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L'éjaculation féminine

En fait l'éjaculation féminine n'a pas la même texture que l'éjaculation masculine : elle est liquide comme de l'eau, transparente et inodore ! Elle peut arriver au moment de l'orgasme ou pas. En général elle est liée à l'orgasme vaginal ( et oui, il existe un orgasme vaginal différent de l'orgasme clitoridien et en général il est beaucoup plus fort !!!! ). Elle peut simplement couler ou partir en petits jets. Si ça vous arrive, ne paniquez pas, ce n'est pas de l'urine !!! Ca se voit à l'absence de couleur et d'odeur. Mais ça peut couler beaucoup ( et faire littéralement une flaque... )

Trop peu de femmes savent qu'elles en sont capables.

La première condition est de savoir qu'on peut le faire.

Après, il faut se détendre et surtout ne pas être pressée (ça n'arrive pas au bout de deux minutes... ça peut arriver plus facilement si on a déjà jouit clitoridiennement juste avant )

Il faut trouver la zone sensible qui provoque l'éjaculation ( appelée également point G ). Elle se situe à l'intérieur du vagin du côté de la vessie, elle a la texture d'une éponge, elle est en relief. Quand on appuie dessus, on peut avoir l'impression qu'on a envie de faire pipi, mais on se rend compte rapidement que ça n'a rien à voir.

Après, le but du jeu est d'être "sollicitée" vaginalement en s'arrangeant pour que ce qui nous pénètre ( doigts, sexe, objet ) "cogne" sur le point G.

Une des positions les plus simples ( en tout cas pour moi ) est d'être dessus un homme ( si on baise avec un homme évidemment ) en cavalière et d'avoir le bassin légèrement basculé en avant... Eventuellement ça peut aider les premières fois de stimuler le clitoris en même temps.

Bon vous savez ce qu'il vous reste à faire maintenant !!!

 

Tract anonyme

Lire aussi : L'éjaculation féminine par Ovidie

Zoom sur le point G

L'orgasme au féminin

Ecrit par libertad, à 21:21 dans la rubrique "Le privé est politique".

Commentaires :

  Eva
16-01-07
à 09:52

Ejaculation féminine : quelques réponses

Ejaculation féminine, femme fontaine, point G, orgasme clitoridien ou vaginal... Beaucoup de curiosité et de questions quand on aborde ce sujet : l'éjaculation féminine reste un sujet flou sur lequel aucun chercheur ne semble d'accord avec ses confrères. De trés nombreuses théories sont mises en avant mais ce phénomène est encore bien mystérieux...

Pour en savoir plus : l'éjaculation féminine

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  Anonyme
16-01-07
à 11:25

Re: Ejaculation féminine : quelques réponses

Très bien tout ça. Mais... En quoi nos petites questions d'intimité narcissiques ont un quelconque rapport avec le politique? (au-delà des truismes du féminisme bourgeois des Autain et des Alonzo...)

Ca fait des plombes qu'on entend les féministes dire à juste titre que l'éjaculation masculine ne doit plus être vécue comme l'aboutissement obsessionnel de tout acte sexuel. Alors, bien que curieux quant à l'éjaculation féminine et aux recherches qui lui sont consacrées, je m'interroge sur le sens et la pertinence de cette politisation floue de l'éjaculation féminine: masculinisation sur le mode patriarcal de la fémininité (ce qui s'inscrirait dans la logique dominante actuelle: prolétarisation de la femme, marchandisation du corps, intégration aux élites médiatiques bourgeoises, gangstérisme féminin, proscription de l'investissement affectif dans le rapport charnel toujours plus mécaniste vendu comme une "émancipation sexuelle", destruction du lien parental via les "vertus du salariat"...) ou l'intime, l'entre-soi nombriliste et nihiliste érigé en Politique (petites questions de bas-ventre portées au rang d'enjeux publiques)?

Simple curiosité sur ce "mystère" de l'éjaculation féminine, pourrait-on répondre et en rester là (ce qui est ma vision des choses). Mais alors, en quoi est-ce politique, sachant que ça fait belle lurette que le cul de la femme n'est plus un tabou au yeux du Pouvoir mais au contraire un bien de consommation esthétique et conforme? N'est-on pas, devant ce phénomène de mode, devant une perspective visant à produire l'inverse de l'effet recherché? Ou en est-on encore à lutter contre le fantôme d'un puritanisme chrétien qui n'a guère d'autre survivance que dans

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  Anonyme
16-01-07
à 11:25

Re: Re: Ejaculation féminine : quelques réponses

le féminisme d'avant-hier?

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  ibubolo
17-01-07
à 11:32

Ejaculation féminine : quelques questions

moi je sais pas trop... j'ai eu des expériences troublantes à ce sujet, mais jamais il m'a semblé pouvoir émettre une règle & une méthode aussi absolues pour parvenir à ce que je-ne-sais-comment-nommer...

J'aime bien le coté do it yourself du texte, mais je trouve que son ton comporte une injonction normalisante... si tu es normalE, tu dois en arriver là.... bref... si toutes les femmes parvenaient dejà à l'orgasme ; ça serait déjà une bonne avancée...

Et pour les bonnes langues qui rétorqueraient que la mienne est mauvaise, je peux répondre qu'il existe encore des femmes (et sûrement des hommes, quoi que cela me semble moins certain) qui n'osent ou n'arrivent pas à se donner du plaisir soi-même.

Bref, des éjaculations féminines, oui, mais ça reste une question de gens qui n'ont pas trop de problèmes avec leur épanouissement sexuel, ...non ? Enfin, je veux dire par là, qu'il faut déjà avoir un minimum de pratique masturbatoire ou des partenaires complices avec qui le courant passe pour prétendre à l'eau de la fontaine, je me trompe - de fallope ?
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  Eva
18-01-07
à 09:03

Re: Ejaculation féminine : quelques questions

C'est vrai que ce texte semble un peu normalisant comme le dit ibubolo, et peut etre qu'a force de proner l'ejaculation feminine (comme on l'a fait il n'y a pas si longtemps avec le clitoris), beaucoup de femmes qui n'y  parviennent pas vont se sentir exclues de ce qui risque de devenir une norme sociale, épanouissante et presque obligatoire...

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  Eva
18-01-07
à 09:10

Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

Suite du commentaire précédent ;)

Peut etre devrait-on ajouter au début de tout texte parlant de sexualité (feminine ou masculine, peu importe) que de toute manière, il n'existe et n'existera jamais de normalité dans le sexe et que chacun fait ça à sa sauce, si vous me permettez cette expression...

Mais d'autres problemes surgissent face à l'ejaculation feminine et à son manque de connaissance scientifique : par exemple, pour l'instant, personne ne sait si le liquide est porteur de MST ou du virus HIV? Il serait quand même vital de savoir ce qu'il en est... Je pense donc qu'il est important de véhiculer l'info pour que des chercheurs fassent enfin le point là-dessus et nous expliquent le pourquoi du comment....

