L'En Dehors


Quotidien anarchiste individualiste





Crée le 18 mai 2002

Pour nous contacter : endehors(a)no-log.org



Comment publier un article sur le site ?


Comment publier un commentaire à un article ?


Charte du site


D'où venons-nous ?


Nos références
( archives par thèmes )


Vous pouvez nous soutenir en commandant nos brochures :

Les éditions de L'En Dehors



Index des rubriques

Les collaborateurs et collaboratrices de l'En Dehors

Liens

A noter

Recherche

Archive : tous les articles

Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

L'anti-patriarcat, ou pourquoi dépasser le féminisme institutionnel…
Lu sur A-infos : "Sujet aussi vaste que classique que celui d'évaluer la " portée révolutionnaire " d'un mouvement social, plus encore lorsqu'il est, par sa nature même, centré sur un sujet spécifique – mouvement des femmes, des homosexuels, des minorités ethniques ou nationales, etc. Le cas du féminisme est cependant particulièrement éclairant, dans la mesure où, presque depuis ses origines, il est divisé entre deux tendances qui, si elles se retrouvent souvent sur des luttes précises, présentent deux orientations bien distinctes.


Le point crucial est l'articulation établie entre le problème particulier,
ici la place des femmes, et le contexte plus général dans lequel la lutte
s'inscrit. Or la première tendance, actuellement dominante et que je propose
d'appeler " féminisme institutionnel ", refuse de voir dans sa lutte un
point d'entrée à une remise en cause globale du système. Ironie, elle
retrouve ainsi l'affirmation des antiféministes " de gauche " qui niaient la
valeur de ce combat, trop spécifique selon eux puisque concernant uniquement
les femmes. Ainsi du PC du début des années 1960, qui accordait une sorte de
" monopole révolutionnaire " à la lutte des classes conçue sur un plan
strictement économique.
Ce qui sépare féministes institutionnel(le)s et anti-féministes n'est alors
qu'une différence d'appréciation : est-il légitime ou non de mener une lutte
sur un sujet spécifique (la place des femmes), cette lutte constitue-t-elle
ou non un détournement de l'énergie révolutionnaire vers une impasse
réformiste ? Le combat des féministes institutionnel(le)s est alors de faire
admettre la valeur et la légitimité d'une lutte spécifique quant à aux
traitement des femmes – ce qui passe par la construction d'un groupe, " les
femmes ", ou pire encore sa naturalisation, via la figure de " La Femme ".
Ce faisant, les féministes institutionnel(le)s ne font que reproduire une
coupure préexistante et socialement dominante. Dans cette perspective, il ne
s'agit que d'obtenir l'égalité entre ce groupe et les autres – soit, ici, le
traitement égal et homogène des individus femmes et des individus hommes.
Mais cette catégorisation et cet objectif d'égalité limite singulièrement la
portée de cette lutte. Car le critère central de la partition, la partition
hommes/femmes, n'est jamais interrogé. Plus encore, il ne peut pas l'être ;
la logique du féminisme est inscrite dans son étymologie : le féminisme est
un système (cf. suffixe " isme ") qui appréhende la réalité sous l'angle de
la caractéristique " être femme ".
Institutionnel, ce féminisme l'est donc en deux sens. D'abord par son mode
d'intervention, qui passe le plus souvent par le dialogue avec les
institutions politiques, négociations, lobbying, etc. – mode d'action qui
suffirait pour lui nier toute portée révolutionnaire. Mais cette
caractéristique n'est ni générale, ni la plus importante pour définir ce
qu'est le féminisme institutionnel ; en effet, certains groupes se réclamant
du " féminisme radical ", bien que refusant l'intégration aux institutions
politiques, s'apparentent au féminisme institutionnel, dans la mesure où ils
contribuent à la seconde reproduction, et la plus importante – celle de
l'institution que constitue le partage des individus selon l'axe
homme/femme.
Car cet axe, accepté et reproduit de fait par les féministes
institutionnel(le)s, est en réalité une construction sociale, qui fonctionne
comme qualification artificielle d'une réalité naturelle. Autrement dit qui,
à partir d'un donné inné, le sexe biologique, développe un corpus normatif
de qualités, comportements, modes – ce que l'on appelle le genre. Ainsi des
individus, biologiquement mâles ou femelles, sont métamorphosés en
exemplaires de genres sociaux, homme ou femme, porteurs des façons d'être
qui y sont attachées, virilité ou féminité. L'objectif idéal du système
étant bien sûr que sexe et genre se recoupent parfaitement. D'où les
phénomènes d'inculcation omniprésents dans le discours social, qu'il
s'agisse de l'éducation proprement dite, des médias, de la publicité, etc.
Il s'agit là d'un modèle exemplaire de contrôle social sur l'individu,
instrumentalisé par le capitalisme (cf., par exemple, les consommations
ciblées selon le genre, vêtements, jouets, etc.), mais qui ne s'y réduit pas
: comparer les sociétés, dans le temps ou dans l'espace, permet de retrouver
ce type de partition dans la plupart des cas.
C'est à partir de cette réalité que se construit la seconde tendance,
l'anti-patriarcat. Qui pourrait aussi bien se nommer " anti-matriarcat ",
dans une société où la partition homme/femme serait source d'une hiérarchie
au profit de la seconde catégorie. Car le point essentiel, ici, est de
