L'En Dehors


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Pourquoi être végétalien ?
Lu sur L'Interdit : "Pour les mêmes raisons qu'on est végétarien !Le végétarisme répond à des préoccupations très différentes, que je vais rappeler brièvement ici pour démontrer que toutes ces préoccupations, aussi variées soient-elles, devraient logiquement conduire au végétalisme.Les différents motifs d'être végétarien généralement cités sont la santé, l'équilibre mondial, l'environnement et la non exploitation des animaux. Si l'on veut être cohérent et suivre chaque raisonnement jusqu'au bout, absolument tous ces motifs sans exception conduisent à devenir végétalien, car tout ce que l'on reproche à l'élevage destiné à produire de la viande est valable aussi pour l'élevage en vue du lait, des %u0153ufs ou du cuir. En effet, il ne s'agit pas de "récupération" de produits provenant d'animaux qui seraient élevés et tués de toute façon pour leur viande. Comme on va le voir, actuellement, ce serait plutôt l'inverse : on assiste par exemple à une surproduction de viande bovine provenant de l'élevage des vaches laitières.
Il faut également savoir que des personnes mal informées croient "de bonne foi" être végétariennes et ne le sont pas : elles consomment de la viande sans le savoir (par le biais de la présure, de la gélatine, etc.) Il apparaît donc nécessaire de décrypter les listes d'ingrédients des aliments que nous achetons, généralement très obscures. Et de faire pression pour que des logos "végétarien" et "végétalien" soient apposés sur les aliments ne contenant pas d'ingrédients d'origine animale.
Les problèmes des élevages pour les "sous-produits" d'origine animale sont les mêmes que ceux des élevages pour la viande

Santé

Je ne m'étendrai pas sur les problèmes de santé qui rendraient néfaste la consommation de viande ou de poisson pour l'être humain. Là encore, une littérature considérable s'est déjà penchée sur cette question. Mais il est certain que ceux qui s'abstiennent de manger de la viande pour cette raison devraient logiquement arrêter aussi de consommer produits laitiers ou œufs.

On peut évoquer l'allergie bien connue à la lactose : Naturellement, le lait est conçu par une femelle pour son petit. Le lait de vache convient au veau comme le lait d'une femme convient à son bébé. Pour les adultes, la consommation de lait n'est pas naturellement prévue, chez aucune espèce. Aussi les adultes ne fabriquent-ils pas dans leur organisme l'enzyme lactase indispensable à la digestion de la lactose. Beaucoup d'humains dépassent très bien cette intolérance. Il ne faudrait pas pour autant en conclure que le lait leur est nécessaire.

Certains ne mangent pas de viande ou de poisson parce qu'ils savent que la pollution croît à mesure que la chaîne alimentaire progresse : un pesticide se retrouverait en plus grande quantité chez le mammifère ou le poisson qui a mangé l'insecte empoisonné et encore plus chez l'humain qui a mangé le mammifère ou le poisson. Cette loi serait valable pour la radioactivité ambiante. De ce point de vue, la viande bovine serait plus dangereuse que l'herbe que mange le bovin. Mais son lait aussi !

De la même façon, les multiples antibiotiques et autres médicaments généreusement prodigués aux animaux d'élevage passent tout autant dans leur lait et leurs œufs que dans leur viande.

Il y aurait des risques plus spécifiques à la consommation d'œufs ou de produits laitiers, comme les infections microbiennes telles que la listériose.