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  thomaslut
18-01-07
à 12:28

Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

Eva, il est vrai que l'on entend très peu parler de l'éjaculation féminine et la question que tu soulèves est très pertinante, car elle montre avec objectivité l'échec de la communication en matière de prévention du Vih et des Ist.

Comme le sperm et le liquide séminal, la secrétion issue de l'éjaculation féminine est un vecteur de contamination. En effet, que ce soit chez l'homme ou chez la femme, les muqueuses qui ornent nos sexes sont particulièrement fragiles et poreuses. De ce fait, toutes les secrétions en s'écoulant, favorisent les différentes contaminations. Pour s'en protéger, il n'existe à l'heure actuelle que le préservatif, masculins ou féminins. En ce qui concerne les spermicides ou les pillules du lendemain, ce ne sont que des rumeurs et des inepties, rien ne protège les femmes d'une éventuelle contamination.

Il faut savoir qu'aujourd'hui, un séropositif sur deux est une femme. Le premier vecteur de contamination chez les hétérosexuels est la confiance. Voilà en quoi cet article est politique pour répondre à un commentaire que j'ai lu plus haut.
Répondre à ce commentaire

  satya
18-01-07
à 13:15

Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

peut etre qu'a force de proner l'ejaculation feminine (comme on l'a fait il n'y a pas si longtemps avec le clitoris), beaucoup de femmes qui n'y  parviennent pas vont se sentir exclues de ce qui risque de devenir une norme sociale, épanouissante et presque obligatoire...

franchement, je trouve cette histoire assez "rigolotte", et en dehors du sujet de contamination possible du sida ou d'informer de l'existence pour des jeunes inexpériementéEs, je n'en vois aucun intérêt direct.
en effet, nous vivons touTEs nos sexualités comme bon nous semblent et il est ridicule de vouloir définir ce qui est ou n'est pas comme s'il fallait soumettre le plaisir et la sexualité à des "résultats" !!!
la seule chose de base importante c'est que chaque personne vive sa(ses) sexualité(s) en accord avec elle/lui-même en toute liberté et avec consentement mutuel.

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  Anonyme
18-01-07
à 18:17

Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

Satya, je suis d'accord sur le principe que chacun doit s'attribuer la sexualité et la vivre comme bon lui semble. Même si cet article n'est pas forcément ce qu'il y a de plus intellectuel, je pense qu'il est important de parler de sexe. En effet, ne pas traiter le sujet consisterait à renier un élément important de la vie de tous les individus, quels que soient leurs genres ou leurs orientations sexuelles. L'ignorance et les phobies puisent leurs origines dans la loi du silence. Je crois sincérement que le dogme machiste trouve sa source dans le silence des femmes à parler de leurs corps et de leurs désirs.

On m'a fait parvenir ces jours-ci un pdf, issu d'un manuel scolaire religieu des années 60. Le chapitre s'intitule "comment être une bonne épouse". Le paragraphe abordant la sexualité impose aux femmes de se soustraire aux désirs de leurs maris, en acquiessant lors de leurs éjaculation, et de se taire si ceux-ci leurs imposent des pratiques qui ne leurs conviennent pas. Il me semble que ce temps est révolu, mais avec un discours moralisateur comme le tiens sur la transparence de la jouissance féminine, nous ramenerons bientôt les femmes à leurs cuisines et les rabaisseront au rôle de "putes domestiques" ! Ce qui m'apparait inconcevable et inhumain.
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  satya
18-01-07
à 18:39

Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

je ne pensais certes pas à tenir un discours moralisateur bien au contraire et il m'a semblé justement en parlant d'éducation pour les inexpérimentéEs ne pas céder à la loi du silence; je pense en effet qu'il existe un manque immense au niveau de l'éducation des sexualités dans nos sociétés  !!


je dois surement mal m'exprimer alors...



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  Anonyme
18-01-07
à 18:46

Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

Ce texte est tout à fait important, même si on peut le critiquer sur la forme parce qu'il ne rappelle peut-être pas assez qu'il ne peut y avoir de norme. Tout de même revenons un peu en arrière où la question de la jouissance sexuelle des femmes était ignorée et où la sexualité se faisait uniquement pour le plaisir des hommes et la reproduction, ce n'est pas si loin. Que beaucoup de femmes n'éprouvent pas d'orgasmes est une chose, qu'il ne faille culpabiliser personne en est une autre, qu'il ne faille pas parler d'orgasme parce que certaines n'en éprouvent pas, ça me semble revenir 50 ans en arrière.
Le problème n'est pas la culpabilité individuelle de ne pas arriver à ceci ou cela, de faire ceci ou cela mais de comprendre comment la répression sexuelle, l'insatisfaction sexuelle est à la base des frustrations sociales qui engendrent violence et apétit du pouvoir. Une société om chacun trouverait sa satisfaction sexuelle ne laisserait guère de place au travail et à l'exploitation car le bonheur trouvé dans la jouissance sexuelle, gratuite et à portée de chacun ne laisserait que peu de place à d'autres activités. Reich même s'il s'il planté sur ce qu'est la jouissance sexuelle en a bien compris les conséquences sociales de sa frustration.
Ce que je trouve énorme dans cette histoire d'éjaculation féminine c'est que cette réalité ai du passer par le canal de la pornographie, puis des féministes pro-sexe pour commencer à apparaitre, alors que le féminisme classique pour qui cela aurait du être un thème de reconnaissance et d'approfondissement, s'en est complètement désintéressé. Cela soulève des questions, car la question de l'éjaculation féminine montre que la jouissance sexuelle ne repose pas sur un genre, ce qui pose problème à certains courants féministes mais qu'elle est une modalité de l'humanité, hommes ou femmes. Qu'il n'y a pas de séparation nette entre hommes et femmes  ( les androgynes sont là pour le montrer ). Il est vrai que la critique du phallus comme centre du pouvoir masculin basé sur un égoisme des hommes ne pensant qu'à éjaculer en prend un sérieux coup avec l'éjaculation féminine issue d'un pénis interne, donc le clitoris n'est que la partie immergée de l'iceberg.
Un pavé dans la mare en faveur de l'égalité des sexes.
Qu'au 21 ème siècle ont ne sache enre pratiquement rien de ce fait de l'éjaculation féminine montre à quel point la science et la recherche sont idéologiques : on ne peut chercher ce qu'on nie, même si cela existe depuis toujours. Les travailleuses du sexes ont prouvé une nouvelle fois leur utilité sociale.
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  Anonyme
18-01-07
à 19:31

Re: Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

on pourais egalement aborder le kama sutra et autres rejouissances.

