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Le partage des tâches ménagères : complicité des hommes et des femmes pour que rien ne change

Je travaille dans un milieu où les femmes sont majoritaires, ce qui ne me pose aucun problème.Nous avons donc de nombreuses discussions chaque jour au café du matin et l'une revient régulièrement : le partage des tâches.

J'ai à chaque fois la stupéfaction de constater que je suis celui qui défend le plus le partage égalitaire, mes collègues ont toujours soi tendance à excuser les hommes ou à les considérer comme incapables de faire. Je dois tout de même ajouter un bémol à ce tableau : les jeunes couples sans enfants où le partage est assez juste. Il semble bien que dès que les enfants arrivent on retombe dans le schéma traditionnel. J'essais à chaque fois de convaincre mes collègues femmes mais elles ont une telle inertie sur ce sujet que rien ne change. Abordons le sujet du côté des hommes, ce n'est pas brillant : paresse, c'est aux femmes de faire, moi je fais le jardin et je bricole? etc Il faut bien reconnaître que les hommes n'ont aucun argument sérieux pour justifier leur position, si ce n'est que de dire, c'est comme çà ! Un peu limité comme argumentation.
Je pense pour ma part qu'il existe une sorte de "complicité" entre hommes et femmes pour que cela ne change pas, au delà des beaux discours. Pourquoi ?
La sphère de la maison a longtemps été le domaine relégué des femmes, relégués car les hommes exerçant le pouvoir dans la société laissaient aux femmes le "pouvoir" sur la maisonnée ( y compris l'éducation des enfants ). Les temps ont changé, les femmes travaillent, commencent à conquérir leurs droits et leur libertés mais les mentalités elles n'évoluent pas aussi vite. Bien que de nombreuses femmes travaillent le domaine de la maison reste majoritairement celui des femmes. Pourquoi ?
Parce que les femmes ont encore plus que les hommes des travaux non qualifiés ou sont au chômage. Or tout individu a besoin de pouvoir, il n'est pas très gratifiant de faire le ménage ou d'être devant un ordinateur pour taper les courriers ( je noircis évidemment ) par contre à la maison la femme sait, c'est son domaine, alors que l'homme ne sait rien ( par éducation ) en plus il faut élever les enfants et c'est tout de même un tâche assez noble ( plus que jouer au tiercé ou d'aller au café ). Donc je pense qu'une partie des femmes ne tient pas particulièrement à voir les hommes entrer dans leur domaine et se satisfait tout à fait de cette situation ( en rouspétant pour le principe mais en ne faisant rien pour que cela change - ce qui satisfait la paresse naturelle des hommes qui retrouvent le doux cocon où maman faisait tout. Il y a un infantilisme chez les hommes qui est la source de pas mal de choses ).
Premier problème : l'éducation , nous n'avons pas tous la même notion du propre et du sale, la limite n'est pas la même pour tous.
J'ai été surpris une fois sur un forum antisexiste un jeune homme expliquait qu'il avait vécu entre copains avec des femmes et des hommes et que le partage des tâches était toujours en défaveur des femmes ( pourtant dans un milieu favorable à priori ) il a préféré partir vivre seul : quelle solution ! Je lui ai demandé mais vous les hommes avez vous négocié avec les femmes sur la question du propre et du sale, eh bien non car il considérait que la conception du propre et du sale des femme était là bonne, puisqu'elles sont "spécialistes", il n'y avait rien à négocier et donc les femmes intervenaient les premières : où l'on voit que les clichés sexistes sont prégnants. Or à partir du moment où l'on considère que ces tâches ne sont pas l'exclusivité d'un sexe, il faut négocier pour trouver le juste milieux ( un combat permanent ). En effet chacun doit faire des concessions ( les femmes considéreront le plus souvent que c'est trop tard ou mal fait, mais c'est le prix à payer une génération ou deux et les hommes penseront que c'est trop tôt ou qu'on se fait bien chier avec tout ça mais la paresse n'a jamais servi de justification théorique . ( je ne suis pas contre le droit à la paresse dans un autre domaine )
Il serait temps que le féminisme s'attelle à cette tâche mais sans à priori, car un certain nombre de femmes seront un frein et la majorité des hommes aussi bien sûr... Mais Paris ne s'est pas fait en un jour.

 
Libertad


Je signale un très bon livre sur ce thème : "Ces femmes qui en font trop" par Catherine Serrurier Editions La Martinière

Ecrit par libertad, à 18:59 dans la rubrique "Le privé est politique".

Commentaires :

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04-05-03
à 10:48

Lien croisé

Ces femmes qui en font trop... réflexion sur le partage des tâches au sein du co : " Le partage des tâches ménagères : complicité des hommes et des femmes pour que r : "ation théorique . ( je ne suis pas contre le droit à la paresse dans un autre domaine ) Il serait temps que le féminisme s'attelle à cette tâche mais sans à priori, car un certain nombre de femmes seront un frein et la majorité des hommes aussi bien sûr... Mais Paris ne s'est pas fait en un jour.  Libert"
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