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Autoconstruction d'une maison de paille à ossature bois

Lu sur Passerelle Eco : "1ÈRE PARTIE : LA CONCEPTION, LE CHOIX DE L'EMPLACEMENT AVEC LA GÉOBIOLOGIE ET LES MATÉRIAUXChaque auto-construction est la troisième peau de son concepteur et habitant et elle reflète sa personnalité, son caractère, ses rêves, ses savoir faires ... Unique. Celle ci se trouve à Carapa, dans une petite vallée cévenole. Presque invisible au milieu des arbres, comme une maison de lutin, mais grandeur nature, c'est une très belle autoconstruction écologique et économique. Olivier, son constructeur, raconte sa génèse.

Conception

Dans le domaine de la construction, j'avais l'expérience de la vie sous tipi, de la construction d'habitats végétaux et d'une cabane sur pilotis en Guyane. N'étant ni architecte ni dessinateur, j'ai fait de simples schémas en guise de plans, et c'est petit à petit que les dimensions définitives se sont ajustées. J'ai choisi des techniques à la portée de chacun(e) et ne nécessitant pas de moyens humains, technologiques ou financiers importants.

Mes choix de départ quant à mon futur habitat étaient les suivants :

-  une forme circulaire et conique

-  un foyer central, ouvert, autour duquel pourraient s'asseoir une dizaine de personnes, sans obstacle entre elles (comme dans un tipee)

-  Utilisation de bottes de paille pour les murs et de bardeaux de bois pour la toiture.

-  le moins de métal possible

-  des matériaux sains

-  une bonne synergie entre l'emplacement, la forme et les matériaux.

Du tipee, il garde sa charpente cônique, ses douze perches, son foyer central, son entrée ouverte du côté du soleil levant A la case, il emprunte sa forme ronde "en chapeau" et ses matériaux essentiellement végétaux. De la yourte, il s'inspire pour les murs verticaux. Et enfin, de la maison, il garde le "confort moderne", comme les fenêtres (notamment une grande ouverture au Sud avec véranda), la cheminée, l'électricité, l'eau courante etc ...

 

Les matériaux


 

Les principaux matériaux sont issues de la vallée ou de la région : des bottes de paille, et du bois de châtaignier. Les maisons en paille sont encore rares. Pourtant, c'est un des matériaux écologiques les plus intéressants par son faible coût, son excellent pouvoir d'isolation et sa rapidité de mise en œuvre. Des murs en paille vieux d'un siècle existent en Amérique, où ils sont nés en même temps que les botteuses-lieuses.

 

Géobiologie


 

Pour l'ensemble de la vallée, j'ai suivi les enseignements d'un amérindien : à partir du plus vieux et gros châtaigner, j'ai dessiné un réseau de cercles de 7 mètres de diamètres, placés en hexagones. Certains auteurs appellent ce motif la fleur de vie.

Au centre de chacun de ces cercles, j'ai dressé une pierre, et à leur jonction en périphérie j'ai planté des arbres. C'est aussi sur un de ces cercles que j'ai situé l'écologis, dans une petite niche au milieu des arbres, au bord du jardin…

Pour aplanir l'emplacement de la maison, la pente a été creusée à la main, un petit peu chaque jour. durant un mois, et la terre retirée a été tassée de l'autre côté, retenue par une fascine en bois.

Article publié dans Passerelle Eco n°8 - Photos par Jean Luc Girard

Ecrit par libertad, à 19:44 dans la rubrique "Ecologie".



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