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L'En Dehors


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LES MONDES PARALLELES

Dans un système monarchique les choses sont simples: les privilèges font partie de la nature même du pouvoir et de celles et ceux qui l’exercent. Dans un système républicain les choses sont en principe bien différentes : il n’y a pas de différence dans la nature de celles et ceux qui exercent le pouvoir au regard du reste des citoyens… en ce sens il n’y a plus de privilèges.

Les dernières affaires en vogue dans la classe politique nous obligent à nous re-interroger sur ces questions qui devraient pourtant être des évidences. Qu’il s’agisse de l’affaire de l’ « appartement » du Ministre des Finances ou du procès des « écoutes téléphoniques présidentielles » … qui a tourné en « eau de boudin »… sans parler des affaires passées, enterrées, et des futures probables… la dérive est totale.

Alors que le pouvoir devrait être, en principe, au sens de l’ « esprit de la République » le reflet et le garant de valeurs solennellement proclamées fondant sinon la réalité sociale, du moins les pratiques sociales, en fait il crée une autre réalité, plus ou moins fictive, virtuelle au regard de la « vrai » réalité.

Accéder au pouvoir c’est en quelque sorte passer « de l’autre côté du miroir », passer dans une réalité qui est « autre ».

Exercer le pouvoir c’est se permettre des choses inimaginables dans la « vrai » réalité.

Exercer le pouvoir c’est obéir à des lois sociales et économiques qui n’ont rien à voir avec les lois de la société, même marchande;

Exercer le pouvoir c’est tenir un discours pour les autres, pas pour soi.

Exercer le pouvoir c’est organiser la vie des autres, dicter leur conduite… leur dire ce qui est bien et mal, juste et faux, acceptable et inacceptable,…

Exercer le pouvoir c’est être soumis à une apesanteur morale et juridique qui libère des contraintes qui s’imposent aux « simples mortels »… pardon « citoyens » au point de perdre toute sens de la « réalité sociale ».

Les lois de l’Olympe ne sont pas celles d’ici bas.


Le silence, ou les quelques commentaires gênés et ambiguës de la classe politique en disent long sur les mystères et les secrets qui l’habitent. Les « cadavres dans les placards » sont la seule chose la mieux partagée dans les allées du pouvoir. Quel est celui ou celle qui a touché au pouvoir et qui peut, affirmer, devant sa conscience s’entend, de ne pas avoir fauté au regard des principes républicains qu’il était censé garantir ? Tel escroc qui bénéficie de l’immunité parlementaire, tel politicien véreux qui a trafiqué les listes d’électeurs, logé sa famille (voire ses familles) et ses ami-e-s avec les deniers publics, bénéficié de fausses factures, de fonds secrets, de voyages, de séjours liés à la fonction, tel délinquant échappé de justesse à la Justice, ou ayant bénéficié de sa « compréhension » qui essaye de se refaire une virginité politique,…Comment expliquer que le plus haut personnage de l’Etat soit hors d’atteinte de la Justice qui l’attend patiemment aux bas des marches de l’Elysée ( ???). Et tous, tous sans exception, ont les meilleures raisons du monde pour se comporter ainsi… Il est évident que le « peuple » ne comprend rien… et qu’ils sont les victimes innocentes du harcèlement médiatique … Ben voyons !

Faut-il donner des noms ?… Inutile tout le monde les connaît.

Les moquettes des palais de la République savent efficacement étouffer les scandales.

Imaginez un peu comment les enseignants, les éducateurs, les parents même, peuvent tenir un discours de civisme à des jeunes quand systématiquement les médias étalent les frasques sordides des politiques sur la place publique ? « Et ce sont ces gens là qui nous donnent des leçons de morale » rétorquent les plus lucides des jeunes ! Que répondre ?

Il parait qu’il n’y aurait que « quelques brebis galeuses » A la vue de la multiplicité à l’infini des affaires et de la manière dont elles se traitent en général, on fini par se demander si ce n’est pas l’ensemble du troupeau, ou à peu prés, qui est atteint par la maladie.

Mais finalement, à y regarder de près, le pouvoir politique est bien à l’image de ce qu’est le système marchand qu’il représente : un système en « faux semblant » qui fait croire que l’individu est libre, alors qu’il est parfaitement dépendant de lois qu’il ne contrôle pas.(demandez aux chômeurs ! demandez aux exclus ! demandez aux sans logis, demandez aux pauvres ! demandez au « citoyen moyen » qui est entrain de perdre tous ses acquis sociaux ! …). Comment se pourrait-il qu’un système aussi amoral produise un pouvoir politique, des femmes et des hommes de pouvoir irréprochables ? Etre garant de ce système c’est implicitement et/ou potentiellement être un filou, un manipulateur, un menteur, voire un escroc… peut-être aussi un naïf, dans le meilleur des cas.


Les scandales qui éclaboussent les politiques, nous en sommes toutes et tous responsables tant il est vrai que le pouvoir est d’autant plus corrupteur que les citoyens-nes s’en désintéressent. La seule limite à l’exercice du pouvoir c’est celle et ceux qui ne l’exercent pas et au nom de qui certains l’exercent. Or l’organisation du pouvoir montre indubitablement qu’il n’y a rien de démocratique dans cette manière de fonctionner… seule l’apparence de légitimité est sauvegardée… mais l’essentiel, c'est-à-dire l’exercice en lui-même ne l’est absolument pas.

Heureusement qu’il existe encore une partie de la presse qui soit libre pour dénoncer ces scandales… mais profitons en, ça pourrait ne pas durer.


Patrick MIGNARD

Ecrit par , à 22:22 dans la rubrique "Pour comprendre".

Commentaires :

  kokatrix
04-03-05
à 01:53

abus de pouvoir

Montaigne a dis que l on ne prenait conscience du pouvoir qu' avec l'abus de pouvoir!

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