://www.rawprint.com/images/Iran07b.pdf

ensuite, pour l'agence de presse chinoise XINHUA, rapportée au Koweit à partir d'une info du Koweit (?) : « Les Etats-Unis pourraient lancer une attaque militaire contre l'Iran d'ici avril 2007, a rapporté dimanche le journal Arab Times, basé au Koweit. Selon un article du rédacteur en chef du journal, Ahmed al-Jarallah, citant une source sérieuse, cette attaque pourrait être lancée par voie maritime, tandis que des missiles Patriot devraient protéger tous les pays arabes du Golfe. Des responsables américains ont déclaré que la nouvelle stratégie en Irak de l'administration Bush ne comprenait aucune proposition pour parvenir à un compromis ou de négocier avec la Syrie ou l'Iran, a ajouté le journal... » consulter en français : http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-01/14/content_374763.htm

Alors qu'en Grande Bretagne, le 15 janvier, Dan Plesch dans le Guardian affirme que tout indique que le président Bush prévoit d'ajouter à ses triomphes en Irak et en Afghanistan en s'attaquant à l'Iran, suivi en cela, comme d'habitude par Blair... Après que le Daily Mirror, le 4 janvier, sous la plume de Bob Roberts ait écrit : «Une guerre contre l’Iran pourrait avoir lieu ces deux prochaines années, a averti un haut conseiller de George Bush hier soir. Reuel Marc Gerecht, spécialiste de l’Iran à la CIA, a déclaré qu’il existait un 'important revirement » d’opinion en faveur d’une action militaire, en particulier en Israël. Il a ajouté : « Je pense qu’il est devenu très probable que les Israéliens lancent une attaque avant la fin du mandat de George Bush'...» (traduit en français dans : http://www.iranfocus.com/french/modules/news/article.php?storyid=4445)
et que le 6 janvier, le Sunday Times (Londres) ait annoncé qu'il croyait que l'attaque viendra d'Israël....

Pendant ce temps, back in the US of A (ou la même crainte est aussi très répandue dans les médias), le Colonel (US) à la retraite Sam Gardiner sur counterpunch.org, annonce le 17/1 que les pièces se mettent en place et que tout sera prêt pour la fin février (le deuxième porte avion quitte la côte ouest le 16/1 et les dragueurs de mines se mettent en position dans le golfe, comme les Patriots...alors que des avions F-117 se sont installés en Corée (on ne sait jamais) (http://www.counterpunch.org/gardiner01162007.html)
Et les américains en général semblent y croire , puisque reporte Paul Joseph Watson de Prison Planet, le 4 janvier, un sondage national révèle (IPSOS) que 40 % des américains croient qu'il est 'vraisemblable' que les US seront impliqués militairement avec l'Iran en 2007 (alors qu'ils ne sont que 29% à croire à un départ US de l'Irak) (http://www.prisonplanet.com/articles/january2007/040107warwithiran.htm).

Tout cela est allègrement démenti par le chef de la CIA : Bruxelles(AP) – le secrétaire à la défense US Robert Gates disait lundi 15/1 que les déplacements militaires dans le golfe persique étaient dûs en partie pour réagir à l'impression que l'Iran pouvait avoir d'une période de faiblesse des USA en Irak... : THE ASSOCIATED PRESS, le 16 janvier (http://www.nytimes.com/aponline/world/AP-Gates.html?_r=1&oref=slogin)
et par Israël, pour qui l'article du Sunday Times n'est qu'une manipulation, selon David Bronner de Guysen Israël News, le 7 janvier – l'agence de presse francophone d'Israël – voir, en français :
http://www.guysen.com/articles.php?sid=5425

Mais ce sont donc plutôt de démentis de la part de ceux qui seraient susceptibles de mener cette attaque...

Pourtant, de l'autre côté de la barricade, pour Robert Fox le 8 janvier, sur The first Post
http://www.thefirstpost.co.uk/index.php?menuID=1&subID=1019,
traduit dans http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1878&lg=fr,
il s'agit bien d'une manipulation, mais comme mise en condition.
voir à ce sujet cet article mentionné ci-dessus, en français, de Robert Fox, et reproduit ci-dessous :

(début de citation)
Les médias britanniques sont en train de nous conditionner pour une attaque contre l’Iran

Traduit en français par Maria Poumier et révisé par Fausto Giudice (collectif Tlaxcala)

Brusquement, les Anglais ressentent l’invasion insinuante d’une idée : celle de l’attaque contre l’Iran. Sur Radio 4 cette semaine, l’éditorialiste politique de Robinson réunissait une table ronde flamboyante de 45 minutes sur le thème : « Comment réagiraient les Britanniques si les USA et l’Israël se décidaient à bombarder l’Iran ». L’émission de mercredi dernier a été rediffusée, et classée dans la rubrique : « que se passerait-il si… »
Le lendemain matin, Anatole Kaletsky, du Times, pondait un papier sur les projets de Blair conjointement avec USA, Israël et Arabie Saoudite, pour écraser l’Iran. Hier c’est le Spectator qui a fait un pas de plus. En couverture, il déclare qu’Israël projette des frappes nucléaires afin de stopper l’industrie atomique iranienne. Il ne s’agit plus de savoir si mais quand Israël va lâcher ses missiles et bombardiers, nous dit-on.

