L'En Dehors


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Robert Castel : « La précarité est devenue un état permanent »
Lu sur l'Humanité : "Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Robert Castel, qui a consacré presque trente années de recherche à la question sociale, estime, face à la généralisation de la précarisation du travail, qu’il faut relever le défi de nouveaux droits attachés à la personne des travailleurs.

Dans vos travaux, vous mettez en avant l’idée que les « crises » que nous traversons depuis plus de trente ans ne sont pas des dépressions plus ou moins passagères. Selon vous, nous serions plutôt dans une nouvelle phase ou ère du capitalisme…

Robert Castel

. Je crois en effet que, depuis le début des années 1970, nous sortons du capitalisme industriel qui s’était implanté en Europe occidentale durant un siècle et demi. Vers la fin de cette période, nous étions parvenus à trouver un relatif équilibre, je dis bien relatif, entre les intérêts du marché, la productivité, la concurrence et un certain nombre de protections et de sécurités à l’égard du travail. Selon moi, la crise, que nous avons d’abord pensée comme quelque chose de provisoire, en attendant la reprise, commence à apparaître davantage comme un changement de régime du capitalisme. Nous ne sommes pas encore en mesure de pouvoir bien définir ce changement mais avec la concurrence exacerbée qui s’est déployée au niveau mondial, nous avons affaire à un capitalisme plus sauvage, moins régulé. Depuis l’automne 2008, le dernier épisode de la crise, avec ses catastrophes financières, illustre bien cette évolution.

Quels sont les effets de cette transformation du système capitaliste  ?

Robert Castel

. Le cœur de la transformation se situe d’abord au niveau de l’organisation du travail et se traduit par une dégradation du statut professionnel. La précarité se développe à l’intérieur de l’emploi et vient se greffer au chômage de masse. Il n’est plus possible de penser la précarité comme nous l’avons fait pendant des années, c’est-à-dire comme un mauvais moment à passer avant de trouver un emploi durable. Il existe désormais un nombre croissant d’individus qui s’installent dans la précarité. Elle devient, même si cela paraît paradoxal, un état permanent. Ce que j’appelle le « précariat » correspond à une nouvelle condition salariale, ou plutôt infrasalariale, qui se développe en deçà de l’emploi classique et de ses garanties.

Cela implique que les catégories sociales défavorisées ne sont plus les seules à être touchées par cet essor du « précariat » …

Robert Castel

. Oui, les ouvriers les moins qualifiés, les jeunes qui essaient de rentrer pour la première fois sur le marché du travail sont toujours, en termes quantitatifs, les catégories les plus touchées par l’essor de la précarité. Cependant, je pense qu’il ne faut pas oublier pour autant que la précarisation est une sorte de ligne de fracture qui traverse l’ensemble de notre société. Il existe une précarité « haut de gamme », qui atteint une partie des classes moyennes et des hauts diplômés. Pour saisir l’ampleur de la transformation, il faut aussi inclure ce phénomène.

Les conséquences de ces évolutions seraient donc plus profondes et durables qu’on ne l’imagine, elles toucheraient la société dans son ensemble ainsi que chaque individu…

Robert Castel

. Les principales protections de l’individu étaient accrochées au statut de l’emploi, surtout en France. Il est évident que la dégradation de ce statut creuse les inégalités. J’aurais tendance à insister sur ce point car je crois que la cohésion sociale était fondée, pour une très large part, sur la force de ces protections. Tous les individus, les travailleurs et même au-delà, disposaient de ressources et de protections minimales pour continuer à faire partie de la société. Les conditions sociales n’étaient pas pour autant égales  : il subsistait de grandes disparités et de grandes injustices. Néanmoins, chacun avait une sorte de socle pour être dans un système d’échanges réciproques et d’interdépendances. Je crois qu’un nombre croissant d’individus tombe aujourd’hui hors de ce système de protection, ou n’arrive pas à s’y inscrire. Ils sont par conséquent laissés sur les bords, isolés.

