Lors des manifestations qui ont eu lieu il y a quelques années pour protester contre l’interdiction du « foulard islamique » à l’école, en fait contre l’interdiction des signes ostensibles, religieux ou autres, qu’ils soient islamiques ou non, j’avais été frappé par une scène.
Dans la foule des manifestants, il y avait une gamine, enfoulardée, bien sûr, qui portait une pancarte sur laquelle était écrit : « Notre Constitution c’est le Coran ».
Cette scène avait provoqué en moi une forte montée d’adrénaline.
Les pensées qui avaient alors agité mon esprit étaient peut-être peu orthodoxes du strict point de vue anarchiste, mais je me suis senti tout à coup un fervent partisan de la République française, de ses institutions et de l’idéologie révolutionnaire qui les sous-tendent – même si personnellement je me réfère moins à 1789 qu’à 1793.
Certes, la Révolution française a été une révolution inachevée, de notre point de vue, mais face à cette petite conne je me suis senti tout à coup solidaire de la République, malgré toutes ses imperfections. Et aujourd’hui j’assume encore parfaitement les sentiments que j’éprouvais alors, malgré mes trente ans et plus d’activité libertaire.
Il y a peu, je me suis amusé à chercher sur Internet le texte de la Constitution de la République islamique d’Iran.
J’y ai trouvé de fort belles choses. Qu’on en juge :
« Article 20 : Tous membres de la nation, femme ou homme, sont égaux et sous la protection de la loi. Ils bénéficient de tous les droits humains, politiques, économiques, sociaux et culturels conformément aux critères islamiques.
« Article 21 : Le gouvernement doit assurer les droits de la femme à tout égard, conformément aux critères islamiques. »
Certes, un pinailleur pourra se dire que l’expression « conformément aux critères islamiques » pourrait bien introduire des restrictions aux grands principes énoncés. Surtout que cette Constitution qui proclame l’égalité de l’homme et de la femme interdit à cette dernière d'accéder à la présidence de la république et de devenir juge… Faut quand même pas exagérer.
Quand on traîne derrière soi plus de trente années d’anarchisme, on a tendance à être un peu sceptique devant les grandes proclamations de principes. On a en général raison.
D’ailleurs, si on abandonne la lecture de la Constitution iranienne pour se pencher sur le code civil, on constate à quel point le scepticisme est justifié. La Constitution, ce sont les grands principes. Le code civil, ce sont les travaux pratiques.
Article 1105: « Dans la relation matrimoniale, l'homme a pour devoir premier d'être le chef de la famille. »
Bon, sur ce point-là, on n’a pas de quoi pavoiser, parce que c’était la même chose chez nous il n’y a pas si longtemps (et peut-être l’est-ce encore). Mon épouse et moi avons eu droit au même baratin lorsque nous nous sommes mariés, et lorsque je lui rappelle que le maire m’a légalement déclaré chef de famille, elle hausse les épaules en ricanant. Je ne sais pas pourquoi.
Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps non plus que l’épouse devait demander l’autorisation à son mari pour ouvrir un compte en banque. Je parle bien de la France, et pas d’il y a deux siècles, c’était il n’y a guère que quelques dizaines d’années. Ah ! C’était le bon temps !
Mais revenons au code civil iranien :
Article 1117: « Le mari peut interdire à l'épouse toute profession ou occupation allant à l'encontre des intérêts de la famille ou de la dignité de l'épouse. » Un alinéa de l’article ajoute : « Une femme ne peut voyager sans la permission de son mari. » Ça c’est aujourd’hui.
Si vous êtes iranienne et si vous espérez hériter d’un pactole, il faut bien vous dire que « la femme hérite la moitié de l'homme. » (Article 907.)
Pour se marier, il faut être pubère. L’article 1210 du code civil avait initialement établi cet âge à 15 ans pour les garçons et 9 ans pour les filles, mais pour ces dernières, sous la pression internationale, il a été porté à… 13 ans.
