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The Clash - Biographie
Lu sur belgium.indymedia.org - webcast news : "Ce groupe londonien, le plus important du punk-rock avec les fulgurants Sex Pistols, a acquis un statut comparable à celui des Rolling Stones au début des années 80 avant de se saborder par fidélité envers l'éthique punk. Il fut le pionnier du mélange du rock avec le reggae puis le funk.
La création du groupe remonte au mois de mai 1976 . A la suite d'un concert des Sex Pistols, au Nashvile, en première partie du groupe de Joe Strummer, the 101 ers . Le set des Pistols se déroule dans un climat de tension extrême ; ils délivrent leur message dans une atmosphère brûlante et survoltée . Strummer est emballé, les 101 ers se séparent et pour lui il est temps de passer à autre chose . En quête d'un nouveau groupe, il rencontre Mick Jones qui lui aussi vient de splitter avec son groupe: The London S.S. . En ce moment, il répète avec Keith Levin et le batteur Terry Chimes, il leur manque un chanteur . C'est Strummer (qui a déjà un simple à son actif) qui comblera le vide , Le groupe donne alors quelques gigs sans importance, sa structure est étonnante : chant plus batterie, plus trois guitares . Très vite ils font appel à Paul Simonon qui n'a que trois moi de basse entre les mains et une pratique de l'instrument encore bien mal maîtrisée; la nouvelle formation se précise, après le départ de Keith Levin, le groupe trouve sa véritable identité avec, pour noyau, l'alliance solide entre Strumer, Jones et Simonon . Pour eux, Clash est un pari qu'ils engagent sur l'avenir . Celui d'arriver à exprimer leur vision des choses, leur réalité avec autant de force et aussi précisément que les Sex Pistols . Et, profitant du vent de folie régéneratrice qui souffle sur Londres, ils espèrent se laisser porter encore plus loin . En un temps record, ils deviennent de sérieux concurrents pour les Pistols .

Les membres des Clash comme ceux des Pistols sont les représentants de la nouvelle race, face à des problèmes insolubles qu'ils ne peuvent pas éluder . Comme les Pistols, ils ont leur théorie et un avis personnel sur les moyens à mettre en oeuvre . Leur nom est déjà significatif : The Clash, expression consacrée pour définir la rupture de l'équilibre social . Ils traduisent cet affrontement au moyen d'un rock'n'roll endiablé . Pour eux aussi le désir impératif de jouer est le plus important mais ils possèdent une technique sophistiquée, reposant sur les deux guitares . Tout le monde ne peut pas être un virtuose . Les rôles de guitare rythmique et solo cumulés sur les épaules d'un guitariste unique ne manquent pas d'affaiblir les groupes . Les Clash l'ont compris et c'est pour eux un point très positif . Inversement, le manque d'un véritable chanteur est un handicap .

Ils puisent leur influences au-delà du rock, dans le Reggae, se créant une sonorité personnelle et ouvrant les portes à une expression universelle de la révolte . Leur grand coup, c'est d'associer une lourde rythmique jamaïcain aux plus violents riffs de rock and roll blanc, pratiquant ainsi des accouplements sauvages, témoignage de notre société bigarrée . Leurs titres sont sans équivoque : "London's burning", "1977", "I'm so bored with the U.S.A." (toujours à la mode en ce moment (c'est moi qui le dit)), "Remote control","What's my name", "Police & thieves", et le plus populaire : "White Riot" (repris par les Bérus plus tard (c'est encore moi), transposition des incidents lors du Carnaval de Portbello où des centaines de résidentrs noirs, originaires de la Jamaique, se sont battus contre les forces de l'ordre



(venues arreter un des leurs pris en flagrant délit de vol à la tire) . Pour que les blancs, eux aussi, provoquent des émeutes . L'engagement des Clash au travers de ces chansons est lui aussi total . Ils apparaissent comme le complément des Pistols . Car si les Sex Pistols intensifient la valeur des mots, les Clash, eux, privilégient les mélodies .

En ce qui concerne leur look, les Clash conçoivent tout eux-meme, ne jouissant pas, pour leurs premiers pas de stars, de l'aide précieuse d'un styliste manager de l'envergure de Malcolm Mac Laren . Ils s'intègrent à l'anarchie artistique du moment, les Clash assument donc, tout seuls, la responsabilité de leur esthétique . Ils fouettent leurs chemises, leurs pantalons et leurs chaussures, avec des jets de peinture, éclaboussant leur entourage . Lors de leur premeir concert, ils apparaissent dans cette tenue, des trainées de peinture le ong le long de leurs vetements . Puis ils se renouvellent . A l'aide de pochoirs, ils impriment des chiffres, des mots et parfois un assemblage incohérent de lettres, transformant leurs vetements en un alphabet multicolore . Ils empruntent des notions chères au mouvement dada et au surréalisme