L’individualisme connaît dès lors un nouveau développement, que vous placez au centre de ces transformations…

Robert Castel

. Il me semble que la dynamique profonde du nouveau régime du capitalisme est en effet une dynamique de décollectivisation. Dans l’organisation du travail, par exemple, les grands collectifs, auxquels étaient associés des syndicats puissants, sont cassés. Ils ne sont pas définitivement révolus mais ils sont brisés. Songeons, par exemple, à la situation actuelle de France Télécom. La conséquence est que l’individu doit davantage se mobiliser, être responsable, se prendre en charge. Il faut d’ailleurs reconnaître que certains réussissent à s’adapter à cette nouvelle donne. Le discours libéral s’appuie là-dessus  : ils maximisent leurs chances, ils font preuve d’esprit d’entreprise… Mais, en même temps, les autres, et il faut craindre qu’ils ne soient les plus nombreux, sont détachés de ces appartenances collectives et livrés à eux-mêmes, sans les ressources de base nécessaires.

L’État peut-il enrayer cette évolution  ?

Robert Castel

. Contrairement à une certaine idéologie d’inspiration libérale qui demeure malgré tout à la mode, je ne crois pas qu’il soit possible d’opposer l’État et l’individu. Plus une société est une société des individus, plus elle a besoin de l’État comme principe d’unification et de protection. À défaut, les individus laissés à eux-mêmes, et en concurrence de tous contre tous, vivent dans une sorte de jungle. « L’homme est un loup pour l’homme… » Seule la puissance publique, garante d’un certain intérêt général, peut opérer un minimum de redistribution et de protection. Ces protections sont nécessaires pour faire une société.

Dans quelle direction faut-il réformer  ?

Robert Castel

. À rebours des politiques actuelles, le défi à relever est de concilier l’instabilité de l’emploi avec la mise en place de nouveaux droits  : qu’on le veuille ou non, l’emploi stable ou l’« emploi à vie » n’est plus la norme. Il faut et il faudra de plus en plus changer d’emploi, être capable de se « recycler ». Pour que cela ne se traduise pas, comme c’est le cas aujourd’hui, par une déclaration d’« inemployabilité », il faudrait accrocher des protections à la personne du travailleur, de sorte que lorsqu’il se trouve dans ces situations de changement ou d’alternance, il conserve des protections et des droits assez forts.

Entretien réalisé par Thomas Cortes

Ecrit par libertad, à 10:28 dans la rubrique "Pour comprendre".

Commentaires :

  libertad
13-11-09
à 10:30

Une bonne analyse des ressorts actuels du capitalisme, une mauvaise solution, l'Etat.
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  OgRuR
13-11-09
à 14:03

Re: une mauvaise solution : l'etat.. et la foi irrationnelle en l'homme également propre à l'anarchisme non mystique !

Qu'apprend-on?
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  satya
13-11-09
à 17:09

Re: une mauvaise solution : l'etat.. et la foi irrationnelle en l'homme également propre à l'anarchisme non mystique !

j'en sais rien, je ne vois pas en tous les cas, et puis j'ai un peu de mal à comprendre comment des personnes peuvent encore "avoir une foi irrationnelle en l'homme", cela fait des siècles et des siècles que le combat de l'homme contre l'homme existe sans réelle évolution, toujours les mêmes combats à mener, encore et toujours... notre "humanité" est pitoyable à voir et à vivre hélas !
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  LordPepper
13-11-09
à 17:33

Re: une mauvaise solution : l'etat.. et la foi irrationnelle en l'homme également propre à l'anarchisme non mystique !

Ouaip. Ce Robert Castel dit la même chose et en conclue que l'Etat est indispensable à l'harmonisation des relations humaines. Comme quoi, à force de critiquer l'homme...
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  OgRuR
13-11-09
à 17:44

Re: une mauvaise solution : l'etat.. et la foi irrationnelle en l'homme également propre à l'anarchisme non mystique !