Les farines animales responsables entre autres de la "vache folle" sont essentiellement ajoutées à l'alimentation des animaux élevés pour leur lait ou leurs œufs, bien davantage qu'à ceux élevés pour leur viande : "Au-delà d'un certain niveau de production quotidien (de lait), les herbivores ne peuvent pas ingérer, sous la forme de fourrages grossiers, la quantité d'énergie nécessaire à leur production. L'alimentation concentrée permet de dépasser ces seuils" (Jean-Pierre Boutonnet, de l'Inra de Montpellier, cité par Le Nouvel Observateur du 16 novembre 2000). Les poules pondeuses sont tellement dopées qu'elles sont impropres à la consommation en fin de vie. Les vaches laitières, elles, représentent plus de la moitié de la consommation française de viande rouge, la moins chère du marché. Au 10 novembre 2000, plus de 92 % des 175 cas d'ESB (Encéphalopathie spongiforme bovine) recensés provenaient de leur viande.



Équilibre mondial et environnement

La faim dans le monde et les soucis écologiques se rejoignent sur un point : beaucoup trop de surface de terre est gaspillée pour l'élevage.

La faim dans le monde ne devrait pas exister si la plus grande partie des terres consacrées à la culture ne l'étaient pas pour nourrir le bétail. Pour une superficie déterminée qui produit une unité de protéines de viande, on peut en produire cinq de céréales, dix de légumineuses et vingt-six d'épinards. "1,3 milliard d'êtres humains pourraient être nourris avec les céréales utilisées pour engraisser le bétail des États-Unis" (L'œil électrique n°18, printemps 2001). Ou encore : "Cent mètres carrés de soja planté = 5 kilos de protéines pour 70 personnes pendant une journée ou 500 g de viande bovine, soit la ration quotidienne de seulement deux personnes" (Top Nature n°15, mai-juin 1997)

Le gaspillage d'oxygène et d'eau potable par les élevages est également considérable. Un kilo de viande a nécessité entre 10 000 et 24 000 litres d'eau. Un kilo de laitue n'en demande que 160 litres.

Il est devenu notoire que la pollution de l'air, l'effet de serre, les nitrates dans l'eau, les pluies acides, etc, proviennent essentiellement des élevages, et ce par voie de fumier, purin et gaz, rejets dont la nocivité est encore augmentée par les antibiotiques et produits chimiques ingérés par les animaux. Par exemple l'effet de serre est provoqué par différents gaz dont le méthane, lequel provient essentiellement des flatulences des troupeaux, les nitrates dans l'eau sont dûs aux lisiers, etc.

Ces problèmes maintenant connus et reconnus ne concernent pas que les élevages pour la viande : bien évidemment, les élevages pour le lait, les œufs, le cuir, la laine, posent exactement les mêmes.

Il serait erroné de croire qu'on utilise ces sous-produits d'origine animale parce que "les animaux seraient tués de toute façon pour la viande, autant alors récupérer ce qui peut servir d'autre". C'est totalement faux. On "fabrique" des bovins destinés à la viande, on "fabrique" des laitières (dont la pauvre viande, on l'a vu, est ensuite écoulée à bas prix), on "fabrique" des poules pondeuses dont le corps torturé n'est plus montré après l'abattage : il est broyé et utilisé dans des préparations. (Les poulets emballés dans les grandes surfaces ne sont pas des anciennes poules pondeuses). Les animaux élevés pour leur peau le sont encore différemment, dans d'autres conditions où l'on privilégie le fait que la peau ne se salisse pas ou ne s'abîme pas. Tous ces élevages différents s'ajoutent les uns aux autres, multipliant le gaspillage et la pollution.



Non exploitation des animaux

Beaucoup de végétariens s'abstiennent de manger des animaux pour éviter à ceux-ci la souffrance et la mort. Mais on ne peut nier que la consommation de lait, produits laitiers, œufs, etc, conduit obligatoirement à la mort et à la souffrance d'animaux.

Certes l'horreur est à son comble dans les élevages industriels. Mais même un "produit fermier" n'est pas innocent.