Mesdames, vous envisagez de vous marier ? Sachez que « le mariage d'une fille qui se marie pour la première fois est conditionné à la permission du père ou du tuteur – grand-père, etc. » (Art. 1043.) Il est douteux qu’une jeune fille de 13 ans ait envie de se marier de sa propre initiative. On peut en déduire que l’« autorisation » du père et du tuteur devient rapidement un « ordre ». Ce que confirme l’article 1041, qui dit que « le mariage avant l'âge de la puberté est interdit, toutefois les contrats de mariage décidés par le père ou le tuteur des fillettes avant cet âge sont validés si les intérêts de la personne sous tutelle sont respectés. » Donc, une gamine de 13 ans ou moins peut se faire épouser par un gros dégueulasse de 50, personne ne trouve à y redire. Et on peut là encore déduire que dans l’expression : « les intérêts de la personne sous tutelle sont respectés », il faut plutôt comprendre : « les intérêts de la personne [qui a la gamine] sous tutelle sont respectés »
Et si la jeune épousée rechigne à passer à la casserole, l’article 1108 stipule que « l'homme peut refuser son soutien financier à l'épouse qui ne remplit pas ses devoirs conjugaux. ». Qu’on se le dise. En Iran, on ne connaît pas le coup de la migraine.
D’ailleurs l’homme dispose d’une parade infaillible contre la mauvaise volonté de l’épouse : « La polygamie est permise par la loi pour l'homme jusqu'à quatre femmes légales. » (Art. 1060.) Ce même article dispose qu’« une femme musulmane n'a pas le droit d'épouser un non-musulman. »
Il n’y a pas de différence fondamentale entre le droit sur le statut personnel en Iran et celui qui est appliqué dans les pays sunnites, sauf sur un point, celui du « mariage temporaire », ou mut’a, propre à la jurisprudence chiite. Article 1075 : « Le mariage temporaire est légal pour une durée variant de une heure à quatre-vingt-dix-neuf ans. » Ça laisse rêveur. On peut aisément deviner à quoi peut servir un mariage temporaire d’une heure (parfois cinq minutes suffisent…), mais 90 ans ? C’est comme qui dirait un mariage temporaire définitif. Il n’est pas nécessaire de préciser que la dignité des femmes n’est pas la préoccupation principale de ceux qui ont recours à ces pratiques.
Curieusement, cette pratique du mariage temporaire a été adoptée par les fondamentalistes algériens, sunites, pour fournir une légitimation aux rapts et aux viols de femmes. Cette forme de mariage est en accroissement, même dans les communautés sunnites où il était jusqu’alors considéré comme une apostasie, comme en Algérie et au Soudan.
Le viol au sein du mariage n’est pas reconnu. Les conditions posées pour qu’il le soit, telles que le témoignage visuel de quatre hommes, rendent sa reconnaissance impossible. Une femme qui porte plainte pour viol doit s’appuyer sur le témoignage visuel de quatre hommes de bonne réputation. Une femme portant plainte pour viol ou se trouvant enceinte à la suite d’un viol risque de se trouver condamnée pour « immoralité confessée » ou pour « accusation infondée ». Elle risque en général de se retrouver condamnée sur la base d’accusation non fondée ou parce qu’elle a confessé elle-même son immoralité, comme cela est arrivé au Pakistan.
En cas de divorce, l’homme rafle la part du lion. Article 1133 : « L'homme peut divorcer à tout moment, sans condition préalable ni légale. La femme doit être en mesure d'arguer de raisons valables pour une demande de divorce. » Part du lion également pour la garde des enfants en cas de divorce : Article 1169 : « Après le divorce l'homme a officiellement la charge de l'enfant mâle à partir de deux ans et de la fille à partir de sept. La femme perd automatiquement le droit de garde des enfants si elle se remarie. »
En cas de divorce, la garde des enfants est confiée au père. Même un tribunal ne pourra donner préséance à leurs véritables intérêts contre l'autorité du père. Une veuve est sujette à toutes sortes de traitements de la part de la famille de son époux car selon la loi, le grand-père a le dernier mot sur la vie et la propriété de ses petits enfants.