"Dès que cette part d'irrationnel et de poésie est bannie, tu n'as plus que de la démographie du numéraire, rigidité cadavérique et cadavre tout court. Il n'y a plus que l'homme économique (...) Toutes les notions de fraternité, de démocratie, de liberté, sont des valeurs de convention, on ne les reçoit pas de la nature, ce sont des décisions, des choix, des proclamations d'imaginaire auxquelles souvent on sacrifie sa vie pour leur donner vie. (...) L'homme sans mythologie de l'homme, c'est le néant, et le néant est toujours fasciste, parce qu'étant donné le néant, il n'y a plus aucune raison de se gêner. Les civilisations ont toujours été une tentative poétique."
(Romain Gary)

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  satya
13-11-09
à 21:04

Re: une mauvaise solution : l'etat.. et la foi irrationnelle en l'homme également propre à l'anarchisme non mystique !

ben, je fais une grande différence entre la poésie et la foi (quelqu'elle soit !)
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  cigale
14-11-09
à 08:07

mauvaise solution : l'etat.. - argument de protection des "faibles" est une croyance comme une autre.

Comme les sociologues  Bourdieu Pierre et  Michel Freitag (qui vient de décéder ce jour) la perspective que l'État qui protége des "faibles" maintient, crée, protège et prolonge d'autant plus longtemps les inégalités en faveur des "dominant-e-s" (résumé de façon mécaniste ou structurale) n'apparait  à Castel (ce ne sont pas des anars non plus).


Peut  être la  peur de  la ( ou des) période(s )    de  "changement"   ou  un  manque  de  reflexivité   et  d'objectivité  ?


Pourtant je croyais qu'en sciences humaines et sociales, on savait que les "conflits" étaient socialisateurs.

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  OgRuR
14-11-09
à 18:48

Re: mauvaise solution : l'etat.. - argument de protection des

Où est passée cette longue réponse que m'adressait (Hérétic il me semble)?

Censurée?... Vous auriez réussi le tour de force d'ajouter à la souffrance d'un homme qui de toutes évidences gardait beaucoup par devers pour tant s'épancher... Quelques propos qu'il ait pu tenir sur l'anarchisme et sur les anarchistes, s'il s'agit d'une censure, c'est la première fois que je suis témoin d'une telle pratique sur un site libertaire et ne s'agissant pas de propos à caractère diffamatoire ou d'insultes... Il y a des régressions partout

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  libertad
14-11-09
à 20:11

Re: mauvaise solution : l'etat.. - argument de protection des

On voit que tu connais mal le fonctionnement du site, ce n'est pas la première ni la dernière fois que des propos sont effacés. Je ne sais si tu as bien lu la charte du site.
Ce n'est pas la première fois que l'En dehors est victime de pratiques trollistes, courantes sur les forums  : je rappelle qu'il s'agit, entre autre, de poster des propos répétitifs qui n'ont rien à voir avec le sujet de discussion. Il y a quelques années le site a été victime de ce genre de pratiques de la part des "libertaires, libertistes", la solution fut la même.
Tu peux ne pas en être satisfait et crier à la censure, c'est ainsi et tu n'y changeras rien, tu n'es pas obligé de fréquenter le site.
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  OgRuR
14-11-09
à 20:40

Re: mauvaise solution : l'etat.. - argument de protection des

Je ne "crie" pas selon la formule consacré par les censeurs à la censure. J'ai pris la précaution de l'hypothèse. Vous devriez, c'est une suggestion pas un commandement, murmuré et pas crié, prendre, à votre tour, la précaution d'indiquer pourquoi un propos a été supprimé et pas censuré comme c'est le cas en l'espèce.

Si vous le jugez utile je peux vous demander de bien accepter mes excuses pour avoir, malgré l'hypothèse, manquer d'un peu plus de retenu que je n'en ai eu.

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  grouchodurruti
15-11-09
à 02:18

Re: mauvaise solution : l'etat.. - argument de protection des

Il est assez consternant de constater la pauvreté de la pensée de Robert Castel, alors qu'il est censé être une référence sur la question du salariat...

Le statut de "directeur de recherche" est ici sollicité pour nous apprendre ce que tout le monde sait (l'explosion de l'emploi précaire) et légitimer une vision sociale-démocrate exangue.

