L'En Dehors et vous

Moteur de recherche interne

L'En Dehors


Le vent nous porte sur le système
--> ...ou comment être anti-nucléaire sans devenir pro-éolien
Lu sur la Base de données anarchistes  : "De tous les tangibles désastres générés par le capitalisme industriel, le dérèglement climatique peut apparaître à la fois comme son aboutissement et son emblème. Le système capitaliste, en effet, aura à peu près tout investi et tout dévasté htmlA dans le monde, jusqu’au temps qu’il fait. Ce dérèglement climatique, étroitement lié à la consommation croissante de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel), suscite un engouement médiatique à la mesure de ses dégâts manifestes. Politiciens, hommes d’affaires, scientifiques lanceurs d’alertes, experts écologistes nous somment de rejoindre leur union sacrée, censée nous préserver durablement de la catastrophe tout en nous épargnant le sacrifice de ce mode de vie « non négociable », au premier rang duquel se tient fièrement notre consommation d’électricité (celle-ci a triplé en France entre 1973 et 2005 htmlA htmlB , et on en peut mesurer tous les jours les incomparables « bienfaits », s’agissant de notre vie personnelle et sociale).

On sait qu’en France les autorités gaullistes ont entendu trancher cette question de l’électricité, une fois pour toutes pour ainsi dire, par l’implantation autoritaire de l’électronucléaire à grande échelle, avec la bénédiction du Parti communiste et de la CGT. Cela n’a pas été sans provoquer au coup par coup des mécontentements et des luttes réelles. Pour des raisons que l’on ne cherchera pas à élucider ici, le parti de la lutte, sur ce terrain comme sur d’autres, a été défait. Aujourd’hui, la contestation anti-nucléaire est presque entièrement accaparée par des organisations écologistes de lobbying raisonnable, acceptable, disposant de moyens financiers aussi confortables que leurs mots d’ordre. Ces organisations sont d’autant mieux acceptées qu’elles ont le « bon goût » de proposer des solutions techniques de rechange : l’alternative au nucléaire garantie sans réchauffement climatique existe bel et bien, c’est l’éolien industriel. Moins d’uranium, plus de vent. C’est donc sous leurs acclamations que commencent à fleurir de gigantesques centrales éoliennes (les promoteurs et leurs alliés remplacent volontiers ce « centrales », qui évoque un peu trop Tchernobyl, par « fermes », plus illusoirement champêtre).

Lire la suite ici
Mis en ligne par Anonyme, le Vendredi 27 Janvier 2012, 21:17 dans la rubrique "Ecologie".
Repondre à cet article