Vous avez aimé le code civil ? Vous allez adorer le code pénal.Une femme assassinée n’a pas les mêmes droits (si on peut dire), que les hommes : l’article 300 du code pénal stipule que « le prix du sang, dit diyé, compensation d'un meurtre payé à la famille de la victime, est le double dans le cas d'un homme assassiné que pour une femme assassinée. »
Et encore l’article 209 : « Si un homme tue une femme, la famille de la victime doit payer la moitié du prix du sang, ou de la valeur marchande d'un homme prévue par le Code pénal, à la famille de l'assassin pour demander l'application de la peine capitale à l'encontre du meurtrier par la voie du qessas [peine capitale selon la loi du talion]. »
En revanche, « Si une femme tue un homme, elle est passible de la peine capitale sans avoir à payer le prix du sang. » (Art. 258.)
Lorsqu’il s’agit de témoigner, même discrimination : « Le témoignage d'un homme vaut le témoignage de deux femmes, même dans le cas d'un meurtre prémédité. » (Art. 237.)
L’adultère, sport national chez nous, devient un sport fort dangereux en Iran. « La lapidation jusqu'à ce que la mort s'ensuive est le châtiment réservé à l'adultère. L'homme et la femme adultères sont enterrés dans un trou rempli de sable, le premier jusqu'à la taille, la seconde jusqu'au-dessus des seins, et sont ainsi lapidés », dit l’article 102 de la loi sur les châtiments islamiques.
Cependant, la polygamie ne met pas les hommes et les femmes sur un pied d'égalité face au même crime. Un homme marié qui a commis un adultère peut produire un faux certificat de mariage et échapper au châtiment, alors qu'une femme mariée adultère est lapidée à mort.
L’article 104 donne des détails sur la lapidation : « Les pierres utilisées ne devront pas être trop grosses afin d'infliger la mort d'un coup, elles ne doivent pas être si petites qu'on ne puisse leur donner le nom de pierre. »
Un alinéa de ce même article précise qu’« un mari trompé surprenant sa femme en flagrant délit d'adultère peut tuer le couple fautif sans encourir de poursuites. Ce droit n'est pas reconnu pour la femme dans la même situation. » Mais, messieurs, sachez que même si vous ne convoitez pas la femme de votre voisin (ou celle de votre meilleur ami), « les relations illégitimes n'allant pas jusqu'à l'adultère entre un homme et une femme sont passibles de 99 coups de fouet. »
Sachez également que si vous avez seulement flirté avec la femme de votre voisin du dessus, et commis l’adultère avec celle de votre voisin du dessous, vous aurez le droit à la double peine, si on peut dire. Article 89 : « Si l'individu est condamné au fouet et à la lapidation, on le fouettera d'abord et on le lapidera ensuite. » Normal, on ne va pas fouetter un mort, non ?
Pas de complaisance non plus pour ces dames : « Quand une femme malade ou indisposée est condamnée à mort ou à la lapidation, il faut appliquer la sentence. » (Art. 93.)
Enfin, l’article 101 dispose : « II est bon que le dirigeant religieux notifie aux gens la date de la lapidation et il est requis qu'un nombre de croyants, pas moins de trois, soient présents à ce moment pour exécuter la sentence. » Lapider ses contemporains est une activité conviviale.
Enfin, dans le registre des frivolités, pour terminer, il existe un code vestimentaire dont les infractions (art. 640) sont passibles de peines allant de trois mois à un an de prison, et des amendes de 1,5 à 6 millions de rials et 74 coups de fouets. « Les femmes mal voilées arrêtées en flagrant délit en public encourent une peine d'emprisonnement de dix jours à deux mois et 74 coups de fouet. » Des amendes de 5 000 à 50 000 toumans (la devise iranienne) permettent d'échapper aux sanctions. Il vaut mieux être mal voilée et riche que mal voilée et pauvre.