Le lait et les produits laitiers : Pas de lait de vache sans veau privé de lait. Aucune femelle ne produit de lait si elle n'a préalablement enfanté. Pour exploiter son lait, il faut lui prendre son petit et continuer à "tirer" sur le lait. Les conditions de production sont particulièrement atroces en élevage industriel. Mais le principe reste le même dans une ferme, reste le même si un individu a une seule chèvre ou une seule brebis. La question est : Que deviennent les petits ? Comment sont-ils élevés et avec quoi ? Que deviennent les petits de sexe mâle, inutiles dans le circuit ? Près de 80 % de la viande de "bœuf" est en fait issue de l'industrie laitière : les vaches trop vieilles (usées à trois ans alors que leur espérance de vie serait d'une vingtaine d'années), les veaux surproduits et inutiles (souvent séparés de leurs mères leur premier jour de vie alors qu'ils téteraient naturellement un an).

Ajoutons que les fromages et desserts au lait emprésuré contiennent en outre de la présure, laquelle provient de l'estomac de veaux nouveau-nés.

Il est donc clair que tout être humain voulant éviter de faire tuer ou souffrir des animaux doit s'abstenir de consommer du lait et des produits laitiers.

Les œufs : Les élevages de poules "en batterie" et les abattoirs industriels de volaille atteignent des sommets dans l'ignominie : oiseaux entassés sur du grillage, le bec coupé, attendant la chaîne qui les ébouillantera et leur coupera la tête. Tout ça pour des œufs ! Certes il existe des œufs de "poules élevées en plein air". Attention, il suffirait pour avoir ce label que les poules soient sorties quelques jours avant l'abattage ou disposent de 2,5 mètres carrés de terrain. Seuls les œufs de poules "élevées en libre parcours", parfois aussi appelées auparavant "poules qui courent", garantiraient moins de barbarie dans leur traitement : l'obtention de ce label nécessite dix mètres carrés de terrain herbeux par pondeuse. Les œufs de l'agriculture biologique sont censés correspondre à ces exigences, mais si le cahier des charges Agriculture biologique exige l'accès à un parcours herbeux, il n'est pas certain qu'il doive être de dix mètres carrés. Mais quoi qu'il en soit, là encore, que fait-on des poussins mâles qui ne pondront jamais ? On a le choix : les broyer, les gazer, les jeter vivants dans des sacs plastiques ou des bennes à ordures où ils étoufferont lentement, les écraser, les enterrer vivants... Bref, s'en débarasser de la façon la plus économique possible. Pour être clair, s'il faut avoir à cœur de ne pas faire tuer pour notre alimentation, de ne pas être responsable de l'exploitation et de la souffrance d'animaux, seul le végétalisme convient.

La peau : le cuir, la fourrure, la laine, ne sont pas récupérés sur des animaux morts auparavant pour la viande. On les élève et on les tue pour cela (ou on les chasse, ce qui n'est pas mieux). Bien sûr, la tonte ne tue pas l'animal. Elle conduit pourtant à élever, exploiter et pour finir abattre, le tout dans des conditions rarement scrupuleuses. Il est relativement facile de s'abstenir d'acheter des produits contenant de la peau animale. Plus il y aura de gens refusant d'acheter des produits ayant entraîné une souffrance, plus vite ces pratiques disparaîtront.


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Est-ce facile d'être végétalien ?

Oui, mais !...

Oui parce que toutes les salades, soupes, tartes ou tourtes, recettes de pâtes, de pommes de terre, sont ou pourraient être végétaliennes.

Mais, attention ! En fait, il faut tout vérifier. Les produits tout prêts ont souvent la particularité de contenir plein d'ingrédients tout à fait inutiles à leur recette : ainsi on trouve souvent du lait dans le chocolat noir, du blanc d'œuf dans des raviolis aux légumes ou du fromage blanc dans l'houmos du commerce ! Il est nécessaire, dans les friteries, de s'assurer avant d'acheter que la graisse à frire n'est pas de la graisse de bœuf. Il faut vérifier qu'il n'y a pas de gélatine dans les glaces, sorbets, médicaments... Enfin, certains produits frisent le mensonge et l'ambiguïté : quand on voit inscrit sur un plastique d'emballage qu'il contient des "filets de poulet 100 % végétaux", il faut comprendre, non pas qu'il s'agit de poulet végétal mais bien que le poulet qui se retrouve en filets emballés sous vide aurait eu une alimentation 100 % végétale.

