L'En Dehors


Quotidien anarchiste individualiste





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REPRENEZ LA VILLE !
Cela fait longtemps que des décisions sont prises pour nous, mais sans nous.
Il y a longtemps, il existait des espaces collectifs où les gens vivaient ensemble et prenaient des décisions collectivement, on y cultivait le dialogue et une coopération fraternelle, on travaillait pour le bien commun. Aujourd'hui, nos vies se sont trouvées assujetties à un système politique et économique qui nous a appauvris et rendus plus dépendants. Le dégagement de toute responsabilité qui consiste à placer dans les mains d'autrui ce qui devrait être de notre ressort, ils l'ont baptisé « liberté ».  Nous avons été éduqués dans une optique infantile et égoïste qui organise notre société suivant des cases cloisonnées, gouvernées par la rivalité et la méfiance plutôt que par la solidarité et le respect. Nous étions « le peuple » et ils ont fait de nous « le public », nous avons cessé d'être des acteurs pour devenir les spectateurs déprimés d'une vie régentée depuis le haut.

La gestion de nos villes n'est désormais qu'une simple question politique : l'arrangement des jardins, clôturés de grillages, fermés la nuit ; des fleurs rangées comme des pavés, des buissons taillés au point d'en devenir des murs. L'espace urbain semble n'avoir été imaginé que pour le passage pacifié des véhicules, des personnes et des marchandises. Le paysage en est devenu stérile et le flux ne s'arrête jamais - car, si l'on s'arrête, cela en deviendrait dangereux pour le bon ordre des choses.
Nous avons compris que le mode de production des entreprises et de l'état ne répond ni à nos désirs ni à nos besoins et que, plutôt, il amène la corruption et des structures injustes, tout en se révélant terriblement destructeur pour notre environnement.  
Que se passerait-il si nous nous mettions à gérer le monde par nous-mêmes, différemment, par le bas ? Rêvons, par exemple, d'une ville transformée, plus naturelle, où, à la place de tout ce macadam, de ces pavés des rues et de ces jardins stériles, nous ferions pousser des herbes aromatiques ou des plantes médicinales ; où, à la place de ces parcs d'agrément, nous aurions des vergers et des potagers biologiques, soignés en commun par les enfants, les adultes, les adolescents et les anciens ?  
Que se passerait-il si, plutôt que maintenir un secteur public d'état aussi coûteux et souvent inefficace, nous construisions un réseau de services populaires, autonomes, où le travail serait géré par des assemblées populaires, et non seulement pour le profit de quelques uns ; où chacun apporterait ce qu'il peut, là où il peut ; où nous nous développerions pleinement en tant que personnes, et non plus comme simples consommateurs passifs ?      
Tout ça n'est pas trop difficile à imaginer si on considère que les services sociaux ont été considérablement réduits et que le modèle de l'état de bien-être social que nous avons connu apparaît désormais insoutenable, à en juger par la situation chronique de la dette publique.
Nos rues sont remplies d'espaces fermés : des maisons vides, des terrains inutilisés, des immeubles à moitiés terminés. Les ruines apparaissent qui révèlent l'état décadent d'une société en crise. Une société que nous n'avons pas choisie mais qui nous coûte cher.    
Et donc, nous allons occuper ces lieux inutilisés, après qu'ils aient été usurpés par la logique du profit privé et du déficit public, nous leur donnerons de nouvelles raisons d'exister pour le bien-être de tous. Nous vous invitons à participer à cette nouvelle société que nous nous proposons d'ériger dans tous ces espaces.
Il ne s'agit pas ici d'une revendication abstraite, il ne suffit pas d'être indignés, nous sommes pour la rencontre, l'occupation d'un espace et nous entendons reprendre notre vie en main. Nous ne sommes pas simplement de passage, nous habitons ce monde qui est nôtre et nous nous  considérons responsable de sa reconstruction.
Notre force sera à la mesure de nos actions, des actions qui serviront d'exemple pour tout ce que entendons faire à l'avenir.
Alors, agissons, et sans plus attendre.

Traduction par Borogove d'un texte publié sur :
  http://tomalaciudad.blogspot.com/
Ecrit par libertad, à 22:16 dans la rubrique "Pour comprendre".



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