"équilibre", "cohésion sociale", "intérêt général", "faire une société"... autant de termes qui montrent que le souci de Castel se limite naïvement à gérer le capitalisme d'une façon "plus juste". A l'écouter, il suffirait de trouver le bon compromis, et le bon système de répartition (des "nouveaux droits") pour résoudre la question.

Cette pensée technocratique passe à côté du fait que :

1) le fameux "équilibre" de la fin de années 70 dont il parle est en réalité une parenthèse de l'histoire du capitalisme, localisée à une petite région du monde. Pourquoi nous faire croire que le capitalisme aurait changé de régime ? La lecture de ce qu'était le capitalisme au 19e siècle le montre  tout aussi (voire plus) cruel qu'aujourd'hui. La logique y est exactement la même. Seule l'échelle et l'intensité des échange s'est agrandie.

2) cette parenthèse "équilibrée" du début des années 70 a été le fruit d'âpres luttes sociales, et de rapports de forces instaurés par de longues tentatives d'organisation du prolétariat pendant un siècle. L'Etat n'a fait qu'enregistrer temporairement les rapports de forces inscrits dans la société, ce qui s'est traduit en un certain nombre de protections sociales. Aujourd'hui il est faux de dire qu'il y a moins d'Etat. Il s'est redéployé autrement, d'une façon plus favorable au capitalistes.

3) tant que le capitalisme ne sera pas aboli, tout "acquis" social arraché au système sera remis en cause d'une façon ou d'une autre, et ce plus particulièrement lorsque les prolétaires sont affablis. Marx et Engels étaient bien moins naïfs sur ce point que bien des chercheurs "spécialistes" actuels. Lorsque l'AIT se donnait pour but la journée de huit heure, il ne s'agissait pas d'une proposition pour rendre le capitalisme plus équitable, mais d'un objectif tactique destiné à permettre aux ouvriers de ne pas se tuer au travail, et ainsi de libérer du temps pour vivre, s'organiser, et lutter.

Plutôt que de plaider naïvement pour de "nouveaux droits" nécessaires pour "faire une société", il serait probablement plus utile :

1) de chercher les causes qui ont permis au capitalisme de se défaire des rapports de forces qui avaient été construits contre lui jusque dans les années 70.

2) de mettre au point une méthode qui permettrait aux prolétaires de s'unir et de s'organiser à nouveau de façon efficace.

3) de mettre au point quelques revendications simples (du type journée de 8h) comme étapes tactiques permettant de favoriser la mise en place d'un rapport de force nouveau.

Aujourd'hui, tout ceci devrait probablement se penser à une échelle internationale.

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  ibubolo
23-11-09
à 15:49

tac-tic, tac-tic, faison les comptes, à rebours

plutôt que de déplorer l'état mortifère de cette société, ne devrions-nous pas nous réjouir, anarchistes, de l'appauvrissement de l'offre du contrat social de nos ennemis ?

Ce système est de moins en moins enviable, nos propositions ont un potentiel de séduction (oui, séduction, car trop souvent, on veut se convaincre de la force de notre raison face à la faiblesse de nos amours) jamais égalé auparavant. N'est-il pas temps, enfin, de briser la machine ?

Quel que soit le débat, à de très rares exceptions, je constate avec tristesse et lassitude, que le paradigme du trône ou de la bastille n'est toujours pas dépassé.

Le pouvoir hiérarchique est le résultat de la concentration, de la masse. Le pouvoir de l'individu découle de la libre association qui comprend également la libre séparation.

Pouvons-nous souffrir d'admettre que nous, anarchistes, ne serons jamais ministres d'une république idéale ? que le bon gouvernement ne mène à rien d'autre qu'à de bons gouvernés ?

Toutes les masses humaines sont hideuses et putrides ; les lois de biologie sont invariables : de l'air, de la lumière et de l'eau claire en suffisance pour une vie humaine prospère.