De quoi s’agit-il ? Les faits, pour autant que nous le sachions, basés sur les enquêtes et les sources primaires, sont les suivants : Les Israéliens, selon le think tank (laboratoire d’idées) stratégique de l’université de Tel-Aviv, ont déclaré le mois dernier que la seule façon d’empêcher l’Iran de se doter d’armement nucléaire opérationnel était une frappe militaire. Il ne reste que quatre ou cinq mois pour passer à l’acte, et si les USA n’aident pas Israël pour ce faire, Israël s’en chargera tout seul. Le vice-président Dick Cheney est acquis à cette idée, et il est en train d’essayer de convaincre George Bush.

Les militaires US ont dessiné leurs plans d’attaque, selon les sources de renseignement britanniques. Mais les chefs des trois forces armées ont recommandé à Bush de n’en rien faire. « Les USA n’ont pas d’agents de renseignement fiables sur le terrain en Iran », m’a dit récemment un haut gradé britannique à la retraite.

Comme je l’ai indiqué le 1er novembre, l’État-major britannique a demandé aux services de renseignement leur avis sur les projets israéliens d’attaques contre les sites nucléaires iraniens. Leur rapport a estimé que cela causerait des centaines de milliers de pertes en vies humaines.

Les Israéliens et leurs partisans qui continuent à défendre leur projet argument qu’ils ont bien réussi à torpiller les projets d’armement nucléaire de Saddam avec leur bombardement préventif de la centrale d’Osirak dans la banlieue de Bagdad en 1981. En fait, selon l’un des spécialistes du nucléaire de Saddam, Jafar Dia Jafar, le raid a surtout servi à encourager Saddam à accélérer la mise en place de son programme, plus qu’à y mettre un terme.

Tony Blair aussi croit à l’action. Il a demandé publiquement à Dubai le mois dernier : « Quand est-ce que vous allez faire quelque chose pour contrer les projets iraniens ? » Et personne, ni Blair ni les invités de Radio 4 ne s’est posé la question des conséquences d’une attaque conte l’Iran.

En fait, toute frappe éventuelle couperait le passage du pétrole dans le Golfe, ce qui entraînerait une récession mondiale. L’Iran peut parfaitement attaquer les gisements de gaz et les installations en bout de chaîne, bloquant de la sorte environ un tiers de l’approvisionnement mondial en gaz. En retour, cela pourrait provoquer un conflit global, et faire de la superpuissance en matière d’énergie.

Le panel de Nick Robinson n’était nullement ému par le désastre qu’ils envisageaient, ce qui ne nous étonne pas de la part de trois des intervenants, Stephan Wall et Jeremy Greenstock qui était jadis au Foreign Office, outre l’ancien secrétaire conservateur aux Affaires étrangères Malcolm Rifkind, dont les efforts pour faire la paix dans les Balkans sous John Major menèrent à un virage lugubre depuis des positions modérées.

Les deux autres étaient Reuel Marc Gerecht, l’un des faucons les plus sains d’esprit de l’American Enterprise Institute, qui était le seul à remettre en question la faisabilité d’une frappe usraélienne sur l’Iran, et George Pascoe-Watson.

Qui est George Pascoe ? C’est le nouvel éditorialiste du Sun. Que faisait-il donc dans le symposium « hypothétique » de Robinson sur Guerre Mondiale ? Sa contribution principale a été de dire qu’une attaque contre l’Iran serait « un scoop, une nouveauté colossale que tout journaliste adorerait pouvoir couvrir ». Sa présence semblait sortir tout droit du manuel de Alaistair Campbell (conseiller de Tony Blair, NdR) sur la doctrine du « spin » (la diversion systématique).

Nos mentors politiques et patrons de sont en train de mijoter quelque chose. Dieu fasse que je me trompe, mais je crains bien que ce ne soit pas le cas. Commencez à dérouler vos banderoles, amis contestataires, et préparez-vous à quelques manifs.
(fin de citation)

S'agit-il donc de nous préparer eu pire ? Ou pour quelle autre raison ?
Borogove (assemblage et traduction quand il le fallait)
Ecrit par libertad, à 22:23 dans la rubrique "International".

Commentaires :

  gyhelle
18-01-07
à 10:27

Honnêtement, je ne crois pas à l'attaque de l'Iran par les USA. Il sont trop enlisés en Irak. Il n'y aurait pas eu ce bourbier irakien, il y a longtemps que l'attaque aurait eu lieu (peut être en Syrie avant).