                                          @ 

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  satya
18-01-07
à 23:51

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

effectivement ce serait plus amusant et probablement plus instructif pour certainEs !

franchement, ce que je trouve déplorable c'est une certaine manière de présenter les choses et de constater que de fait, les jeunes femmes d'aujourd'hui ont moins de connaissances de leur corps et de leur sexualité que dans les années 70 où nous devions vraiment tout découvrir.
cette rupture des découvertes et d'apprentissages est étonnante et flagrante. ce retour en arrière est une véritable ...je ne trouve pas le mot exact, je dirais imbécillité et manque de lucidité.
je trouve qu'il y a des dérapages évidents et que les choses ne sont pas situées dans les contextes appropriés qui devraient être créatifs, évolutifs et épanouissants.
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  satya
18-01-07
à 23:59

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

 

Trop peu de femmes savent qu'elles en sont capables.

La première condition est de savoir qu'on peut le faire.


pour ceux ou celles qui ne comprendraient pas ce que je dis, je tiens à souligner que ces propos sont erronnés, il ne s'agit pas en fait d'en être "capable" ni de "pouvoir le faire" mais plus simplement de savoir que cela existe et que c'est quelque chose de naturel, sain et simple. il ne s'agit en aucun cas de "rechercher un accomplissement " mais d'un état, d'une existence, de faits réels dépendants non seulement de la personne mais de la situation dans laquelle elle se trouve et nous savons touTEs qu'il n'y a pas de "normes", ni "d'obligation" et que de plus chaque "fois" peut tout à fait être différente.

 

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  thomaslut
19-01-07
à 01:15

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

Je suis tout à fait d'accord avec toi Satya cette fois ci. Il ne s'agit pas de rechercher une performance mais de savoir que cela existe, car la connaissance de son propre corps permet aussi l'épanouissement mental. 
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  satya
19-01-07
à 10:34

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Ejaculation féminine : quelques questions

je pense en fait que nous avons souvent à faire avec des mots voir des préjugés qui pourraient facilement être dissipés.

je crois qu'il est important et essentiel de bien différencier deux choses: faire l'amour n'est pas un combat ni envers l'autre ni envers soi même; ni envers des sociétés et ne le sera jamais même si cela peut pour certainEs être un travail.
il ne s'agit donc absolument pas de moral mais bien de savoir se positionner amha et savoir lier le travail et le combat militant à son juste équilibre.
savoir mettre et poser les choses à leur place est très important pour pouvoir avancer, être créatifs et vivre librement et pleinement.

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  Rakshasa
19-01-07
à 11:11

Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

"faire l'amour"..."même si cela peut pour certainEs être un travail"
L'amour n'est pas un rapport marchand, et quand bien même il le deviendrait parce que certainEs nomment leur travail "amour", il y aurait donc un combat à mener, à savoir repousser ce dogme du travail qui nous prive justement de créativité et de liberté.
Je pense que l'on peut distinguer d'un côté, "travail du sexe", rapport sexuel avec rapport marchand, de l'autre côté "amour", rapport affectif et/ou sexuel sans rapport marchand, ça laisse un peu de marge à toutes et tous, en attendant d'en finir avec le travail.
Répondre à ce commentaire

  thomaslut
19-01-07
à 18:11

Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

Les travailleuses du sexe ne vendent pas de l'amour, mais un service sexuel ! Dire que les putes vendent de l'amour est une abhération. On utilise certaines parties de nos corps dont nous maitrisons le fonctionnement (parce que nous en avons une bonne connaissance) pour assouvir les désir de la clientèle.

Les putes savent très bien faire la différence entre l'affect et le sexe, sinon elles ne tiendraient pas longtemps sur le plan psychologique. Car être pute, c'est aussi savoir se protéger mentalement de l'agressivité de la société qui ne fait aucune distinction entre désir sexuel et sentiment amoureux.
Répondre à ce commentaire

  Rakshasa
19-01-07
à 19:19

Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

"Car être pute, c'est aussi savoir se protéger mentalement de l'agressivité de la société qui ne fait aucune distinction entre désir sexuel et sentiment amoureux."
Je ne comprend pas cette phrase. Pourrais-tu développer Thomaslut ou exprimer cela différemment ?
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  thomaslut
19-01-07
à 19:37

Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

En tant que pute, je distingue parfaitement ma propre sexualité privée des services sexuels que je rend. Même si je prend du plaisir avec des clients, (car certains sont particulièrement agiles), je gère mes émotions personnelles de telle manière à ce qu'elles ne me mettent pas en danger.

La plupart des gens (non-putes) avec qui je discute ne font pas la distinction entre la libido et l'affect. C'est d'autant plus vrai quand je dialogue avec des hétéros, et particulièrement certaines féministes radicales. On me qualifie de pervers et de dégénéré car il n'y a aucun sentiment dans les relations que j'entretiens avec mes clients.

Or, en séparant bien les deux notions que sont l'affect et la libido, je trouve mon équilibre. Ce qu'on me rétorque est souvent basé sur un discours judéo-chrétien... Donc de gens qui méconnaissent les mécanismes de leur propre corps, qui de ce fait, se permettent de parler à ma place de mes conditions de vies sans les connaître.
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  Rakshasa
19-01-07
à 20:10

Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

Ah bon ? Pourtant ça me semble couler de source que le service vendu par les putes ne contient pas d'affect. Les maigres témoignages que je connais parlent d'affect avec quelques habitués, les bons clients, que l'on finit par connaître au delà de la prestation, mais là encore cela semble plus concerner des putes d'une certaine génération (quiqua, sexagénaires) (peut-être le côté maman...). Comme pour toute relation commerciale, ça peut être cordiale au maximum mais ça s'arrête là en général.
Effectivement, le sexe c'est une action du corps avec sa propre chimie différente de la chimie des sentiments.

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  Anonyme
19-01-07
à 20:16

Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

satya: effectivement nous constatant un retour en force du conformisme pour tout ce qui touche

 le sexe  et le sujet reste toujour tabous. vous avez dit liberation des moeurs??

 quelle est l'avis des feministes(et des autres) sur ce constat??

 en ces temps de mediocritées et de conformisme,jouissait sans entrave reste plus que d'actualitée!  