Pour résumer, il très facile de cuisiner végétalien chez soi à partir de produits frais ou achetés en boutiques diététiques. Pour ce qui est des restaurants... ils suivront quand ils se rendront compte qu'il y a un marché potentiel !


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Les végétariens utilisent de la viande sans le savoir

Quand on étudie l'origine des additifs employés dans l'agro-alimentaire (aromatisants, gélifiants, conservateurs, dissolvants, filtrants, souvent désignés par un chiffre, lui-même souvent précédé de la lettre E), il s'avère que la consommation de beaucoup de produits industriels est proscrite aux végétaliens mais également aux végétariens. Par exemple, un végétarien qui consomme une glace ou un sorbet contenant de la gélatine consomme des ligaments d'animaux broyés. Un végétarien mangeant un fromage ingère probablement de la présure, laquelle provient de l'estomac de veaux nouveau-nés.

Un équivalent végétal ou de synthèse est presque toujours possible. En les réclamant aux fabriquants, ils finiront par les utiliser et par l'indiquer clairement sur leurs emballages. J'ai aussi fait état d'autres produits de consommation courante utilisant les animaux. Cette liste n'est pas exhaustive. Elle demande aussi d'incessantes vérifications et réactualisations.



Acide lactique / E 270 : peut être d'origine animale (lait) ou végétale (fermentation du sucre).

Albumine : peut être d'origine animale (œufs ou lait, muscles ou sang) ou végétale.

Allantoïne : peut être d'origine animale (acide urique provenant de mammifères) ou végétale. Se retrouve dans certains liquides-vaisselle ou en cosmétologie.

Ambre gris : substance parfumée issue de l'intestin des cachalots (mais rejetée par eux et flottant sur la mer, elle serait récupérée sans violence ...). Employée comme fixatif pour les parfums et comme arôme dans l'alimentaire.

Arômes naturels : allégation sans valeur scientifique, ne signifiant strictement rien et pouvant recouvrir n'importe quoi.

Aspartame / E 951 : à base d'un acide aspartique d'origine animale ou végétale.

Bifidus (bifidobactérium) : l'une des bactéries de l'acide lactique, peut donc être d'origine animale ou végétale (voir acide lactique) mais probablement animale, car utilisée industriellement comme ferment lactique pour le lait et les produits laitiers.

Bile : liquide sécrété par le foie.

Blanc ou huile de baleine : huile issue de la tête des cachalots ou des dauphins. Utilisation : cosmétologie, industrie du cuir et certaines margarines.

Castoréum : sécrétions glandulaires du rat musqué et du castor (élevés, maltraités et tués pour cela). Utilisé en parfumerie.

Castor oil : huile de ricin (donc végétale)

Caséine : protéine du lait.

Cellules fraîches : prélevées sur des fœtus d'animaux.

Chitine : issue des carapaces des crustacés.

Cire d'abeille / E 901 : entre souvent dans la composition des baumes pour les lèvres et autres produits cosmétiques ou des bougies et crayons.

Civette : sécrétion odorante obtenue en stimulant par la torture un mammifère appelé civette, proche du chat, élevé exprès en Éthiopie. Utilisée en parfumerie.

Cochenille / E 120 : insectes de couleur rouge écrasés pour servir de colorant. Utilisation interdite en alimentation.

Collagène : protéine fibreuse des vertébrés, très courante en cosmétologie.

Disodium de phosphate / E 631 : toujours d'origine animale, extrait de viande ou de sardines séchées.

Elastine : issue de l'aorte et des ligaments du cou des bovins.

