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Quand Cohn Bendit accusait les anarchistes cubains d’être "financés par la CIA"

Lu sur Polemica cubana :"...Ceux qui sont contre les libertaires cubains. Ce « contre » peut assumer deux formes différentes :

D’abord ceux qui, reprenant la forme et le contenu des accusations communistes, n’hésitent pas à accuser les libertaires cubains d’être au service de la réaction : Adunatta
dei Refratari (italo-américain), FAU (l’affaire provoque une scission au sein de cette organisation uruguayenne), FAI et son journal Umanita Nova, FIJL, D. Cohn Bendit, etc. Nous n’avons pas de place ici pour indiquer les modalités de cette polémique ; nous pouvons dire cependant qu’elle fut très violente (injures, attaques personnelles, etc.), qu’on fit usage de procédures « staliniennes » (censures d’articles des cubains dans U.N. par exemple) et que pendant une période assez longue les relations furent totalement interrompues. Au congrès international de Carrare (septembre 1968) Cohn Bendit accuse le MLCE d’être « financé par la CIA ». Le MLCE le met au défi d’apporter des preuves ou de se rétracter publiquement « si l’honnêteté personnelle n’est pas pour lui un luxe bourgeois » et pose une question de « type moral » : « …comment est-il possible que des camarades qui, durant la révolution de mai à Paris lancèrent partout le mot d’ordre “il est interdit d’interdire” soutiennent à corps perdu un régime qui, comme le régime castro-communiste, a tout interdit au peuple cubain, même le droit de manger et de penser ? » [16].

Ensuite ceux qui répondent à la demande de solidarité par le silence et qui, par contre, soutiennent d’une façon « critique » le régime du PC cubain : Le Monde
Libertaire (journal de la Fédération anarchiste française), par exemple, « …possède une grande rubrique internationale, dans laquelle on nomme des pays de tous les continents subissant des situations plus ou moins dictatoriales et corrompues. Mais Cuba n’apparaît jamais dans cette rubrique. Il semble que les camarades français ont effacé le petit pays des caraïbes de leur carte (…) ». Mais ce qui est le plus grave, c’est que eux, anarchistes cubains, sont considérés « anarchistes de deuxième classe, sans droit à la solidarité » [17]. Au congrès de Toulouse (juin 1965), la FAF semble changer de position.

BOLETIN DE INFORMACION LIBERTARIA, s/n, Miami mai 67.

[16] Ibid., s/n, Miami février 70.

[17] Ibid., s/n, Miami février 65.

Extrait de la revue Iztok n°3 de mars 1981

Ecrit par libertad, à 18:51 dans la rubrique "Histoire de l'anarchisme".



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