 

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  thomaslut
19-01-07
à 20:57

Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

Oui, ca devrait couler de source, mais il n'en est pas ainsi. D'une part le lobby abolitionniste a une bonne longueur d'avance sur les revendications des travailleuses du sexe, mais aussi parce que certains courants féministes jugent nos activités dégradantes pour la femme, de ce fait, l'argument principal qu'ils véhiculent sont "pas de sexe sans amour". A mon sens, ce point de vue est une régression pour la condition féminine, car cela soumet les filles à un rapport "normal" avec les garçons. C'est très moralisateur, et pour en revenir au texte de base de cet article, cela enferme les femmes dans la méconnaissance de la sexualité, et plus particulièrement de la leur. Tolérer ceci est à mon sens se rendre complice de la régression morale de la condition féminine.
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  satya
19-01-07
à 22:39

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

en fait, j'en arrive à me demander si les femmes qui font(faisaient) l'amour par amour et aussi par simple plaisir et désir sans jamais le faire pour du fric mais ayant une grande connaissance de leur corps et de leur émotionnel existent encore ou bien se cachent..???

n'y aurait-il donc sur cette triste planète plus que des prostituéEs ou des abolitionnistes judéo-chrétienne ignorantEs ???? 
quel schéma sociétal terrifiant !!
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  Anonyme
19-01-07
à 23:26

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

Ce qui me paraît probable, satya, c'est que tu ne les trouveras pas sur ce fil. Ces femmes dont tu parles, qu'auraient-elles à faire ou à exprimer ici ?
une femme qui passait par ici...
Répondre à ce commentaire

  Anonyme
19-01-07
à 23:50

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

Sympa pour Eva ce commentaire précédent !
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  thomaslut
20-01-07
à 00:39

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

Satya,  tu extrapôles ! Les femmes qui font l'amour par plaisir, désir et amour existent encore ! J'ai certes choisi deux exemples extrêmes, car mon combat en tant que travailleur du sexe et de rendre la dignité à notre profession. Je ne conseille pas aux femmes de devenir des putes en puissances, et je ne les renvois pas aux clichés de la bonne du curé. Il existe un juste milieu je le pense, car beaucoup de femmes par exemple se posent les questions des héroïnes de "sex and the city", sans pour que leurs existences ne ressemblent pour autant à ce feuilleton. On ne doit pas être pessimiste et continuer à parler sans tabou de ce composant de nos existences.
Répondre à ce commentaire

  Mou
20-01-07
à 06:26

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

"beaucoup de femmes qui n'y  parviennent pas vont se sentir exclues de ce qui risque de devenir une norme sociale, épanouissante et presque obligatoire..."

Ca va aboutir effectivement à une norme de plus. Les malheureuses qui ne sont pas fontaines seront un peu plus malheureuses encore, et les malheureux dont les compagnes sont moins humides que la norme nouvelle  se culpabiliseront et banderont encore moins qu'avant (Lire "du déclin de la bandaison en Occident chez les révolutionnaires et les révolutionnés" Presses de la faculté de médecine de Pattaya 1996).

"il n'existe et n'existera jamais de normalité dans le sexe et que chacun fait ça à sa sauce, si vous me permettez cette expression..."

Pas certain, car la révolution sexuelle n'est pas regardante sur les moyens - culpabiliser toutes et tous -  et elle a une fin, car il y a bien une sexualité révolutionnaire qui se dessine de texte en texte et de traité en traité.

Selon toute vraisemblance, en cas de grand soir les effets combinés des restes judéo-chrétiens et des normes nouvelles, aboutiront à l'effet inverse de celui recherché (? à moins que...) , et on baisera encore moins après qu'avant.

Pour baiser heureux faut-il faut baiser caché ? Je crains que oui, de plus en plus

Les salades sur les orgasmes obligatoires ont rendus dépressifs des millions de femmes et d'hommes.

Le coup de la fontaine c'est une escroquerie supplémentaire pour pallier aux insuffisances du dogme orgasmique (on s'était en effet aperçus que malgré tout il restait encore des femmes qui jouissaient, d'une façon ou d'une autre,  ou en tout cas étaient  satisfaites ou relativement satisfaites, et que certains hommes bandaient encore) , car grâce à la surenchère de la fontaine (et on ne manquera pas bientôt d'affirmer -preuves scientifiques à l'appui - que toutes les femmes sont potentiellement fontaines, que si elles ne le sont pas c'est que...etc.etc.)  et bien on  se donne - enfin ! -  la garantie absolue d'une insatisfaction et culpabilisation généralisée et éternelle  (avec tous les bénéfices connus que cela procurera en matière de lutte de classe/sexuelle durcie et interminable )

Je vous laisse et vais de ce pas annoncer la bonne nouvelle, la nouvelle avancée scientifique, à une de mes amies qui recherche l'orgasme désespérément depuis très longtemps  (elle a tout essayé , et quand je dis  "tout" je dis bien tout, des pratiques les plus variées - voire extravagantes - en passant par les longues séances chez les psy), et je lui dirais : "t'emmerdes pas avec ton histoire d'orgasme, tu n'es plus dans le coup, l'orgasme c'est dépassé et il te faut maintenant être fontaine, alors bonne chance et bon courage" (Et comme elle a, de surcroît , toujours été plus du genre Sahel que Londres, elle devrait y arriver facilement d'ici son 116ème anniversaire)

Sinon j'ai admiré l'insoumission de Satya qui envers et contre tout, déclare (à ses risques et périls) :

"en effet, nous vivons touTEs nos sexualités comme bon nous semblent et il est ridicule de vouloir définir ce qui est ou n'est pas comme s'il fallait soumettre le plaisir et la sexualité à des "résultats" !!!"

Mais la même Satya me laisse songeur lorsqu'elle parle de nécessité d'éduquer. Eduquer ça veut souvent dire qu'il y a des éduqués et des éducateurs.  Les premiers je vois bien de qui il peut s'agir, mais les seconds je vois moins. En bons anarchistes nous sommes certes adeptes de la formation continue, mais nous avons également en général une attirance prononcée vers les métiers de l'éducation.  Serions-nous - par hasard - du coté des éducateurs ? Et si oui, qu'avons nous donc à enseigner en matière de sexualité ?      


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  Rakshasa
20-01-07
à 12:24

Le sexe peut-il faire rire les anars ?

La partouze autogérée, avec commissions, mandatements et tout le baltringue !

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  Rakshasa
20-01-07
à 13:19

Pas clair tout ça...

La première question est sérieuse quand on voit le peut d'hédonisme et la quasi obligation d'inhibition dans le milieu. Il y a une sorte d'autoflicage des comportements quand ce ne sont pas les procès dans l'ombre. Sans noircir le tableau ce n'est pas très reluisant. On peut alors se demander dans quelle mesure le privé peut-il être politique ?
Pour l'anecdote, quand une commissions qui s'attaque à décortiquer le sujet en regardant des extraits de porno, aboutit à la conclusion que "la levrette des hétéros c'est pas bien, parce que c'est une position de domination du patriarcat" (véridique!!!), et bien certains et certaines quittent la salle en explosant de rire et n'y reviennent plus, et d'autres culpabilisent et se frustrent.