Quels sont les éléments constitutifs d’un délit ?
– les foulards légers et courts qui ne couvrent pas les cheveux et la nuque ;
– les chemisiers et les jupes portés sans manteau ;
– les manteaux courts (au dessus du genou) ou les vêtements à manches courtes imprimés de motifs ou ornés d'emblèmes, flèches, signes, marques ou images sur le col ou les parties supérieures et inférieures du manteau ;
– les shorts ;
– les socquettes transparentes, en dentelles, de couleurs vives, fluorescentes, avec des imprimés représentant des images vulgaires ;
– les chaussures voyantes, de couleurs vives ou avec des motifs spéciaux.
Sont aussi interdits les accessoires tels que : chapeaux, colliers, boucles d'oreille, ceintures (fluorescentes, avec des incrustations dorées…), bracelets, lunettes teintées, casquettes et bandeaux, bagues, sacs, écharpes d'hommes portées par des femmes, cravates, chapelets, images vulgaires et ridicules ornant les habits ou accessoires de mode tels que têtes de lapin ou d'aigle (symboles de groupes punks), signes symbolisant Rocky ou Rambo, croix gammées, drapeaux étrangers, étoiles rouges.
* * *
C’est évidemment un hasard si les mollahs ont pris le pouvoir en Iran en 1979 et que cette même année fut ratifiée la Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination à l'encontre des femmes. L'Egypte fut un des rares pays musulmans à l’avoir signée, mais elle a émis une réserve sur l'article 16 de la Convention qui prévoit l'égalité entre hommes et femmes en matière de mariage et de relations familiales durant le mariage et à sa dissolution, parce que ces questions sont régies par la Charia.
Après l’accession au pouvoir des fondamentalistes en Iran, les femmes devinrent immédiatement l’objet des attentions du nouveau régime. Peu à peu elles n’eurent plus le droit de choisir leur façon de s’habiller. Usant de moyens coercitifs, l’Etat leur imposa de couvrir tout leur corps sauf le visage et les mains. L’usage de boutons, de couleurs vives et de maquillage fut interdit. En dépit de punitions sévères en cas de désobéissance, telles que le fouet ou la prison, la résistance se répandit.
Le paradoxe de l’affaire est quand même que, du temps du shah, puisque celui-ci voulait interdire le port du voile, les femmes qui voulaient faire de la résistance contre le régime (sans pour autant partager les options fondamentalistes) se sont mises à porter le voile… Quand les intégristes prirent le pouvoir en 1979, la majorité des femmes n’étaient pas voilées : il a fallu l’exercice de la violence la plus extrême pour l’imposer, même aux non-musulmanes. Imposé par la violence d’Etat, le voile est devenu aujourd’hui un moyen d’oppression.
Le port du voile n’était pas une tradition majoritaire en Iran. C’est un des mythes concernant les codes vestimentaires des femmes. La plupart des femmes, musulmanes ou non, ne se sont jamais couvertes d’un voile. Les femmes voilées et non voilées ont coexisté pendant des siècles sans que le clergé se préoccupe de le leur faire porter.
La question devint une affaire politique quand le premier monarque Pahlavi tenta d’user de la force pour que les femmes se découvrent, en 1936. Or lorsque le gouvernement lança sa campagne de retrait forcé du voile, on s’aperçut que peu de femmes le portaient. Des rapports confidentiels, publiés depuis, révélèrent que les femmes dans les zones rurales et tribales (79 % de la population était rurale) n’avaient pas besoin d’être dévoilées car elles ne portaient pas le voile. Les rapports officiels des agents du gouvernement montraient que le port du voile était limité dans les villes aux femmes des familles de notables. Le port du voile n’était pas une affaire de religion mais de statut social. D’ailleurs, en France, il y a encore quarante ans ou cinquante ans, une femme « comme il faut » ne sortait pas dans la rue sans son chapeau ou son foulard. Ainsi, un rapport iranien du 29 janvier 1936 déclare : « Les femmes des tribus qui composent la population de cette région n’ont pas porté le voile et maintenant que les autres femmes [d’Iran] accueillent avec faveur cette régénération [le retrait du voile] elles sont satisfaites également ».
