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Russie : initiative anti-guerre à Saint-Pétersbourg

Lu sur Samizdat.net : "Le premier piquet, organisé par le Comité Anti-guerre de Saint-Pétersbourg, après le carnage de la ville ossète de Beslan, a eut lieu le dimanche 5 septembre. Comme les précédentes actions du comité contre la guerre coloniale menée par la Russie dans le Caucase, cette action s’est tenue à une intersection de la perspective Nevsky avec une petite rue. Tout comme après la prise d’otages au théâtre Nord-Ost, les récents événements en Ossétie du Nord ont augmenté le nombre de participants au rassemblement.

En effet, alors que ce genre de rassemblement ne mobilise d’habitude que 20 ou 30 personnes, cette fois, il y avait au moins 80 participants. Cela s’explique en particulier par la participation de membres d’organisation humanitaires-libérales de défense des droits de l’homme, comme ceux de l’association Mémorial par exemple, ou du syndicat « Nezavisimost » (Indépendance). Malheureusement, pour des raisons encore inexpliquées, le Comité des Mères de Soldats n’a pas été invité.

Une fraction non-négligeable des manifestants étaient composés d’anarchistes, membres de l’Association des Mouvements Anarchistes, de la Ligue des Anarchistes de Petersbourg, des sympathisants de « l’Action Autonome » ainsi que des anti-fascistes. Etaient également présents des trotskistes de « Démocratie Ouvrière » et des sympathisants du candidat bolchevik-internationaliste du RKCM (Bolchevik) et une responsable du Parti Communiste Révolutionnaire.

Les libéraux n’ayant pas apporté leurs drapeaux tricolore, le rassemblement s’est fait sous plis des drapeaux noirs des anarchistes et d’un petit drapeau rouge amené par des communistes.

Les banderoles suivantes ont été déployés : « Non au terrorisme et à la haine entre les peuples ! », « 10 mille soldats tués, 100 mille Tchétchènes assassinés, des milliers de victimes de la terreur. Assez de sang ! A bas la guerre !. » Les militants de la Ligue des Anarchistes de Petersbourg avaient des pancartes « Contre la politique de la Fédération de Russie dans le Nord-Caucase » et « Pour la paix sans annexion ni contribution » (reprenant le slogan des bolcheviks pendant la première guerre mondiale). Les libéraux avaient des pancartes : « L’acte terroriste à Beslan est le résultat de la politique de Poutine en Tchétchénie !. »

Le rassemblement s’est tenu de 14 heures 05 à 16 heures, et si à quelques mètres se tenaient un véhicule de la milice, les flics sont restés discrets et n’ont même pas vérifié s’il y avait une autorisation officielle pour la manifestation. Sept ou huit passants ont manifesté leur désapprobation quant au rassemblement.

A noter que pour une fois, le boycott de la part des médias des actions du Comité Pacifiste a été démenti, puisqu’on a pu noter la présence de quelques journalistes.

Suite à cette action, le Comité Anti-guerre de Saint-Pétersbourg s’est réuni et, après une discussion sur la tragédie de Breslan et ses conséquences, a élaboré le texte suivant qui sera distribué sous forme de tract :

Contre la guerre coloniale dans le Caucase

La politique des autorités russes dans le Caucase a mené à une nouvelle tragédie. Le 3 septembre, le bilan de « l’opération de libération des otages » a causé le bilan officiel suivant : entre 380 et 650 morts, plus de 730 personnes hospitalisées. Etait-il possible d’éviter ces victimes ?

L’impression donnée est que pour ceux qui ont pris la décision de l’assaut, la destruction des combattants était plus importante que la libération des otages. La direction officielle des séparatistes tchétchènes a déclaré qu’elle n’avait rien à voir avec la prise d’otage, elle l’a condamnée et s’est proposé comme médiateur pour parvenir à une issue pacifique de la crise de Breslan, mais les autorités comme les médias de la Fédération de Russie ont simplement ignoré cette proposition.

(…) Nous ne pouvons considérer que la prise d’enfants en otage puisse être un moyen pour se venger des autorités, ou même, qu’elle puisse être une méthode acceptable de lutte pour la liberté. Il existe de nombreux autres moyens pour s’opposer victorieusement à un ennemi. Cependant, parmi ceux qui portent la responsabilité de l’agression de l’école à Breslan, il est clair que l’on trouve les autorités de Russie dans le Nord-Caucase et leur politique de terreur, et cela ne peut que mettre en évidence la faillite totale de cette politique.

Tout soutien au régime qui a mis en place la destruction de masse d’un peuple (incluant des milliers d’enfants en Tchétchénie) est pour nous inadmissible. Nos condoléances vont aux victimes des actes terroristes, à leurs proches, à ceux qui ressentent aujourd’hui ce que signifie le sang de la guerre coloniale.

Nous protestons contre l’utilisation de reportages sur le terrorisme pour renforcer les haines interethniques ou interconfessionnelles, nous refusons leur utilisation pour justifier les actes de terreur d’une politique impériale.

Non a la terreur et a la haine entre les peuples !
Contre la politique de predateurs des guerres coloniales !
Pour notre et votre liberté !

Comité anti-guerre de Saint-Pétersbourg,
5 septembre 04

Source : Multitudes-infos

Ecrit par libertad, à 21:26 dans la rubrique "International".



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