Pour la proposition de partouze autogérée, c'est une réponse à la dernière question de Mou.
Répondre à ce commentaire

  satya
20-01-07
à 15:03

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Quand l'idéologie du travail envahit nos derniers espaces de liberté

:D :D :D

éduquer ne veut pas au-to-ma-ti-que-ment impliquer une référence à l'éducation nationale voyons - d'ailleurs je n'en ai jamais fait partie sauf enfant comme élève ;))

j'ai beaucoup appris des autres et je considère qu'ils(elles) m'ont "éduquée" et parfois c'était juste pour mettre des mots sur des éléments que je connaissais mais ne nommais pas étant donné justement que je venais de non-dits et de tabous.
j'ai toujours apprécié apprendre et nommer et je dois avouer qu'après avoir été une avide lectrice qui dévorait les bibliothèques incapables de satisfaire mes appétits de connaissances, la vie est devenue mon "éducatrice" préférée :)
mais j'ai vu comment les petits enfants posaient leur questions et comment les parents ne leur répondait pas ou à côté et je trouve qu'il devrait y avoir un droit à un savoir basique simple, franc et direct. il m'est arrivé d'avoir des conversations avec des amis il n'y a pas si longtemps que cela, car leur enfants s'adressaient à moi pour leur questions intimes et selon l'âge des enfants, j'ai toujours encouragé les parents à leur répondre de façon ouverte et appropriée.

et franchement quand je vois les références de séries américaines citées par thomas, je me dis qu'il y a décidemment un grand grand manque et une immense pauvreté!!

une fois lors d'un voyage il y a quelques années, je me suis retrouvée en grèce avec deux jeunes françaises et nous devions attendre un bateau toute une journée sous une chaleur épouvantable. les sujets de discussions se sont naturellement élargis et j'étais étonnée de leur surprise face à mes réponses, à un moment l'une d'elles m'a demandé de but en blanc: "tu veux m'adopter ?". et j'ai pris conscience là aussi d'un grand manque de simplicité dans les échanges usuels de leur vie courante.
je suis une active partisane des "travaux pratiques" comme source "éducationnelle" et de développement personnel mais j'ai tout simplement parfois apprécié la verbalisation de certaines choses dont de fait j'étais ignorante non pas dans la pratique mais dans la verbalisation.
en asie, il existe des écoles d'apprentissage, le tantrisme en est aussi une forme (mais avec du mysticisme ce qui est regrettable) et je trouve cela intéressant car la vie est longue et aventureuse et nous devons parfois être créateurs/créatrices car les sociétés sont très présentes et actives dans les répressions et les mises au pas des "insoumisEs".....


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  mou
20-01-07
à 15:06

Re: Pas clair tout ça...

Absolument, je partage la décision de la commission. Et le missionaire alors ? Position de domination aussi je trouve !

D'ailleurs moi ca m'arrange car ces deux positions je les trouve aussi épuisantes (pour le dominant). Sur le dos peinard, rien de tel pour lutter contre le patriarcat et menager ses efforts par la même occasion.

Surtout que la barre est mise encore plus haut maintenant, c'est la fontaine ou rien, mais sur le dos d'accord pour essayer.
C'est une blague le coup de la commission ? Pas anar quand même ? En quelle année ?
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  Rakshasa
20-01-07
à 15:19

Re: Re: Pas clair tout ça...

Si, une commission émanant d'une grosse orga libertaire en 2000, 2001, dans ces eaux là.
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  mou
20-01-07
à 15:49

Re: Re: Re: Pas clair tout ça...

Si tu dis vrai, je résume :  aux alentours de l'an 2000 une commission de libertaires certifiés  s'est formée pour regarder des films pornos et decreter que la levrette était contre - révolutionnaire.

Pourvu que l'anecdote soit vraie, elle me plait beaucoup, et il y a quelques années à peine en plus !  

A elle seule ton anecdote répond mieux que beaucoup de longs textes à bien des questionnements sur ce site ou ailleurs concernant l'état actuel du mouvement anarchiste.
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  Anonyme
20-01-07
à 16:16

Re: Re: Re: Re: Pas clair tout ça...

Les commentaires de "mou" sont tout à fait passionnants sur l'état du mouvement anarchiste aujourd'hui et sur sa régression sur la question du corps et du sexe depuis la quasi disparition du courant individualiste dans les années 60 avec la mort de E.Armand.
Depuis l'anarchisme s'est complètement désintéressé de ces sujets qui auparavant remplissaient les colonnes des journaux anars : de l'En Dehors bien sur, où l'on parlait aussi bien de la technique de contrôle de l'éjaculation dite Karezza ( voir l'article reproduit sur ce site ) que de l'amour plural comme on disait à l'époque, sans parler du nudisme révolutionnaire. On pourra consulter avec intérêt les collections de l'Anarchie, et du Libertaire à ce sujet.
Aujourd'hui le sexe pour la majorité des anars est devenu tabou accompagnant ainsi le retour à l'ordre moral de ces 20 dernières années.
Tout cela n'est pas politique bien sur, dès que ce sujet est abordé : levée de boucliers, "on veut nous imposer des normes". Le seul problème est que ceux qui ne veulent pas en parler se contentent facilement des normes sexuelles de l'ordre dominant.
En quoi le fait qu'une femme puisse éjaculer serait une norme ? On a pas dit qu'une femme devait éjaculer. Pas plus qu'un homme d'ailleurs !
Ah qu'elle était belle l'époque où le sexe c'était tabou, où on en parlait pas de ces choses!
Connaitre son corps, savoir comment il peut jouir , c'est se prendre en charge, voilà qui ne nous éloigne pas de l'anarchie.
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  Rakshasa
20-01-07
à 16:52

Re: Re: Re: Re: Pas clair tout ça...

Ils n'ont pas fait que regarder du porno, il y a eu des débats, des discussions, et ça sur 2 ou 3 jours. Les organisateureuses de ce "séminaire" semblaient tout de même avoir quelques idées bien arrétées quant à l'hétérosexualité. Il y a de quoi remettre en question cette norme, certes ne nions pas que c'est un modèle dominant,  mais là, je pense que l'affaire était faite avant les débats. Un ami a quitté cette orga à la suite de cette commission, atterré qu'il était.
Bon évidemment, c'est certainement une dérive identifiable sur un moment avec certaines personnes, mais j'en ai d'autres des peu croustillantes sur les groupes de réflexion libertaire sur le sujet.
Encore une fois, ce n'est qu'une anecdote, mais d'un autre côté, je n'ai pas souvenir de moments très jouissifs à discuter ou débattre de la chose...quant à la pratique... peut-être une grande peur de l'acte de séduction.

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  Anonyme
20-01-07
à 17:08

Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Suavité de l'érotique... qui peut être ce qui se vit sans mots... Je ne nie pas que les mots aient un potentiel érotique, mais ceux de la technique ou du médical n'ont pas chez moi cet effet... Que d'autres s'y délectent, tant mieux pour eux... qu'on me permette de me délecter ailleurs, autrement...

Certains termes, lus ici, ont chez moi l'effet inverse de ce qui est semble-t-il visé. Je lis, quelque part dans le fil, quelque chose à propos d'un pénis interne chez les femmes qui commanderait cette fameuse éjaculation féminine... Cela sonne comme une absurdité... pourquoi aurait-on besoin de nommer pénis une particularité physiologique féminine ? Ne pouvons-nous pas tout simplement constater nos différences ? N'est-ce pas ce qu'il y a de plus passionant, de plus troublant, de plus émouvant, de plus excitant dans la découverte d'un corps autre ? Je suis une femme hétérosexuelle. La découverte de la différence semble évidente. Mais je suis convaincue qu'il en va de même pour toute relation homosexuelle. Tout corps autre s'approche, s'explore, se découvre.