dépasser ce type de catégorisation sociale fondé sur un critère sexuel, qui
tend à réduire l'individu en représentant d'un modèle. Cette lutte se fonde
sur une exigence de liberté de l'individu vis-à-vis des contraintes
sociales, elle vise à remplacer l'hétéronomie de la construction sociale par
l'autonomie nécessaire à la construction de soi.
La question de la spécificité de la lutte se déplace, abordée selon un angle
universel : il ne s'agit plus seulement de la lutte des femmes, mais de la
lutte des individus, femmes et hommes, contre leur catégorisation sociale en
genres préétablis. Elle est donc essentiellement anti-institutionnelle, dans
la mesure même où elle nie toute valeur à la partition homme/femme, au nom
de la liberté de choix de l'individu. Et elle est (anti-)sociale, puisque
l'hétéronomie que constitue cette partition est insérée dans un réseau de
déterminations bien plus large et bien plus divers, qui se soutiennent
mutuellement et qui doivent être attaquées globalement.
Prendre comme point d'ancrage la liberté de l'individu, plutôt que l'égalité
de groupes, viser l'autonomie plutôt que l'isonomie – ainsi peut se résumer
la différence de perspective entre féminisme institutionnel et
anti-patriarcat.
Ce qui ne signifie pas, pour autant, qu'il faille nier la réalité de la
partition homme/femme actuellement. Tous et toutes, construit(e)s
socialement, nous sommes porteurs à des degrés divers des archétypes de
genre. Simplement, l'anti-patriarcat se donne comme but leur destruction, là
où le féminisme institutionnel les assume et ne vise qu'à égaliser la valeur
qui leur est socialement attribuée. Différence de perspective centrale, qui
permet de distinguer des pratiques qui, à première vue, peuvent sembler
identiques. Ainsi de la non-mixité, à la fois tant vantée et tant décriée,
alors qu'il ne s'agit que d'un besoin ressenti à un moment donné par un
groupe d'individus du même genre de se retrouver ensemble – besoin dont la
légitimité n'a pas à être jugée. Tout dépend de la perspective dans laquelle
il s'inscrit. En effet, s'il marque la prégnance des catégories de genre, il
peut aussi marquer une prise de conscience (via la simple question "
pourquoi ressentons-nous le besoin d'être entre femmes / entre hommes ? "),
un moment vers leur dépassement – bref, un moyen de lutte. Quant à en faire
un idéal, à l'ériger en principe de fonctionnement social, comme certaines
féministes " radicales "… Pour le dire vite, il me semble qu'il suffit
parfois de remplacer les notions de race ou d'ethnie par celle de sexe pour
retrouver le discours dit " racisme différencialiste " impulsé par la
Nouvelle Droite. Egaux, certes, mais tellement différents que nous ne
pouvons vivre ensemble… et tous les hommes sont machos comme tous les
musulmans sont terroristes. Face à ce type de catégorisation abusive,
qu'elles émanent de la société ou de mouvements revendicatifs,
l'anti-patriarcat parie sur l'autonomie, sur la remise en cause radicale ici
et maintenant, et dès le niveau interindividuel.
Différence ne signifie pourtant pas coupure absolue. Egalité et liberté ne
s'excluent pas l'une l'autre – au contraire. Il est certes regrettables de
voir certain(e)s féministes institutionnel(le)s présenter l'égal accès des
femmes aux postes de dirigeants économique ou politique comme une victoire
de la liberté des femmes. Sans s'intéresser, donc, au fait que cette liberté
des femmes aboutit à les intégrer à un système autoritaire et hiérarchique
(=inégalitaire), qu'il s'agit d'une liberté… de commander. Pouvoir
commander, pouvoir restreindre la liberté d'autres individus, belle
victoire… si l'on ne considère que l'axe homme/femme, et si l'objectif est
l'égalité des chances de groupes et non la liberté de tous les individus.
Mais si l'égalité peut aisément se suffire à elle-même et se désintéresser
de la liberté, l'inverse n'est pas vrai. Car l'égalité est une condition,
nécessaire à défaut d'être suffisante, de la liberté. Aucune liberté ne peut
se fonder sur une relation hiérarchique – pas même celle du Maître, qui
dépend de l'existence de l'Esclave pour être reconnu comme tel. Il faut
cependant noter que l'égalité exigée par l'anti-patriarcat dépasse
l'isonomie pour atteindre l'anomie sexuelle : non plus égalité des genres,
mais destruction des genres et du critère " sexe " pour évaluer autrui.
Certaines revendications féministes à visée purement égalitaire, dans le
traitement salarial ou la répartition des tâches domestiques par exemple,
sont ainsi des voies vers l'anomie sexuelle.
On peut évidemment s'interroger sur la possibilité de voir cette anomie
s'installer, de voir disparaître complètement toute construction des genres.
Là n'est pas l'essentiel : l'anti-patriarcat est une lutte, pas un système.
Anti-institutionnel par nature, il est impossible de l'établir par décret –
un acte législatif nécessitant non seulement une institution décisionnelle,
mais construisant également une institution par son discours même, en
l'occurrence les groupes " homme " et " femme ". Elle ne peut passer que par
une évolution des mentalités telle qu'on peut légitimement parler de
révolution culturelle, avec l'égalité comme base et la liberté comme but.
Dans la grande question des identités, contre toutes les catégories elle
opte pour une tâche exigeante, une lutte aussi permanente qu'exaltante - la
construction de soi et l'autonomie.