Gélatine : tendons, os, cornes, sabots, peau et ligaments bouillis. Très largement utilisé dans les médicaments, crèmes-desserts, sorbets et glaces, bonbons, gâteaux, marshmallows, yaourts, etc.

Gelée royale : sécrétion des glandes pharyngiennes de l'abeille servant normalement à nourrir les jeunes larves. Utilisée en pharmacie.

Glycérine / glycérol / E 422 + monoglycérides / diglycérides / E 471 / E 472 : Origine animale (graisses animales) ou végétale ou synthétique. Utilisés notamment dans les biscuits.

Hexaphosphate inositol de calcium : toujours d'origine animale.

Huile de poisson : très courante dans les margarines

Inosinatedisodique / E 631 : toujours d'origine animale.

Insuline : origine animale (hormone sécrétée par le pancréas des bœufs et cochons) ou synthétique ou humaine. Usage pharmaceutique pour les diabétiques.

Isinglass : gélatine fabriquée à partir de vessies de poisson, utilisée pour clarifier les vins et les bières.

Kératine : provient notamment des ongles, poils, plumes de divers animaux.

Lactose : d'origine animale (sucre du lait) ou parfois végétale.

Lanoline : substance extraite du suint de la laine des moutons et utilisée en médecine et cosmétologie (crèmes et pommades).

Lécithine / E 322 : origine animale (œufs, sang, tissus névralgiques) ou végétale (soja ou tournesol). Se trouve dans beaucoup de produits alimentaires, mais généralement l'origine est précisée.

Musc : Origine le plus souvent animale (à partir des glandes abdominales de cervidé). Parfumerie.

Noir animal : os calcinés employés pour raffiner certains sucres.

Œstrogène : origine animale (ovaires de vaches ou urine de juments enceintes, dont les poulains sont constamment éliminés et qui sont élevées dans des conditions abominables) ou synthétique.

Pepsine : issue de l'estomac des cochons. Utilisée comme anticoagulant.

Petit-lait : provient du lait. Utilisé dans des biscuits ou bonbons.

Phosphate de calcium / E 542 : à partir d'os animal. Utilisé dans des cachets. A priori interdit en France, autorisé en Angleterre.

Présure : d'origine animale (estomac de veaux nouveau-nés) ou végétale (très rarement utilisée en France). Pour la confection de la quasi totalité des fromages et d'autres produits, tels que yaourts ou desserts emprésurés.

Progestérone : hormone sécrétée par les glandes de différents animaux.

Propolis : gomme recueillie par les abeilles pour la construction de leur ruche. Utilisée principalement en cosmétologie.

Saindoux : graisse animale.

Shellac / E 904 : résine sécrétée par un insecte. 1 kg de shellac demande 300000 insectes tués. Utilisée comme amidon (peinture, chapeau, cachet, glaçage en confiserie...)

Sachez aussi que les additifs commençant par E et suivis de ces chiffres : 101 / 101a / 120 / 131 / 153 / 161b / 161g / 236 / 237 / 238 / 252 / 270 / 322 / 325 / 326 / 327 / 408 / 422 / 430 / 431 / 432 / 433 / 434 / 435 / 436 / 470a / 470b / 471 / 472a / 472b / 472c / 472d / 472f / 473 / 474 / 475 / 476 / 477 / 478 / 479b / 481 / 482 / 483 / 491 / 492 / 493 / 494 / 495 / 542 / 570 / 572 / 585 / 627 / 631 / 635 / 640 / 901 / 904 / 920 / 951 / 1518 sont d'origine impliquant très vraisemblablement une exploitation animale.

Par ailleurs, la gélatine est utilisée dans les tirages papiers des photos et dans le papier de verre; les brosses, pinceaux et couvertures sont en poils; la graisse animale se retrouve dans les savons, cosmétiques, lubrifiants; la nacre, l'os, l'ivoire, les écailles de tortues servent en bijouterie et en décoration; la plupart des contraceptifs (y compris les préservatifs, incluant de la caséine !) contiennent des substances d'origine animale.