Je ne sais pas comment cela se passe pour tous, je sais seulement ce que je vis avec ceux que j'ai rencontrés. Il n'y a dans mes propos aucune volonté de fixer aucune règle. Cependant je peux dire que le silence ajoute chez moi au désir, non comme un tabou, mais comme le moment où, précisément, ce n'est plus mon cerveau qui est aux commandes, ce ne sont plus les mots qui communiquent, mais les peaux, les chairs, les odeurs, les souffles... Je ne me suis jamais autant emmerdée dans un plumard qu'avec un qui approchait mon corps avec sa tête et ses techniques et qui, soucieux de bien faire, appliquait les règles du "bien faire l'amour à une femme", du "bien la faire jouir", qui s'acharnait bien gentiment à chercher mon point G, et qui était tellement absorbée par la tâche qu'il n'était pas là, que son corps n'était pas là, que nous ne vivions, ne partagions rien...

Je ne comprends pas ce dernier commentaire qui semble associer nécessairement "ne pas en parler" avec "tabou" et "ordre moral". "Ne pas en parler" pour mieux le vivre, ça n'est pas possible ? Vouloir préserver l'érotique de la rationnalisation, de la pulsion scopique, du diktat technique, c'est de la morale, c'est forcément de la morale ? Et si je ne suis pas une éjaculatrice, cela veut dire que je jouis moins bien ? Il va falloir se comparer ? Suivant quelle échelle ?

"Connaître son corps, savoir comment il peut jouir, c'est se prendre en charge". Vive l'autonomie sexuelle, cela s'appelle la masturbation. (Et je ne peux m'empêcher, un peu mauvaise langue, de penser que dans ce cas-là, c'est d'un individualisme très autocentré qu'il s'agit, puisque ce commentaire y fait référence...) Très bien, la masturbation. Mais jouir à deux, selon mon expérience, cela se pratique à deux, et ce n'est pas un kit "viens je te montre comment me faire jouir". Cela se découvre ensemble, c'est (toujours selon mon expérience) à redécouvrir, à réinventer à chaque fois... Et l'autre, bien souvent, me fait découvrir, ce que je ne pourrais jamais découvrir seule... Bien sûr, il y a les "trucs" qui marchent... Mais le plaisir fut toujours tellement plus intense et partagé quand ce n'étaient pas les "trucs" mais l'immédiateté de cette présence-là qui nous happait, à laquelle nous nous abandonnions. Ce plaisir sexuel partagé, c'est aussi une générosité vécue, sans arrière-pensées, sans performances...

Que ceux qui veulent en parler en parlent, cela ne me gêne pas, et de toutes façons, et fort heureusement, ceux-là ne me demanderont pas mon avis. Mais que ceux (dont je fais partie) dont le désir monte dans le silence du corps à corps, du souffle à souffle, puissent également le vivre, sans qu'on les juge ceci ou cela.

Méfions-nous des généralités...
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  mou
20-01-07
à 18:14

Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

20-01-07 à 16:16 ,

Au lieu de lire mes commentaires lis ceux de rakhsasa, pendant que "j'inviterais au silence" - je m'y attendais à celle-là -  rakshasa te, et nous, démontre que, loin de se taire les anarchistes aujourd'hui se réunissent , et en commissions !, pour légiferer sur ces questions.  Que veux tu de plus ?

Je cite les phrases importantes - elles sont d'ailleurs en gras - du texte :

-Trop peu de femmes savent qu'elles en sont capables.

-La première condition est de savoir qu'on peut le faire.

-Bon vous savez ce qu'il vous reste à faire maintenant !!!

L'idée du texte n'est pas d'inviter les femmes fontaines a se liberer, à faire leur outing, mais bel et bien d'instituer une nouvelle norme "La première condition est de savoir qu'on peut le faire."    et la conclusion est sans appel : "Bon vous savez ce qu'il vous reste à faire maintenant !!!"

Etant donné que femmes et hommes à peu près lucides et agés de plus de 14 ans savent que les femmes "fontaines" sont à peu près  aussi courantes que la neige à Paris au mois de Septembre,   celles qui ne seront jamais fontaines sont conda    mnées au tourment éternel, et ca fait du monde.

Toutefois je suis en accord avec la partie du texte concernant la position à priviligier pour accomplir ce nouveau prodige, j'en ai parlé plus haut.

Des conseils de cul ?  On a besoin de conseils de cul ? Vous rigolez ou quoi ? On est pas en Iran - encore que je ne connais ni les iraniens ni les iraniennes, mais je ne suis pas sur du tout que les lits de Téhéran soient plus chiants que ceux de Paris - allez dans n'importe quelle librairie bien achalandée et il y a des rayons   entiers de manuels de cul ,  à croire qu'il faut passer un doctorat avant de baiser.  L'ED original !!?? Confondre les temps de l'ED avec 2006 , sans compter la démarche,  faut pas pousser.

Certains jouent avec le sexe comme il jouent avec la révolution. Vous travaillez pour les psy ou les boites pharmaceutiques ma parole !

Et puis s'il faut parler concret, et puisque les anarchistes font mêmes des commissions sur ces choses, et bien moi aussi j'ai étudié un peu ces questions, et avec quelques camarades de ma commission à moi , nous avons constaté il y a déjà longtemps , que, curieusement, ce n'est  pas toujours parmi les érudits et érudites en théorie sexuelle que se trouvent les éléments ayant les meilleures dispositions pour passer des moments agréables.
C'est curieux non ?

20-01-07 de 17:08 : encore une reveuse, comme Satya.  Approcher, explorer, découvrir, allons allons... fini tout ca ! Suivez les manuels un point c'est tout ! J'allais dire suivez le guide. Mais on ne sait toujours pas qui sont nos guides ?  (si c'est les militants révolutionnaires les guides en sexualité, alors là je vous dis d'emblée que je ferais l'école buissionnière.)  

M'étonne pas que tu te fasses chier avec des techniciens du cul. Mais en même temps il faut les comprendre, avec toute la litterature sur le sujet qu'ils ont du s'ingurgiter, sans compter les réunions ou les commissions, ils ne peuvent peut-être plus faire autrement.