En concert, les Clash adoptent une disposition qui leur est typique . Les deux guitares et la basse en ligne sur le bord de la scène, très près du public . Le batteur, en retrait, se découpe sur un décor conçu comme pour le théatre ; une immense photo représentant ue charge policière, agrémentée de jeux de lumières rouge vert et jaune . Comme tous le groupes de punk-rock Clash joue très fort . Les concerts se déroulent das un climat d'effervessence où le public, surexcité, s'exhibe tout autant que les musiciens . Le groupe se donne à fond, le spectacle se déroule comme un meeting politique



. Strummer fait figure de performer et développe un raisonnement gauchiste sur la situation politique de son pays : "Les noirs ont de la chance, ils sont prets à se battre avec leurs problèmes . Pas les blancs . On est submergé sous les bagnoles, les chaines HI-FI et la défonce ... Nous devons jeter un un pont vers nos frères de couleur!"

Aux accusations racistes qu'on leur fait, ils ripostent : " Nous sommes antifascisme, antiracisme, nous sommes anti-ignorance!", ce qui règle bien des problèmes

Le premier album enregistré en trois week-ends et simplement intitulé The Clash sortit immédiatement après et créa l' événement en entrant directement au n° 12 des meilleures ventes. Quelque vingt ans plus tard, il reste un classique qui se doit de figurer dans toute discothèque digne de ce nom; I 'hebdomadaire britannique Sounds l'a même désigné comme le meilleur album de rock de tous les temps. Une reprise d'un morceau reggae, « Police And Thieves » de Junior Murvin, donne une première indication de la voie que le groupe suivra peu après. CBS ayant, contre l'avis du groupe, extrait « Remote Control » de l'album, The Clash répliquera en sortant aussitôt « Complete Control » réalisé par le producteur de reggae Lee Perry , une attaque en règle de sa maison de disques.

En 1978, sortiront coup sur coup les simples « Clash City Rockers » et « White Man ln Hammersmith Palais », un reggae signé Strummer- Jones qui impressionne suffisamment le public britannique pour être désigné comme 45 tours de l'année dans plusieurs revues. Le deuxième album, Give 'Em Enough Rope, surprend quel- que peu. CBS, ayant exprimé des réserves quant à la qualité technique du premier L.-P., avait imposé au groupe le producteur Sandy Pearlman, connu notamment pour son travail avec le Blue Öyster Cult. La gestation du dis- que fut longue et laborieuse, et certains ne manquèrent pas de déplorer que Pearlman ait dénaturé le son de The Clash en le tirant vers le heavy métal. Si, de fait, cet album est celui sur lequel le groupe aura exercé le moins de contrôle, cela ne l'empêche pas d'être une nouvelle réussite et de se hisser à la seconde place des classements. Une anecdote: la chanson « Guns On The Roof » évoque les problèmes qu'eurent les membres du groupe avec la loi du Royaume-Uni pour avoir tiré sur des pigeons du toit de leur immeuble.



En 1979, The Clash sort Cost Of Living, un E.-P. enlevé par une extraordinaire version d'« I Fought The Law » (popularisé par Bobby Fuller en 1966) et commence à travailler sur le film Rude Boy, qui sortira en salle l'année sui- vante. Par ailleurs, leur premier album est enfin publié aux États-Unis, mais dans une version différente de l'originale, comprenant la plupart de leurs 45 tours. Le troisième disque se fait attendre plus que prévu : c'est qu'il doit s'agir d'un double album où The Clash, aidé du producteur Guy Stevens, prétend enfin donner toute sa mesure sans subir de pressions extérieures. Le résultat est éclatant: le double album London Calling (1979), où le groupe fait une synthèse admirable entre le punk-rock et le reggae (voire le ska), est tout simplement un des plus incontestables monuments de l'histoire du rock. Il lui permet, pour la première fois, de voir un de ses titres ( « Train In Vain » ) figurer dans les classements américains. Suivra en 1980, dans un style très dub, « Bankrobber » ; ce sera un des plus gros succès du groupe, pour la plus grande confusion de la compagnie CBS, qui s'était d'abord opposée à sa publication.

Pour l'album suivant, The Clash se met en tête de présenter à son public, sans faire de tri, tous les morceaux sur lesquels il aura travaillé au cours des séances d'enregistrement. Le résultat est le triple album (maintenant double CD) Sandinista ! (1980), Pour rester à la portée de tous, ce disque est vendu à un prix très modique, le groupe ayant pour cela renoncé à ses droits sur les 200 000 premiers exemplaires vendus. Comme on pouvait s 'y attendre, l' ensemble est très inégal, mais avec toutes ses imperfections, ce disque est l'un des plus passionnants de la carrière du groupe. Il y développe en effet sa nouvelle passion pour le dub, mais ajoute à son inspiration les influences du rap et du funk (cf. le 45 tours « The Magnificent Seven », honni par les premiers fans), de la pop « Hitsville U.K. », un autre simple) ou même du gospel «(The Sound Of The Sinners » ). Ce mélange des genres et des cultures fait de ce disque (avec le très différent Remain In Light des Talking Heads, sorti la même année) un des grands précurseurs de ce que l'on appellera plus tard la world music. Par ailleurs, comme le titre l'indique, The Clash prend le parti de mettre davantage en avant ses positions politiques: une seule chanson sur trente-six prenant fait et cause pour le mouvement sandiniste au Nicaragua, il y avait quelque chose de délibérément provo- cant dans le fait de donner un tel titre à l'album. La presse anglaise se montrera très dure avec ce disque, mais les critiques de rock français le désigneront comme l'album de l'année.



