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Afghanistan : au moins 184 cas d'immolations par le feu à Hérât au cours des neuf derniers mois
Lu sur Hacktivist news service : "Selon le Dr Ardalan de l'hôpital Ansari d'Hérât, 184 patientes ont été traitées depuis la fin mars après s'être immolées par le feu. Plus de 60 n'ont pu être sauvées. Ces chiffres ne constituent toutefois que la partie visible du phénomène.



« Depuis le début de l'année (NDLR : 22 mars 2004), nous avons enregistré 234 admissions pour brûlures et 84 personnes sont décédées des suites de leurs blessures », a indiqué le docteur à Radio Free Europe/Radio Liberty. « Quatre ou cinq patientes ont été transférées par leurs proches dans des hôpitaux en Iran. Je pense que sur les 84 victimes, plus de 60 sont des suicidées », a-t-il affirmé. Selon un membre de la commission afghane des droits de l'Homme qui s'est exprimé sous couvert de l'anonymat, 184 femmes se sont immolées par le feu depuis le début de l'année afghane dans cette province prospère de l'ouest du pays.
Les provinces orientales afghanes connaissent des chiffres inférieurs qui restent néanmoins inquiétants. En effet, 137 tentatives de suicide ont été recensées dans la province du Nangarhar, dont 27 immolations par le feu, et 40 ont été réussies au cours des sept derniers mois. Un cas à Kaboul a également été rapporté par l'Afghan Voice Agency.

Les victimes sont majoritairement des jeunes filles âgées de 14 à 20 ans qui tentent d'échapper à un mariage forcé avec un homme beaucoup plus âgé qu'elles. Elles décèdent généralement de leurs blessures par manque de moyens médicaux.

L'élément déclencheur est également lié à la condition de la femme, et plus particulièrement à la question du mariage arrangé. « Je me bats pour que les familles ne donnent pas leurs filles à des hommes mariés, mais pourquoi veulent-ils donner leur fille à un homme marié avec des enfants ? » s'interrogeait en 2002 le Dr Shehin Entazary alors en poste à Hérât.

Le mariage de ces jeunes filles est souvent organisé par le père avec un homme plus âgé et généralement déjà marié et père de famille, la polygamie étant courante en Afghanistan. Ainsi, une jeune fille de 14 ans gravement brûlée avait été mariée à un homme de soixante ans qui avait déjà une femme et des enfants.

Ces mariages s'expliquent par l'importance de la dot demandée par la famille de la mariée. Dans un pays aussi pauvre, il est plus facile pour les hommes âgés ou ayant une bonne condition sociale de payer une dot pouvant atteindre plus de 10 000$.

La condition de la femme s'est légèrement améliorée depuis la chute du régime fondamentaliste des taliban en décembre 2001. Toutefois, les attentes de beaucoup de femmes n'ont pas été comblées. La société afghane reste très traditionaliste et les mentalités n'ayant pas changé au sein des familles. Aucune évolution importante n'est possible pour le moment.

10 Février 2005
Bassirat.net
Ecrit par libertad, à 23:10 dans la rubrique "International".



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