Très sérieusement : les profs révolutionaires de cul révolutionnaire moi ca m'inquiète beaucoup.  Et quand je vois la commission de rakhsasa, et bien je suis vraiment perplexe sur certains aspects des lendemains qui chantent. Des anars en plus ! Ah lala, j'ai du mal à m'en remettre.
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  Rakshasa
20-01-07
à 19:47

Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Ca va passer...on a vu pire...
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  mou
21-01-07
à 09:10

Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Rakshasa, toi qui a l'air au courant, sais tu si dans les commissions anarchistes qui travaillent à revolutionner la sexualité il y en a une qui se penche sur la question de ceux et celles qui voudraient baiser mais qui ont du mal à y parvenir, pour des causes telles par exemple que : timidité/laideur/blocages divers/ handicaps physiques/age avancé/toujours fauché(e)/problème mentaux/décalages importants par rapport aux canons physiques et/ou intellectuels en vigueur (de toutes origines)/   etc.etc. et toutes combinaisons possibles de ces facteurs

Si cette commission existe sais-tu quel est l'état d'avancement de ses travaux et la teneur des solutions qu'elle propose ?          
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  Rakshasa
21-01-07
à 16:38

Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Commissions ou pas, anarchistes ou pas, il me semble que ces questions tout le monde se les posent à un moment ou un autre, non ? Selon les situations vécus par les uns, les unes et les autres, le rapport à autrui dans la relation sentimentale et/ou sexuelle, interroge les individus. Que des anars se réunissent pour en discuter et pour partager les réflexions de chacun et chacune sur le sujet, cela n'est pas bien différent que de s'interoger sur les rapports dans le travail par exemple, ou d'autres rapports sociaux. Il me semble que la démarche des anars, comme de toute personne qui s'attaque à la critique d'un domaine, c'est de comprendre et de cerner les normes et leurs rouages pour , soit les déconstruire, soit y trouver des alternatives, soit les détruire purement et simplement.

Les orgas anars ont presque toute une ou des commissions anti-patriarcat ou certains collectifs s'attachent à l'étude de ces rapports. Mais m'en étant éloigné depuis cinq ans, je ne peux te dire précisemment où en sont les travaux. Ceci dit, tu peux certainement en avoir un aperçu en fouillant sur le net.

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  mou
22-01-07
à 06:44

Re: Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Je ne pas aussi certain que toi, rakshasa, de cette bonne volonté générale

 Si tu fait référence aux questions que je posais dans le message précédent, je ne suis pas sur du tout que "tout le monde" se les pose.  Il y a quelques jours ici même un article parlait de la nécessité de tendresse pour les enfants (et les conséquences de son absence éventuelle), en effet on en parle peu,  et pour les "adultes" c'est pire encore : le privé de tendresse n'intéresse pas grand monde. Tout au plus se contente t-on de lui dire : toi aussi tu peux en recevoir et en donner !

Le discours dominant sur la sexualité (dans lequel s'inscrit, en réalité, le texte qui a donné  ce fil) est presque identique à celui du capitalisme, c'est le "toi aussi tu peux", au chômeur fauché ou au paysan indien on dit "toi aussi tu peux un jour avoir ta Mercedes"  et à celui ou celle qui ne baise pas on dit " toi aussi tu peux baiser un jour".   (responsabilité individuelle, culpabilités, etc. on connait la chanson) 

Il semble que les "commissions" anarchistes aujourd'hui ne se soucient guère de ces questions et préfèrent visiblement apporter leur pierre à l'édifice général de réglementation et encadrement de la sexualité.

A part ça, les khmers rouges ou noirs du sexe ne me font rire que dans la mesure ou l'on peut encore tout à fait leur échapper , mais je ne suis pas certain qu'il en serait de même lors des lendemains "qui chantent". 
D'ailleurs "le privé est politique", et bien la formule a été appliquée à la lettre dans les paradis socialistes - que nous dénonçons toujours avec cette étonnante certitude absolue que "nous" ne commettrions, si l'occasion nous était fournie, aucune de leurs conneries -   avec un flic derrière chaque bite et paire de fesse (pratiquement au sens propre) . 
La tendance lourde étant semble-t-il encore, chez les révolutionnaires, plus à la réglementation (levrettes interdites, fontaines obligatoires, etc.etc. )   qu'à la "libération",  je reste pour ma part ouvert mais toujours sur mes gardes avec les tenants du "le privé est politique".  Et  souvent je préfère, effectivement, le silence et les silencieux aux professeurs de sexe (révolutionnaire ou non).
 
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  satya
22-01-07
à 09:08

Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

sais tu si dans les commissions anarchistes qui travaillent à revolutionner la sexualité il y en a une qui se penche sur la question de ceux et celles qui voudraient baiser mais qui ont du mal à y parvenir, pour des causes telles par exemple que : timidité/laideur/blocages divers/ handicaps physiques/age avancé/toujours fauché(e)/problème mentaux/décalages importants par rapport aux canons physiques et/ou intellectuels en vigueur (de toutes origines)/   etc.etc. et toutes combinaisons possibles de ces facteurs

bonnes questions mou, je vois que cela te laisse "rêveur" :D :D
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  Anonyme
26-01-07
à 17:10

Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

"Je lis, quelque part dans le fil, quelque chose à propos d'un pénis interne chez les femmes qui commanderait cette fameuse éjaculation féminine... Cela sonne comme une absurdité... pourquoi aurait-on besoin de nommer pénis une particularité physiologique féminine ? Ne pouvons-nous pas tout simplement constater nos différences ? N'est-ce pas ce qu'il y a de plus passionant, de plus troublant, de plus émouvant, de plus excitant dans la découverte d'un corps autre ?"

Je me demande en quoi le fait de constater les ressemblances physiologiques entre l'homme et la femme serait une absurdité, au contraire ce serait un pont entre les deux sexes, un lien qui pourrait permettre de mieux se comprendre et de comprendre l'autre.

Il est vrai que ce lien physiologique nécessite d'admettre ce qui a été nié à la fois par Freud ( les femmes n'ont pas de pénis ) et par d'autres doctrines qui ont fait du phallus un organe de pouvoir. Or admettre que chez les femme le phallus est présent mais qu'il se trouve dans le corps, admettre qu'une femme puisse éjaculer est une véritable révolution mentale qu'il semble encore bien difficile de ramener à la conscience collective.

Ainsi tous les schémas sexistes basés sur des différences physiques risquent d'être réduits à peau de chagrin, surtout depuis la prise de conscience du fait que la séparation entre les deux sexes n'est pas naturelle ( avec les intesexués à qui la société assigne un sexe, y compris par mutilations sexuelles contre lesquelles personne ne proteste, sauf les intéressé(e)s ).

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  Anonyme
26-01-07
à 18:29

Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Anonyme de 17h10, puisque tu reprends une partie de mon commentaire, je vais tâcher d'exposer mon point de vue. Autant de dire tout de suite qu'il est très différent du tien. Je réponds donc au "en quoi" de ton "je me demande en quoi".