N'oublions pas non plus que pour éviter d'avoir causé la souffrance et la mort d'animaux il faut également se soucier d'éviter tout produit testé sur animaux, et donc s'abstenir d'utiliser produits d'entretien ou de cosmétologie ainsi testés, mais encore refuser la vivisection dans l'éducation et à l'armée (où les armes, chimiques ou autres, sont testées sur animaux). Cela fait beaucoup de morts et de souffrances, et autant de travail quotidien pour qui décide de s'en soucier.

Il faut surtout éviter de se décourager devant l'ampleur de la tâche en se disant qu'il est de toutes façons inévitable d'utiliser un jour ou l'autre un produit ayant causé la mort ou la souffrance d'animaux. En l'état actuel des choses, il est vrai qu'on ne peut pas jurer l'abstinence totale. Mais qu'importe si on finit d'user ses vêtements de laine (on peut éviter d'en acheter de nouveaux) ou si on utilise un médicament dont on n'a pas trouvé l'équivalent végétalien : l'important est de faire le maximum et également de faire connaître sa position auprès de tous les fabricants et distributeurs de produits afin de faire changer, petit à petit, leur politique.


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Est-ce dangereux d'être végétalien ?

On s'est longtemps inquiété d'éventuelles carences en vitamine PP (Niacine ou B3), calcium, vitamine D... Il n'y a en fait pas lieu, comme on va le voir. Le problème qui peut vraiment se poser est celui de la carence possible en vitamine B 12. C'est pourquoi je m'étendrais davantage sur ce sujet.

Classiquement, les diététiciens recommandent de consommer aux trois repas des céréales (pain, riz, pâtes, maïs, sarrasin, muesli...) avec soit des légumineuses (soja sous toutes ses formes, du lait à la galette en passant par le yaourt, la sauce ou le tofu, pois, lentilles, haricots, cacahuètes...), soit des oléagineux (noisettes, amandes, sésame...). Et vantent les repas traditionnels indiens (riz et lentilles), mexicains (maïs et haricots rouges), africains (semoule et pois chiches en Afrique du Nord, sorgho et purée d'arachides en Afrique noire). Cette combinaison permettrait d'obtenir ensemble les huit acides aminés constituant les protéines (les céréales n'en ont que sept, les légumineuses et oléagineux d'autres, ils se complètent). Ce principe est remis en cause depuis 1993 par l'Association américaine de diététique, constatant d'abord que les acides aminés de l'alimentation se combinent avec ceux fabriqués par le corps, ensuite que le soja à lui seul peut servir de base protéinique. Il est également probable que la majorité des Occidentaux souffre davantage d'un abus de protéines que de carences.

La vitamine PP (Niacine ou B3) se trouve dans les céréales complètes (pain complet, riz complet...), les dattes, figues et amandes.

La bêtacarotène, qui se convertit dans l'organisme en vitamine A, se trouve dans les carottes, épinards, persil, cresson, patates douces, abricots secs et mangues.

Le calcium se trouve dans les légumes verts feuillus, les graines et oléagineux, l'eau calcaire, la mélasse noire, les figues sèches, la farine de soja, les brocolis, les haricots blancs, certaines eaux minérales (Contrex ®, Quézac ®, Valvert ®...), l'algue aziki (qui contient 14 fois plus de calcium que le lait) et tous les produits "enrichis en calcium" (comme beaucoup de soja et tofu).

La vitamine D se trouve en petite quantité dans les champignons, mais provient pour l'essentiel de l'exposition au soleil (nécessaire pour les carnivores comme pour les autres, sans distinction !). Pour les peaux claires, une exposition du visage et des mains environ quinze minutes l'été et une heure l'hiver deux à trois fois par semaine suffirait. Il s'agit d'une hygiène de vie de toute façon recommandable ! Plus les peaux sont foncées, plus le temps d'exposition doit augmenter. En cas de carence, si on doit en consommer en apport supplémentaire, attention : la vitamine D3 (cholécalciférol) est d'origine animale. Seule la vitamine D2 (ergocalciférol) est d'origine synthétique.