Alf

Texte tiré de No Pasaran # 36 (janvier 2005)

No Pasaran,
21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
Tél : 06 11 29 02 15
Fax : 01 43 72 15 77
http://nopasaran.samizdat.net
nopasaran(a)samizdat.net
Ecrit par libertad, à 23:26 dans la rubrique "Le privé est politique".

Commentaires :

  libertad
09-01-05
à 23:33

Excellent texte qui recadre bien le rôle du féminisme institutionnel qui n'est qu'un réformisme et du féminisme radical-victimiste qui fige les genres en les renaturalisant et devient ainsi de plus en plus réactionnaire et conservateur en défendant le droit des mères contre le droit des femmes. Heureusement un autre féminisme apparait celui de Marcela Iacub
Répondre à ce commentaire

  Anonyme
12-01-05
à 01:40

???

ce texte est tout simplement pourri. ce n'est pas parce qu'on ecrit des phrases compliquées qu'on dit des choses intelligentes.
l'auteur ne connaît tout simplement rien des différents mouvements féministes, ni des pratiques, ni des théories.
Cela fait plusieurs fois que je m'étonne de l'absence de cohérence politique sur ce site, mais finalement je crois que je comprend, il n'y a pas de cohérence parce qu'il n'y a pas de réflexion, juste une répétition débile du discours dominant.
La critique du patriarcat a été énoncée, développée par les féministes, et après on a des ignares qui disent que le féminisme c'est pas bien, que le truc qu'il faut faire, c'est être anti-patriarcal, c'est tout simplement ridicule.
Mon message n'a pas pour but d'engager un débat sur le féminisme, quel courant est bien, lequel est pourri, etc
Un simple conseil, quand on écrit dans un canard largement diffusé, quand en plus on reproduit l'article sur internet, on se documente un minimum avant, ça évite d'avoir l'air d'un con.
Répondre à ce commentaire

  Anonyme
12-01-05
à 01:41

Re: ???

sorry, je n'ai pas signé
flaca
Répondre à ce commentaire

  libertad
12-01-05
à 08:19

Re: Re: ???

