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Morts violentes au sein du couple en 2018
 En 2018, 149 personnes sont décédées sous les coups de leur partenaire ou de leur expartenaire de vie (contre 151 en 2017 et 157 en 2016).Parmi ces victimes, on dénombre 121 femmes (contre 130 en 2017), et 28 hommes (contre 21 en 2017). Parmi ces 149 faits, on en relève 3 au sein de couples homosexuels féminins.
L’auteur des faits est le plus souvent un homme (79,2 % des cas), ayant fait usage d’une arme (67,8 % des cas). Les faits sont, les plus souvent, commis au sein d’un domicile qu’il soit celui du couple ou de l’un des deux membres (83,2 % des cas).
En 2018, il ressort de l’étude sur les morts violentes au sein du couple que 149 faits ont été recensés, contre 151 l’année précédente.
Dans 54,6 % des cas (soit 81 faits), on constate la présence d’au moins une substance susceptible d’altérer le discernement de l’auteur et/ou de la victime au moment des faits (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes).
La présence d’alcool dans le sang au moment de la commission du crime a été constatée chez 44 auteurs, soit dans 29,5% des affaires. Les auteurs ayant consommé de l’alcool au moment des faits sont majoritairement de sexe masculin. Cependant, on relève cette année que 10 femmes auteurs étaient sous l’emprise de l’alcool au moment du passage à l’acte. 12 auteurs consomment de l’alcool de manière habituelle, sans pour autant en avoir consommé au moment du passage à l’acte.
On dénombre 33 victimes ayant consommé de l’alcool au moment des faits, soit 22,1% des affaires. 10 victimes consommaient de l’alcool de manière habituelle sans en avoir consommé au moment des faits.
Dans 28 cas, les deux membres du couple étaient alcoolisés au moment des faits, soit 18,8% des affaires. On recense 8 femmes auteurs de l’homicide sur ces 28 cas.
17 couples ont été identifiés comme consommateurs chroniques d’alcool, qu’ils aient ou non été sous l’emprise d’alcool au moment des faits.
31 auteurs (soit une part de 20,8 %) et 32 victimes (soit une part de 21,5%) étaient âgés de plus de 70 ans au moment des faits. Parmi ceux-ci, 14 auteurs et autant de victimes avaient plus de 80 ans.
La cause principale du passage à l’acte des auteurs relevant de cette tranche d’âge demeure la maladie ou la vieillesse de la victime.
20,8 % des auteurs sont des femmes (soit 31 femmes), alors que cette proportion était de 13,9 % en 2017.
15,4%, soit 23 auteurs d’homicides, ont subi des violences antérieurement. Parmi ces cas, 15 auteurs sont des femmes et 8 sont des hommes.
Les auteurs n’exercent pas d’activité professionnelle dans 71,8% des cas : 40,9% sont sans emploi (soit 61 auteurs) et 30,9% sont à la retraite (soit 46 auteurs).
Les victimes sont, elles aussi, majoritairement en inactivité, à 63,1% avec 35,6% de personnes sans emploi (soit 53 victimes) et 27,5% de personnes à la retraite (soit 41 victimes).
Pour 81 couples, les deux partenaires étaient en inactivité (retraité ou sans emploi), soit dans 54,4% des cas.
Depuis l’année 2015, on observe une relative stabilité du nombre de morts violentes constatées au sein du couple.
Pour les hommes, la dispute (43) reste la principale cause du passage à l’acte. Viennent ensuite le refus de la séparation – en cours ou passée (28), la maladie ou la vieillesse de la victime (16), les problèmes psychiatriques ou la dépression (9), la jalousie (8), les causes multiples (5), la maladie ou la vieillesse de l’auteur et les difficultés financières (1). Par ailleurs, dans 7 cas, le mobile n’a pas pu être déterminé.
La cause principale du passage à l’acte pour les femmes demeure la dispute (16). Viennent ensuite les causes multiples (4) puis la maladie ou la vieillesse de la victime (2). Les violences subies ont motivé 2 faits et la séparation n’en a motivé qu’1. Enfin, dans 3 cas, le mobile n’a pu être déterminé.
Source : Étude nationale relative aux morts violentes au sein du couple

Ecrit par libertad, à 20:17 dans la rubrique "Pour comprendre".



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