Le fer d'origine végétale se trouve dans les fruits secs, céréales complètes, oléagineux, légumes verts feuillus, graines, légumineuses, mélasse noire et dans l'utilisation de plats en fonte (pour les résidus qui s'en dégagent). Pour qu'il soit aussi bien assimilé par l'organisme que le fer d'origine animale, il est nécessaire de l'associer à de la vitamine C ou acide ascorbique (kiwis, chou cru, pommes de terre, légumes verts feuillus, poivrons verts, mûres, mangues, agrumes, tomates), de l'acide malique (pommes, citrouilles, prunes) ou de l'acide citrique (agrumes). Il est moins bien assimilé quand il est associé à du tannin. Le tannin (ou tanin; à ne pas confondre avec le tahin !) se trouve dans le thé, le café, le vin...

En fait, le principe absolu à retenir est de manger le plus de choses différentes possibles : fruits variés, légumes variés, céréales, légumineuses, oléagineux, graines, algues... Souvent les végétariens et végétaliens se soucient bien plus que les carnivores de cette règle de diversité et bénéficient des lors d'un régime beaucoup plus équilibré.

La vitamine B 12 (cobalamine) demande à être étudiée plus en détail. Il s'agit d'une molécule synthétisée par des micro-organismes, des bactéries vivant dans le sol et le système digestif. Le problème de cette vitamine est son assimilation. Il peut y avoir problèmes d'assimilation pour des motifs très variés. En effet, elle se conjugue mal avec le tabac, le sucre blanc, l'alcool, le café, les contraceptifs oraux, l'aspirine, les laxatifs, les antibiotiques, les somnifères, les médicaments traitant l'épilepsie, un taux élevé de cholestérol, une insuffisance d'acidité gastrique, une alimentation trop riche en protéines, gras animal ou aliments cuits, manque de B6 ou de fer, désordres de la thyroïde, maladie de Crohn, stress physique et psychique, trop forte dose de vitamine C (+ 500 mg par jour) ou tout simplement pancréas et foie l'assimilant mal ! On voit que les carnivores ne sont pas à l'abri d'une carence ! Encore une fois, les végétaliens se préoccupant davantage de leur éventuel manque de B12 sont sans doute plus protégés que des carnivores ignorant leur carence !

Pour autant, et fort heureusement, l'organisme a besoin de très peu de B12 et sait généralement la produire lui-même ou au moins la stocker longtemps. Une analyse tous les deux ans par exemple devrait suffire à rassurer. Il faut néanmoins savoir que, contrairement à ce que l'on a cru, la B12 contenue dans les algues, le soja ou certains champignons n'est pas assez bien assimilée par l'organisme humain et ne peut pas résoudre une éventuelle carence. De ce point de vue, les récents guides d'alimentation végétarienne se trouvant dans les magasins de livres à bon marché ne mentent pas vraiment, mais demandent à être explicités : quant ils déclarent que "les graines et les produits dérivés du soja contiennent aussi de la vitamine B12", ils devraient se montrer plus précis. Le seul soja fiable en apport de B12 est celui qui aura été supplémenté.