Flaca ce n'est pas par des invectives que l'on donne un point de vue argumenté il faut répondre au texte qui n'attaque pas LE féminisme mais certains courants du féminisme ( le féminisme institutionnel et le féminisme radical ) qui justement on tendance à se prétendre LE féminisme.C'est vrai que sur la forme, certains mots employés ne facilitent pas la compréhension mais c'est souvent le problème de ce genre de textes : entre "déconstruction" et autres "genres" le jargonnage est la règle.
Répondre à ce commentaire

  Anonyme
12-01-05
à 14:01

Re: Re: Re: ???

Si l'auteur ne cite que quelques courants, pourquoi ne pas en une phrase dire qu'il y en a d'autres? D'ailleurs à aucun moment il ne dit qu'il y a des courants féministes intéressants ou dont il aurait pu s'inspirer, il ne semble développer que sur l'anti-patriarcat.

par ailleurs, quand je parlais de phrases un peu compliquées, je ne parlait pas de celles où il y a le mot "genre", mais plus des comme celle là :
"Il faut cependant noter que l'égalité exigée par l'anti-patriarcat dépasse l'isonomie pour atteindre l'anomie sexuelle"
le genre est un concept complexe et avant de savoir ce qu'il faut en faire, déjà le comprendre c'est pas mal non? Au passage pour ceux qui prétendent écrire des articles sans se documenter un minimum, ce genre de théorie sur l'abolition des genres est développé par pas mal de courants notament le féminisme matérialiste, le lesbianisme radical (courant français), le queer, etc depuis, pour certains courant, 20-30 ans! Plutôt que d'inventer tout seul un courant qui n'existe pas en soi, de balancer des trucs comme "ni patriarcat, ni matriarcat" (ce qui montre une absence totale de reflexion sur les mots qu'il utilise), il ferait mieux d'aller faire un tour dans une bibliothèque.
Quand à ce pêle mêle de textes duquel transparait au final beaucoup d'ignorance voire souvent beaucoup d'anti-féminisme bon teint, je persiste à dire qu'ils ne sont en rien "en dehors" du discours dominant, et de la politique dominante actuelle de réflexion au raz des paquerettes.

flaca
Répondre à ce commentaire

  edde
12-01-05
à 14:37

Re: Re: Re: Re: ???

wow
c'est là une critique cinglante. Merci toutefois de lancer quelques pistes, flaca, quand bien même elles ne fondent pas un article construit (ce n'est pas une critique, tu n'y prétendais pas).

L'abolition des genres ? Je n'ai vu nulle part dans cet article cette proposition, ni le fait que ce serait là le visage d'une conception dominante du féminisme.

Je pensais lire que la femme peut à la fois : 1) revendiquer son identité de femme (?) et 2) sortir de la relation inégalitaire où elle se trouve. ce qui est en effet un constat banal et non en-dehors. Bref, renouer avec deux concepts basique (trop ?) la liberté et l'égalité.

Mais pourquoi, partant de cet article et de conceptions critiques, avancer ?

Participant récemment à un court séminaire au Mans intitulé "Voix de femmes" et Organisé par Terre du Ciel, également à une réflexion ouverte sur la notion de genre, à l'échelle de petites villes (un 'Pays', ensemble de communautés de communes), le débat peut être mené à cette échelle, révélant ainsi, non pas des "courants" ou "écoles" majoritaires, mais ce qui est en tous ou du moins des idées tirées de chaque régions, déparrtement ou espace plus petits encore.


Bref, sans plus justifier un propos et prendre une position dogmatique, on peut se demander si la reconnaissance du genre - définit comme l'ensemble des tâches, travaux et occupations *traditionnellement* dévolues aux femmes dans notre société (non pas de celle qui a un sexe féminin, mais à celle ou celui qui tient ce rôle)- ne demanderait pas, dans un premier temps, un salaire et une reconnaissance des tâches quotidiennes comme travail à part entière. (cette définition fut proposée en l'état au cours du débat)

C'est là une simple approche, une simple question sans prétention.
Cherchons ensemble la 'bonne' question d'abord non ?

j'en propose une autre: le genre masculin, son occupation et sa volonté de pouvoir hyperdévelloppée provoque-t-elle un déséquilibre du type: écraser tout concurrents, ou plutôt voire en tout autre un concurrent ?
On pourrait penser là que mener à cette hauteur le genre féminin apporterait un équilibre paisible.
Répondre à ce commentaire

  libertad
12-01-05
à 14:48

Re: Re: Re: Re: ???

