L'En Dehors


Quotidien anarchiste individualiste





Crée le 18 mai 2002

Pour nous contacter : endehors(a)no-log.org



Comment publier un article sur le site ?


Comment publier un commentaire à un article ?


Charte du site


D'où venons-nous ?


Nos références
( archives par thèmes )


Vous pouvez nous soutenir en commandant nos brochures :

Les éditions de L'En Dehors



Index des rubriques

Les collaborateurs et collaboratrices de l'En Dehors

Liens

A noter

Recherche

Archive : tous les articles

Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?

LA DEMOCRATIE DE CES MESSIEURS-DAMES EST AVANCEE !…
Scandale dans le landerneau politique : les « Socialistes » décident que leurs élus n’accorderont pas de parrainage pour l’obtention des 500 signatures nécessaires pour présenter un candidat à la présidentielle, à un candidat autre que celui désigné par le PS.

Cette décision tout à fait logique est empreinte du plus élémentaire bon sens.

Voyons les faits.

A « Gauche », on peut, au bas mot, recenser environ 6 ou 7 candidats à la présidentielle. Nous avons vu ce que signifiait un éparpillement des voix au premier tour : c’est l’échec assuré du candidat de Gauche le plus susceptible de figurer au 2e tour, autrement dit le candidat PS. C’est aussi la place assurée au FN en finale.

Aucune organisation n’a tiré les leçons d’un tel « échec », la preuve ? Elles s’apprêtent à multiplier les candidats, de fait de « dispersion ».

Aucune ? Pas tout à fait, concrètement une, le Parti Socialiste… et il agit en conséquence

Les Socialistes ont beau être des « traîtres », des « sociaux libéraux » et autres… ce qui est exact, ils sont passés maîtres dans l’art de la stratégie électorale… ils savent compter… et, logiquement, quelles conclusions devaient-ils tirer d’une telle situation ? Celle que tout un chacun tirerait à leur place.

Leur décision est électoralement la bonne.

Faut être clair : soit on joue le jeu électoral, soit on ne le joue pas.

Parmi celles qui refusent de voir le FN au 2e tour aucune organisation ne se donne les moyens électoraux d’éviter ce cas de figure. En effet, il ne faut pas rêver : la vie politique électorale est ainsi faite, le système électoral est ainsi fait que, au 2e tour ça se jouera entre l’UMP, le FN et le PS… et pas autrement.

Sérieusement, qui peut imaginer un autre cas de figure dans l’état actuel des choses ? Mais chut, ne réveillons pas les rêveurs !

Il est exclu qu’il y ait un autre cas de figure, et ce n’est pas l’enthousiasme naïf de nombre d’ « alternatifs » ou de « révolutionnaires » qui va changer les choses. Malgré leurs chartes, déclarations, affiches, meetings, tracts, ils seront inévitablement minoritaires et hors jeu après le 1er tour, peut-être même avant …

Il est vrai que la Présidentielle est, entre autre, un « défilé de mode » à l’échelle nationale. Vouloir participer à un défilé de mode est parfaitement respectable,… mais alors il ne faut pas mélanger les genres et demander au système électoral plus qu’il ne peut donner, plus qu’on ne peut en tirer, plus que ce pour quoi il est fait.

Dans cette problématique, le Parti Socialiste ne considère pas l’élection comme une simple manière d’apparaître, mais aussi et surtout comme un moyen d’accéder au Pouvoir… Il agit donc en conséquence en mettant le maximum de chance de son côté… Qui peut, électoralement le lui reprocher ?

Mais me répliquera-t-on « Ce n’est pas dans le plus pur esprit démocratique et comme le disent certains une atteinte au pluralisme ».

Mais que viennent faire la démocratie et le pluralisme quand des intérêts vitaux pour des bureaucraties, le Pouvoir, l’accès à la gestion du système marchand, sont en jeux ?

Au moins, désormais, les choses sont très claires et seuls les imbéciles et les naïfs ne comprendront pas.

Nous sommes entrain d’expérimenter ici les limites de ce que les politiciens appellent la « démocratie » et qui n’a rien à voir avec ce dont on parle en terme général dans les cours de philosophie ou d’instruction civique. Il y a ici des intérêts bureaucratiques vitaux en jeux. Le PS en a pris conscience et agit de manière parfaitement rationnelle.

« Allons bon, maintenant tu défends le Parti Socialiste » va-t-on me rétorquer. Pas du tout, je ne fais que reconnaître ce qui est.

1- Que le parti socialiste est dans un rapport de force qui lui est favorable et que logiquement il en profite,

2- Que le système électoral est ainsi fait qu’il piège les petites organisations et verrouille l’ensemble du système politique.

Alors que faudrait-il faire ? Personnellement ma position est claire : ne pas participer aux élections. Que vous y participiez ou pas, le résultat sera de toute manière le même : vous serez minoritaires et le candidat qui passera ne vous conviendra pas et continuera à gérer ce système qui nous conduit à la catastrophe.