Je n'ai pas besoin, en tant que femme, de désigner dans mon corps une partie nommée pénis. Je n'ai pas besoin de cela pour me sentir l'égale d'un homme. Je n'ai pas besoin de cela pour vivre pleinement ma sexualité. Je n'ai pas besoin de cela pour combattre le sexisme. Je n'ai pas besoin qu'une "autorité" extérieure (médicale, anatomique, politique) mette sur mon corps, sur ce qui touche à l'intime, un mot qui dans les esprits est de toutes façons associé au masculin. Je n'ai pas besoin non plus de comparer mes ovaires à des testicules. Je dirais même plus, ça me fait réellement chier, que tout d'un coup, on vienne me dire comment nommer mon corps pour lutter contre le sexisme et avoir une sexualité plus "épanouissante" (?)

Et puis, si on suit cette logique, pourquoi est-ce qu'on ne débaptiserait pas le pénis pour l'appeler "vagin externe" ?

Autour de moi, je constate de nombreuses différences physiologiques, physiques, intellectuelles, culturelles, etc. Et l'égalité, en termes politiques, en tant qu'aspiration, en tant que combat, à mes yeux, ne se gagnera pas de cette manière. Je ne crois pas que ce changement de vocabulaire modifiera en quoi que ce soit le rapport des hommes et des femmes dans le sens d'une égalité politique reconnue, c'est-à-dire qu'elle permettra de battre en brèche les rapports de domination et d'exploitation. Que les sexistes prennent appui sur les différences physiques n'est qu'un prétexte. Si ce n'est pas ça, ce sera autre chose... Et je crois, que non seulement on se trompe de combat, mais qu'on aboutit à une forme de langage, qui, à titre personnel, m'opprime. Comme cet "englobage de bite" que j'avais lu ailleurs et dont je ne cesse d'apprécier la portée érotique. J'ai encore le droit de le dire ? J'ai le droit, en tant que femme, en tant que sujet institué, en tant qu'anarchiste, de signifier que je finis par trouver ce point de vue opprimant, sclérosant ? Que je trouve pénible d'avoir à justifier de la légitimité de ma perception ? Que je trouve que ce mouvement de déconstruction des genres ne me paraît pas porter seulement de l'émancipation, parce qu'il ne respecte pas la diversité et la singularité des sensibilités ? Parce qu'il ne peut co-exister avec elle... Il n'y a qu'à voir sur ce fil, comment un anonyme répond à satya le 18 janvier par (...)avec un discours moralisateur comme le tien sur la transparence de la jouissance féminine, nous ramènerons bientôt les femmes à leurs cuisines et les rabaisseront au rôle de "putes domestiques" Je demande qu'on m'explique en quoi satya a, à un seul moment, tenu un discours moralisateur. Et je vous remercie, mes biens chers frères, de nous expliquer à satya et à moi-même comment accéder à notre émancipation, et de nous expliquer comment fonctionne notre corps, parce que quand même, je m'en voudrais que par ma faute les femmes soient renvoyées au rôle de bonniches et putes domestiques...

Bon, vous aurez compris que je suis un peu énervée. Ça aussi, j'ai encore le droit de dire "lâchez-moi les ovaires..."?

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  satya
26-01-07
à 20:20

Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Et puis, si on suit cette logique, pourquoi est-ce qu'on ne débaptiserait pas le pénis pour l'appeler "vagin externe" ?

ben, moi je dis que c'est leur clitoris. :D

alors messieurs habituez vous à modifier vos façons de parler car en effet dans le développement du foetus nous avons le même commencement, c'est seulement au fil des semaines que nos clitoris et autres organes internes/externes se développent !!!
pour une fois, ne ramenez pas tout à vous cela changera peut être enfin quelque chose et en tous les cas nous donnerait un bon bol d'air frais..

j'apprécie ce que tu as dit. :)
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  Anonyme
26-01-07
à 21:21

Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Tout à fait d'accord avec toi Satya pour qualifier le pénis de clitoris puisqu'il s'agit du même organe chez l'homme et la femme, à part que chez l'homme il est plus externe que chez la femme et que l'éjaculation  ne se fait pas tout à fait de le même façon mais le principe est le même.
Cette reconnaissance de l'éjaculation féminine va d'ailleurs rapprocher singulièrement hommes et femmes car la femmes qui éjaculent déjà ou éjaculeront ( nulle injonction dans ce propos mais un simple fait ) constatent ou constateront que les problèmes liés à ce phénomène sont les mêmes.
J'ai pour ma part rencontré une femme qui éjaculait et de manière plutôt précoce, son comportement n'était guère différent de celui d'un homme ( nulle critique non plus car elle souffrait de cette situation ) c'est à dire une fois l'éjaculation produite, arrêt de l'acte sexuel et nécessité de fumer une cigarette ( sans doute pour une question d'angoisse).
Notre amie anonyme précédente va sans doute considérer que ces termes sont bien médicaux et désincarnés pour parler de relations sexuelles mais il faut distinguer le langage de l'amour entre deux personnes et le langage sur l'analyse des rapports sexuels sur un site internet : nous ne sommes pas entrain de nous souffler à l'oreille des mots doux ou excitants mais de parler d'actes sexuels dans une but d'échange politique.
Tout mélanger voudrait dire par exemple qu'il serait impossible de parler devant une tierce personne lors d'un problème sexuel de couple puisque le dit sur le sexe ne pourrait se faire que dans un lit et encore... puisqu'il ne pourrait s'exprimer que dans le non verbal. Le non verbal présente tout son intérêt dans le jeu érotique, il n'en présente aucun dans un forum anarchiste, saut à dire qu'il est central dans l'acte lui-même.
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  satya
26-01-07
à 21:35

Re: Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

je me sens sur la même longueur d'ondes. je suis d'accord avec tout ceci.
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  Anonyme
26-01-07
à 21:43

Re: Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

Un petit croquis vaut mieux qu'un long discours :-) :


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  mou
27-01-07
à 05:19

Re: Re: Re: Re: Re: Re: Le silence n'est pas (forcément) le tabou...

bite=clito clito=bite    c'est une vielle histoire

Je me souviens encore, à l'époque ca m'avait marqué,  que c'est par un beau jour d'été 1971 que je l'ai appris. Sur une plage. A l'époque beaucoup de plages  étaient nudistes, j'étais assis regardant la mer et dans mon dos j'ai entendu une voix qui annoncait au présents "vous savez qu'on a tous un clitoris ?". Une sorte de réunion improvisée s'ensuivit, observations, arguments, la conclusion fut formelle : "nous avons tous un clitoris".

Ca fait donc 35 ans que j'ai acquis cette connaissance. (j'ai pas envie de passer pour le plus ignare ici, surtout que l'éducation des masses il va falloir que j'y participe aussi)   

Mais au quotidien, pour me simplifier la vie j'ai par contre repris un mot d'une de mes grand-mère pour qualifier le clitoris/pénis/clitoris/penis : la chose. (mot que j'utilise aussi pour d'autres parties anatomiques)

Essayez vous verrez, ca marche bien, il y a des risques de confusions dans les longues phrases ou "la chose" désigne 5 ou 6 choses différentes, mais avec la bonne intonation au bon endroit pour chaque chose pas de problèmes.

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