Je ne vois pas dans ce texte de critique du mouvement queer qu'on ne peut d'ailleurs qualifier de féministe et qui est d'ailleurs assez mal vu d'une partie du féminisme, y compris du féminisme radical puisqu'il subvertit les notions de genre, ce que le féminisme radical conteste puisqu'il prétend que le genre s'impose socialement aux individus est a-historique et qu'il est indépassable . Pour les queers la division hommes-femmes n'a pas de sens puisque chaque individu(e) peut recomposer sa personnalité en puisant dans les deux genres en fonction de sa subjectivité. Le féminisme radical au contraire s'arqueboute sur le genre indépassable pour l'instrumentaliser et justifier sa propore existence en tant que courant féministe représentant le seul féminisme. En effet bien qu'il se défende de prétendre à un position hégémonique dans le féminisme en reconnaissant formellement d'autres courants son attitude est lipide lorsque l'on observe ses réactions en cas de contestation de son projet politique : a chaque fois il prétend que c'est LE féminisme qui est attaqué et non le courant bien particulier qu'il représente.
Or on peut contester le féminisme radical d'un point de vue anti-sexisite et anti-patriarcal, c'est ce que fait ce texte mais évidemment c'est une critique assez insupportable pour le féminisme radical qui n'admet aucune critique.
Répondre à ce commentaire

  mathilde
14-01-05
à 20:15

Re: Re: Re: Re: Re: ???

(salut libertad :) ).

Edde,

Deja il n'y a pas de genreS mais un genre : ensemble de caracteristiques attribuées à un groupe de personnes en fonction de son sexe.

Il serait tres maladroit de revendiquer une identité de femme parce que tant biologiquement que socialement, nous ignorons absolument ce qu'est une femme. Le féminisme, malgré son etymologie; ne s'attache pas au sexe biologique ou social. Enfin le le devrait, mais c'est une autre histoire.

on peut se demander si la reconnaissance du genre - définit comme l'ensemble des tâches, travaux et occupations *traditionnellement* dévolues aux femmes dans notre société (non pas de celle qui a un sexe féminin, mais à celle ou celui qui tient ce rôle)- ne demanderait pas, dans un premier temps, un salaire et une reconnaissance des tâches quotidiennes comme travail à part entière. (cette définition fut proposée en l'état au cours du débat)
C'est quelque chose que je comprends mais qui, en l'etat actuel des choses, ne fonctionnerait pas parce que cela aurait tot fait d'etre un non choix pour les femmes. Ca fonctionnerait s'il y avait partage ce qu'il n'y a pas.

Qui plus est, reconnaitre les caracteristiques inhérentes à la classe femme, c'est de l'essentialisme et c'est courir le risque de figer les femmes la dedans.

j'en propose une autre: le genre masculin, son occupation et sa volonté de pouvoir hyperdévelloppée provoque-t-elle un déséquilibre du type: écraser tout concurrents, ou plutôt voire en tout autre un concurrent ?
On pourrait penser là que mener à cette hauteur le genre féminin apporterait un équilibre paisible.

d'ou les dangers à parler de genre masculin et de genre féminin tu en viens a dire que le genre féminin est moins prompt à vouloir le pouvoir.

Le genre n'est pas quelque chose qui ne bouge pas, qui reste statique. Ici tu n'emploies pas le mot de sexe mais de genre mais ton propos revient exactement au meme. Et tu pars dans des discours plus qu'essentialistes :o)
Répondre à ce commentaire

  Anonyme
14-01-05
à 22:18

D'où les
phénomènes d'inculcation c'est quoi :
inculcation.

J'ai pas été plus loin. Désolé.
A. L.
Répondre à ce commentaire



Modèle de mise en page par Milouse - Version  XML   atom