Les menace israéliennes semble plus dirigées vers les états-unis que vers l'iran (du genre soutenez nous mieux sinon on va faire une grosse connerie)
Répondre à ce commentaire

  borogove
18-01-07
à 12:42

Re: guerre contre l'Iran : info ou intox

en réponse au comm. de Gyhelle, de Borogove

Je ne sais pas si les US veulent vraiment attaquer l'Iran ou si, comme l'affirme l'auteur du First Post dans son article présent à la fin, tout le ramdam que l'on fait au niveau de la planète sur le sujet est juste une manipulation ou un ballon d'essai.
L'argument que tu présentes est celui du bon sens : 'ils' ne sont pas idiots à ce point là...
Mais parmi ceux qui essaient de nous mettre en garde, il y a ceux qui affirment : si, si, 'ils' sont irresponsables à ce point, car en fait, 'ils' agissent pour un intérêt à court terme : Olmert est menacé par des scandales et impopulaire, Blair doit partir au printemps, Bush est si bas dans les sondages qu'il "risque bientôt d'avoir des résultats négatifs" (!). Et donc, cette attaque contre l'Iran serait une fuite en avant (comme l'envoi des 21.500 soldats en plus). Par ailleurs, 'ils' penseraient que les vrais effets négatifs ne se révèleraient que plus tard : après 'eux', le déluge...
N'oublions pas que, si la menace de guerre est souvent mal vue avant par les populations 'gouvernées' par ces trois leaders, ces mêmes populations ont eu tendance à les soutenir immédiatement après l'entrée en guerre : 'au diable les divisions, il faut soutenir nos soldats' pour ensuite la repousser. Ensuite est un autre jour, une autre année...
Je ne dis pas que cela sera, serait le cas : il est suffisant qu'ils' le croient.
Et puis, l'idée serait d'attaquer avec des 'super armes' (mini nukes)
et assez peu de soldats.
la réponse pourrait être, selon certains experts US (même de la droite classique) une levée en masse contre l"armée US en irak, provoquant ainsi une défaite historique là-bas : un 'Stalingrad sur le Tigre' ; mais ça, c'est une autre histoire...

Répondre à ce commentaire

  Lexx
18-01-07
à 16:37

Re: Re: guerre contre l'Iran : info ou intox


Je cite Andre Gunder Franck d'apres un texte (premonitoire?) ecrit en 2005, que vous pouvez retrouver sur le site Rinoceros a cette adresse: http://www.rinoceros.org/article.php3?id_article=1052 , et qui met en avant 2 choses me paraissant importantes:
1- L'invasion americaine en Irak a commence alors que l'Irak s'appretait a signer un accord commercial en Euros, plus precisement avec la France via notre fierte national, l'entreprise TOTAL (ce qui expliquerait le choix de Chirac de ne pas participer au conflit?...)
2- La visite recente du president iranien dans trois pays d'Amerique du Sud dont...Le Venezuela!
.
Donc, je cite :

Les producteurs de pétrole déposent aussi leurs économies chez l’Oncle Sam. Avec le choc pétrolier qui a restauré son prix réel après que sa valeur en dollars a chuté en 1973, le petit malin Henry Kissinger a conclu un accord avec les plus grands exportateurs de pétrole en Arabie Saoudite stipulant que la valeur du pétrole continuerait à être évaluée en $, et que ces revenus seraient déposés chez l’Oncle Sam et seraient compensés partiellement par du matériel militaire. Cet accord a été élargi de fait à tous les membres de l’OPEP et est toujours en vigueur, à l’exception de la période avant la guerre contre l’Irak, où celui-ci est sorti de l'accord et a remplacé la tarification de son pétrole en dollars par une tarification en euros, avec l’Iran menaçant de faire la même chose. La Corée du Nord n’a pas de pétrole, mais ne commerce qu’en Euros. Ces trois pays forment « les états escrocs de l’axe du mal ». [Aujourd'hui, le Venezuela est l’un des principaux fournisseurs de pétrole de l’Oncle Sam mais fournit aussi du pétrole à des taux préférentiels dans des échanges commerciaux qui ne s'effectuent pas en dollars à d’autres pays pauvres comme Cuba. Du coup, l’oncle Sam a soutenu et financé des commandos militaires de son Plan Colombie d'à côté, encouragé un coup d'état illégal, et lorsque cela eut échoué, tenté un référendum légal pour procéder à un autre « changement de régime » là-bas aussi ; maintenant, avec le Brésil ces trois pays ont aussi été baptisés un autre « axe du mal »]. Pour en revenir au sujet principal, et appeler un chat un GROS chat, tout ce qui a été mentionné précédemment fait partie de la plus importante escroquerie du monde basée sur la confiance, de type « combine Ponzi ». Comme toutes les autres « combines Ponzi », son trait principal est qu’elle ne peut continuer à être profitable en $ et à être maintenue au sommet que tant qu’elle continue à recevoir de nouveaux fonds en $ à la base, de façon volontaire si possible grâce à la confiance, ou sinon par la force. [Les résultats des formules de Clausewitz et de Cromer sont bien sûr que ce sont les plus pauvres qui payent le plus, car ce sont ceux qui peuvent le moins se défendre : par conséquent, ceux qui sont placés sur/au-dessus d’eux leur font passer la plupart des coûts et des souffrances]. Mais que se passe-t-il si la confiance s’estompe et si les $ n’arrivent plus ?

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