Après un autre morceau funky au phrasé rap, le très puissant « (This is) Radio Clash » (1981), et une forte implication dans l'enregistrement du second album d'Ellen Foley (Spirit Of St-Louis, Epic, 1981), The Clash revient en force avec l'album Combat Rock (1982), dont le titre peut apparaître comme un manifeste de l'esprit du groupe. C'est un disque encore une fois inégal, mais sur lequel on trouve certaines des plus grandes réussites de The Clash, comme notamment « Rock The Casbah » et « Should I Stay Or Should I Go ? », qui passeront tous les deux près de la moitié d'une année dans le Top 100 américain. En 1991, ce dernier morceau deviendra aussi, à la suite de son utilisation dans un clip publicitaire pour les jeans Levi's, le premier et le seul n° I du groupe en Grande. Bretagne. Combat Rock est donc avant tout le disque de la consécration commerciale pour The Clash, sur le plan commercial, et un indice de sa popularité d'alors est le cachet de 250000 livres qu'il reçoit pour participer à l'U.S. Festival. Bien malheureusement, cette période sera de courte durée, car de très sérieuses tensions commencent à se faire sentir au sein du groupe. De fait, outre que ses problèmes de dépendance à l'héroïne forcent Topper Headon à partir, le 1"septembre 1983, Mick Jones en est évincé pour « rupture de l'état d'esprit initial ». Le pré. texte laisse rêveur, quand on sait à quel point The Clash a su évoluer et se remettre en question, mais il semble que Jones ait voulu incorporer des éléments de hip-hop à la musique du groupe (ce qu'il aura toute latitude de faire avec sa nouvelle formation, Big Audio Dynamite}et que Strummer et Simonon, de leur côté, aient voulu revenir à une forinule plus proche du punk-rock de leurs débuts; à partir de 1984, avec deux nouveaux guitaristes, Nick Sheppard et Vince White, ainsi que le batteur Pete Howard, The Clash donnera une série de concerts qui confirmeront cette nouvelle direc- tion. Le public attend avec quelque anxiété le premier album de The Clash sans Mick Jones : ce sera aussi le demier. En effet, Cut The Crap (1985) est une telle débâcle artistique qu'il provoque aussitôt le départ des trois nouveaux membres et, de fait, la fin du groupe.

Aux albums originaux déjà cités, il faut ajouter les compilations The Story Of The Clash Vol. 1 (il n'y a pas de vol. 2), The Singles, l'excellent coffret Clash On Broadway. Black Market Clash et Superblack Market Clash recueillent des morceaux rares, voire inédits, et constituent de très appréciables compléments à la série des cinq premiers albums.

Topper Headon fera une carrière solo sans conséquence, avant d'avoir de sérieux démêlés avec la justice pour trafic d'héroïne. Paul Simonon formera un groupe, Havana 3 A. M., dont l'excellent album sans titre (IRS, 1991) ne fera malheureusement guère de bruit. Quant à Joe Strummer, après avoir sorti deux bons simples ( « Love Kills » en 1986 et « Trash City » en 1988), puis un album assez décevant, Earthquake Weather (Epic, 1989), il n'avait plus avec la musique qu'un rapport de dilettante (il a par exemple accompagné les Pogues en tournée avant de produire leur cinquième album), préférant apparemment tourner de loin en loin dans quelques films et s'occuper de son ranch aux États-Unis. Cependant, il a publié fin 1999 un album de retour intitulé Rock Art And The X-Ray Style, sous le nom de Joe Strummer & The Mescaleros.

En dépit de la relative brièveté de sa carrière, The Clash, qui a su tirer le meilleur de l'énergie punk avant de dépasser les limites du genre et d'abattre les barrières entre différentes musiques dont il fut parmi les premiers à réaliser la synthèse, a conquis sa place parmi les groupes les plus importants et les plus influents des années 70 et 80.

En octobre 1999, sort un album, From Here To Eternity (Sony), réunissant les titres enregistrés par le groupe de 1978 à 1982.

http://punkyreggaeparty.free.fr/punk/clash/clash.htm

www.futureworldfunk.be
Ecrit par libertad, à 20:11 dans la rubrique "Le privé est politique".

Commentaires :

  Anonyme
31-12-02
à 16:18

Par nostalgie

Ulysse
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