On voit donc que les fondamentalistes se fondent sur les codes vestimentaires d’une minorité de femmes des villes pour en faire un universel applicable à toutes les femmes.
La résistance contre le port du voile n’est pas une chose nouvelle ni récente en Iran. Elle est profondément enracinée dans plus d’un siècle de résistance démocratique. Le mouvement Babi appelait à la réforme de la religion et s’opposait aux mauvais traitements imposés aux femmes. L’un de ses leaders était une poétesse, Tahereh Qurrat al-Ain (1814-1854). Bien que le mouvement fut brutalement réprimé, il influença beaucoup d’intellectuels qui s’opposaient à la soumission des femmes à la famille et à la société et qui condamnaient la pratique du voile. Des femmes participèrent à la Révolution constitutionnelle de 1906-1911 qui réclamait un système démocratique.
Parmi les cibles des mouvements de libération de la femme du début du siècle dernier, il y avait le port du voile, la polygamie et les restrictions contre leur droit à l’éducation.. Dès le début des années 20, le poète Mirzad-e-ye ‘Eshqi’ (1894-1924), dans un de ses poèmes les plus connus, « le Linceul noir », dénonça le port du tchador (selon la tradition islamique, le linceul doit être blanc tandis que le tchador doit être noir). On voit que le combat politique et intellectuel des femmes et des hommes contre le port du voile n’est pas nouveau.
Une question se pose, débordant largement celle de l’oppression des femmes en Iran et dans le monde arabo-musulman, c’est la question de la nature des sociétés patriarcales. Si on considère que les différents systèmes patriarcaux de pouvoir ne partagent pas des caractéristiques communes, la résistance contre ces systèmes doit se cantonner aux particularismes de chaque culture et de chaque religion. Si au contraire on considère que le système patriarcal est un système universel, alors la résistance doit se faire au niveau international. Les revendications concernant l’accès égal à l’éducation, le droit au travail, l’égalité des salaires, l’accès à la contraception et à l’éducation sexuelle, le droit aux services sociaux, à la santé sont des revendications constitutives de l’émancipation des femmes et de l’égalité des sexes qui ne relèvent en aucun cas de l’imposition d’un « modèle occidental ». Ces revendications ont été, à travers tout le XXe siècle, celles des femmes iraniennes qui souvent travaillent et sont souvent férocement exploitées. La revendication de l’égalité des droits n’a pas de frontières.
On s’est un peu éloigné de la petite conne dont je parlais au début de mon article. Grâce à la République française dont elle fustige la Constitution, elle ne pourra pas se voir interdire l’exercice d’un métier si elle a envie de l’exercer, elle pourra voyager même si son mari n’est pas d’accord, elle ne sera pas obligée de se marier si elle n’en a pas envie, elle ne pourra pas se faire foutre à la porte de chez elle si un soir elle a la migraine, elle pourra même épouser un non-musulman, elle n’aura pas à se taper la présence de trois co-épouses, elle pourra témoigner au même titre que n’importe quel homme. Si elle en a marre de son mari elle ne sera pas lapidée à mort parce qu’elle se sera offert un petit écart de conduite. Et si elle en a vraiment marre de son mari, la garde de ses enfants ne sera pas automatiquement confiée à son ex.
La petite veinarde aura juste à affronter toutes les inégalités – de salaire, d’avancement professionnel, à l’embauche etc. – que subissent ses consœurs qui ne portent pas le voile.
La République française ? Génial !!!
Raoul Boullard
in le Monde libertaire # 1462 du25 au 31 janvier 2007
à 18:00