S’exagère ? Allons, soyons sérieux… Regardez ce qu’est la vie politique depuis des décennies.

« Mais alors, ce serait s’exclure de la vie politique ». De celle là, bien sûr… mais quel intérêt d’y participer ?

S’exclure de la vie politique électorale n’est pas s’exclure de la vie politique au sens large, la vraie, celle qui n’est pas basée sur des faux semblants et des promesses, au contraire c’est retourner à l’essentiel de ce qu’est le politique… mais encore faut-il faire la démarche et s’extraire de la gangue politicienne dans laquelle pataugent toutes les organisations politiques y compris et surtout celles qui se disent de « rupture » mais qui consacrent l’essentiel de leurs forces militantes à la préparation d’élections… qu’elles perdront.

Mais encore ?

Pour faire court, je renvoie à :

« VICTOIRE DE LA POLITIQUE, MORT DU POLITIQUE »

« SUR LES STRUCTURES ALTERNATIVES »

« DECADENCE » ; « TRANSITION »

Patrick MIGNARD
Ecrit par , à 17:28 dans la rubrique "Pour comprendre".

Commentaires :

  Anonyme
18-09-06
à 20:37

 

Cette analyse est fausse dés le départ. PM écrit que c'est l'éparpillement de la gauche au premier tour qui a provoqué son échec et la présence de Le Pen au 2nd tour. Or l'éparpillement était le même à droite. Donc on ne voit pas bien pourquoi cet éparpillement serait la cause de la défaite. Non. Ce qui a causé la défaite de la gauche c'est Jospin lui-même et son désir de ne pas paraître comme de gauche. Ce gros malin pensait déjà au 2nd tour et voulait ratisser large, c'est-à-dire au centre. Du coup les électeurs de gauche ont préféré voter pour ceux que le mot "gauche" n'effrayait pas.

De plus ça s'est joué à pas gd chose : entre LP et J. y'avait quoi ? quelques milliers de voix (d'ailleurs cet infime écart, indétectable théoriquement dans les estimations dés la fermeture des bureaux de vote, faudra un jour qu'on m'explique comment il se fait que tous les instituts nous l'aient unanimement vendu alors qu'ils n'en pouvaient rien savoir, y'a certainement pas qu'aux States qu'on triche...) et le représentant officiel de la droite n'a guère fait mieux alors qu'il était pourtant président sortant (plus faible score de toute la Viéme)

Ce que je veux dire c'est que ça se joue sur 2 ou 3% et au premier tour. Il faut être parmi les 2 sortants. Or on en connait au moins un de sûr : Le Pen (qui fera 1 score encore plus important puisqu'il n'y aura pas Mégret). Non moins sûrement il sera écrasé au 2nd tour. Donc il suffit d'être le 2nd sortant du 1er tour pour être certain d'être le 1er au 2nd (vous me suivez ?). Par conséquent je vois pas comment on peut être aussi catégorique que PM qui considère qu'il n'y a aucune chance pour qu'un candidat unitaire franchisse le 1er tour quand on sait qu'un score de, allez, fourchette haute, disons 20% le lui assurerait. C'est rien 20%. A condition qu'une forte dynamique se mette en place à la fin de l'année. 20% c'est, au bas mot, la gauche du NON au referendum. Et ce NON, rappelez-vous, c'était pareil : il était exclu qu'il gagne. Il ne fallait même pas y songer, n'est-ce pas...

Alors cette forte dynamique il s'agit de s'y coller. Tous. Et ce genre de post ça ne participe que d'une chose : DEMOBILISATION.

Les mêmes vous diront qu'il n'y a pas d'autre politique possible. Qu'il n'y a pas d'alternative. Que la vie est ailleurs etc etc. Ainsi en fut-il pour le referendum : les opposant étaient décrits comme archaïques, passéistes, refusant le progrés. C'est toujours pareil. Les retraites, la Sécu, le CPE. Il s'agit de "réformes" tas de cons...

Ce post-ci ne nous dit pas qu'on est des cons archaïques arc-boutés sur nos acquits. Non. Pas tout à fait. Il se contente de nous dire que si on pense pas comme lui on est des "imbéciles" et des "naïfs".

Ce qui me paraît imbécile c'est de ne pas voir qu'il y a une chance de placer un candidat unitaire au 2nd tour et de refuser pourtant de la courir, cette chance.

Ce qui me semble naïf c'est de croire qu'un changement ne passera pas par des élections (il s'agit de faire une Commune de Paris à l'échelle nationale : est-ce qu'il n'y a pas eu d'élections, lors de la Commune ?) alors que tout le système démocratique repose dessus et que celle-ci, d'élection, peut permettre de redonner son sens véritable à "la vie politique au sens large". Car s'il est quelque chose de "naïf et imbécile" c'est bien de mettre la charrue devant les boeufs.

Mais comment un "imbécile et naïf" pourrait-il juger de l'imbécillité er de la naïveté, hein prof ?

mfgtour2@yahoo.fr






Répondre à ce commentaire



Modèle de mise en page par Milouse - Version  XML   atom