Les concentrations dans lesquelles nous survivons sont le produit de notre esclavage, la démographie actuelle est un monstre que l'on ose nommer.

Je ne prétends détenir quelque solution que ce soit, en revanche, j'ai l'intime conviction que toute mesure qui permetterait à la concentration ( en l'occurence, le camp de concentration industrielle nommé France  ) de se maintenir ou simplement d'être un peu plus survivable, est une mesure contre la vie.

Je partage également ces constats de non vie, mais chercher à les rendre audibles par celles et ceux qui n'ont pas encore compris, c'est apprendre la langue des morts vivants, et cela revient à se creuser un trou parmis eux, tous les jours un peu plus profond.

Etoffer le discours de la vie d'arguments, c'est battre en retraire, c'est céder du terrain au travail de la survie, qui, lui, comprend très bien, et ne s'embarrasse pas d'arguments.

Analyser sans fin les méfaits de cette société, c'est un peu comme tenir la porte à celui qui nous met sa main dans la gueule.

Il est temps de déserter massivement les usines et autres officines ou l'on se tue, de retirer ses lardons du feu scolaire, le courage n'est pas dans l'affrontement, mais dans la fuite. (merci aux couillus de ne pas répondre là dessus)




note de lecture : ce que j 'ai écrit est sujet à modification suivant mes intérêts et mon humeur
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  ibubolo
23-11-09
à 16:07

échelle internationale, escabeau pour l'échafaud

ma remarque précédente visait surtout les questions d'échelle, l'illusion de la grandeur, le mythe de l'universalité.

Vouloir reprendre l'usine, ou l'entreprise France, c'est renoncer à respirer. (ca aurait de la gueule une prison autogérée, hein, camarade ?)

Table rase,

Bolo'bolo !
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  Rakshasa
25-11-09
à 05:21

Re: échelle internationale, escabeau pour l'échafaud

C'est un plaisir de te relire ici Ibubolo. A bientôt !
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  ibubolo
28-11-09
à 19:15

Paaaaatriiiiick ! casser la voix, cesser le vote

(aparté : Salut, j'espère que tout va bien de ton coté Rakshasa)


En fait, pour éviter de multiplier les conversations actives, je vais faire ici un commentaire relatif au dernier article de Patrick Mignard : http://endehors.org/news/la-conscience-piegee

Comme à l'habitude, voilà un article qui ne rien de vraiment faux, mais surtout rien de bien nouveau, une énième reformulation de la déception que Patrick éprouve vis-à-vis de ce système démocratique*. (Soit dit en passant, cela s'applique aussi, je pense , à moi et à toute la joyeuse compagnie de l'endehors).

Par contre, j'ai une question... Tu n'es toujours pas anarchiste Patrick ?

A te lire, depuis quelques années (et oui, ça s'écoule, ça s'enfuit tout ça...), j'ai l'impression que, tel l'amoureux éconduit, tu peines à faire ton deuil, et tu attends encore de celle qui te fait défaut, un retour, un rattrapage, une correction... -une réforme ?- . Est-ce que je me trompe ? J'ai l'impression que tu crois encore en quelque chose qui sommeille en Marianne. Je suis prêt à ravaler ma salive si tu affirmes le contraire, je n'ai pas la volonté de t'attaquer.

Si je fais cette remarque sur ce fil de conversation, c'est que je pense que cela suit ma précédente remarque ; à quoi bon continuer la stimulation cardiaque si longtemps ?  Cette société se décompose, il est temps d'en faire le deuil ; portons un crêpe noir -pas trop longtemps-, et passons à autre chose.

Est-ce que je me trompe en affirmant que tu te refuses à faire le deuil de cette démocratie* ?

Je te paye un coup, et on se grille un poulet ?


Ps : Si je m'adresse à Patrick, ce n'est pas par animosité, c'est simplement qu'il expose ses idées, je prends cela comme une invitation à faire de même. 


*nous sommes bel et bien dans un système démocratique avec ses maîtres et ses esclaves, il n'y a jamais eu d'autre démocratie que celle qui asservit et manipule.

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