En effet, la vitamine B12 se fabrique alors à partir de souches bactériennes cultivées sur un milieu aqueux stérilisé contenant les nutriments nécessaires (carbone, azote, sel, minéraux, cobalt, etc) et est utilisée ensuite comme apport fiable de divers produits d'alimentation et enrichir les substrats de développement de certaines levures alimentaires. Toutes les levures alimentaires indiquant de forts taux de B12 ne sont pas fiables : encore faut-il que cette B12, pour être assimilable, ait été cultivée sur un milieu enrichi en B 12. Or actuellement, en France, ce renseignement n'apparaît pas sur les produits. Je tiens ces précisions d' André Méry de l'Alliance Végétarienne, à qui j'emprunte aussi une petite liste de produits complétés en B12 fiable : Yaourt au soja Céréales et fruits Sojasun ®, Pain aux six céréales Turner ®, beaucoup de produits Kellog's ® (corn flakes), beaucoup de produits Nestlé Fitness ®, Supplex-cao ®, Supplex-café ®, Tonimalt ®, Ovomaltine ®, Lait aux amandes instantané "Lactamande" ®, Boisson aux plantes Floradix "Fer + plantes" de l'Abbaye des Sept-Fons ®, Germalt et Germacao ®, le gel de froment complet Dr Ritter ®... Mais encore l'extrait de levure enrichie "Marmite" ®, produit anglais à tartiner se trouvant en boutique indienne, ou tout produit "complémenté" ou "supplémenté" en B12. Il n'est jamais inutile d'interroger les fabriquants, d'abord pour être sûr de ce que l'on consomme, ensuite pour leur rappeler notre demande pressante de ne pas utiliser de produits d'origine animale.

Enfin, si vous décelez vraiment une carence (et ce, je le répète, quelque soit votre régime...), il existe des compléments sous forme de comprimés ou d'ampoules. La vitamine B12 Gerda ® est végétalienne et remboursée par la Sécurité sociale. Il est remarquable qu'elle prévoit un traitement d'attaque par voie injectable intramusculaire pour les déficits dûs à un défaut d'absorption, et seulement un traitement par voie orale pour les "végétaliens stricts depuis plus de quatre ans" s'ils souffrent d'anémie. Ne nous effrayons donc pas outre mesure des promesses alarmistes que les carnivores nous prodiguent généreusement; recommandons-leur plutôt de veiller aussi à leur propre régime...


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Femmes enceintes, allaitantes et nourrissons

Il est tout à fait possible d'adopter un régime végétalien en état de grossesse ou d'allaitement, ainsi que de nourrir son enfant de façon végétalienne. Toutefois, ce régime nécessite une adaptation rigoureuse à une situation qui demande forcément des apports et des dosages stricts. Le sujet pourrait faire l'objet d'un dossier à part !

On trouve des menus suggérés pendant la grossesse et l'allaitement, le lait végétal recommandé pour les nourrissons ne pouvant être nourris au sein ("Farley's Soya Formula" de Heinz ®, fabriqué au Royaume Uni) ainsi que la nourriture conseillée par tranches d'âge des jeunes enfants dans la brochure très détaillée de l'association AVIS (Association Végétarienne et Végétalienne d'Informations). Cette brochure peut être demandée à leur contact postal : Canal Sud, AVIS, 40 rue Alfred Duméril 31400 Toulouse, ou par internet : avis31000@yahoo.fr Leur site est : http://avis.free.fr


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Est-ce coûteux d'être végétalien ?

Non ! Si on se contente ordinairement d'une tranche de jambon sous cellophane et d'une baguette de pain, on peut remplacer ce régime par des menus à base de pâtes, de pain ou de ratatouille en boîte ! Si on veut consommer des produits variés et de qualité, la viande et le fromage répondant à ces exigences sont largement aussi chers que les produits d'un régime végétalien.

De plus, comme on trouve encore peu de plats végétaliens tout préparés dans le commerce, on est conduit à cuisiner soi-même, ce qui est meilleur pour la santé, beaucoup moins onéreux et pas forcément plus long. Enfin les produits de base peuvent sembler chers à l'achat mais durent longtemps : pour ne citer qu'un exemple, le tahin (ou tahine, ou tahini) s'emploie à petite dose et se conserve très longtemps.

Les recettes exposées plus loin dans ce guide sont pour la plupart très peu coûteuses."
Ecrit par libertad, à 23:28 dans la rubrique "Le privé est politique".



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