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L'En Dehors


Quotidien anarchiste individualiste





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Courant alternatif # 142 - octobre 2004

Lu sur A-Infos : "Après l'attaque d'envergure sur les retraites en 2003, le gouvernement a pu imposer sa contre réforme sur l'assurance maladie masquant d'autres coups bas concernant ce secteur. La presse n'annonce-t-elle pas, suite au rapport de la cour des comptes un déficit record situé autour des 20 milliards d'euros ? Ce qui permet au bon docteur Douste- Blazy de nous concocter d'autres mesures anti-sociales dans ce domaine. La réduction massive des budgets sociaux plonge encore plus brutalement les familles dans la détresse et la misère. Dans le même temps, le gouvernement chouchoute les plus aisées par des exonérations fiscales : sur les droits de succession et d'héritage, sur les chèques emplois services, etc.

Ces attaques ne résultent pas d'une politique menée par la droite, il en
sera de même demain si la gauche revenait aux affaires ! Elles sont la
conséquence et le produit d'une exacerbation, d'une concurrence
internationale qu'implique le capital dans sa course aux profits.
Il en est de même concernant les attaques portées dans les entreprises
sur l'allongement du temps de travail sans compensation salariale. Cette
politique, est introduite en Allemagne sous un gouvernement social
démocrate. Pays qui pratique les 35 heures, voire les 32 heures chez
Wolkwagen. En France, la loi Aubry, loin de créer des emplois pérennes
dans le cadre de l'application des 35 heures, a introduit la
déréglementation des conventions collectives du code du travail et la
flexibilité a outrance. ce que l'ex-ministre, défendant son bilan face
aux attaques du MEDEF et parlementaires de droite résumait : « Nos
entreprises ont gagné de la flexibilité et augmenté leur productivité ».
Aujourd'hui, le patronat a la voie libre pour s'engouffrer dans cette
logique de profits, rallonger sans contrainte étatique la durée du temps
de travail et augmenter encore plus la compétitivité des entreprises pour
le profit de leurs actionnaires. Et, contre les salariés qui voudraient
contrevenir a ses plans, il brandit la menace et le chantage des
licenciements, de la fermeture de l'usine et de la délocalisation... Ce
fut le scénario monté chez Mercedes, Daimler Chrisler, puis peu après en
France : Bosch a Venissieux, Snappon a Chartres , Doux, le volailler, a
Quimper, etc. Si, malgré cela, certains salariés en viennent a résister,
la bourgeoisie veille a préserver ses intérêts. Comme ce fut le cas cet
été a Rennes contre les personnels de S T microélectronique en lutte
depuis un an pour empêcher le déménagement des équipements mais où, le 10
juin, les CRS et les gardes mobiles sont intervenus sans ménagement
contre les grévistes. Ou encore chez Snappon a Chartres où le patron a pu
déménager les presses et machines outils sous la protection de la justice
qui ordonne aux salariés de lever leurs barrages au nom du « droit a la
propriété privée » sous l'¦il bienveillant de la police locale et des CRS
qui permirent de vider les lieux des presses et machines, sous haute
protection.
Ces attaques contre le monde du travail accompagnées de menaces et de
chantage traduisent l'âpre concurrence a laquelle se livrent les
bourgeoisies nationales qui, pour augmenter leur compétitivité et
maintenir leur taux de profits doivent faire baisser partout le coût de
la force de travail. Cela, tant dans l'entreprise avec l'intensification
de
l'exploitation, qu'a l'extérieur en supprimant et en rognant toutes
formes d'aides sociales créant une insécurité sociale permanente et une
désolidarité entre travailleurs.
« Nous avons besoin de la participation des syndicats. Il ne sert a rien
de les critiquer en bloc. Nous avons du pain sur la planche car a l'heure
actuelle, les syndicats oscillent entre le pragmatisme au sein des
entreprises et la radicalisation au niveau politique ».(M Kanneglesser,
président des patrons de la métallurgie allemande). Celui-ci, résume bien
le dilemme posé aux confédérations syndicales. Intégrées au système,
elles participent au niveau européen a l'élaboration des lois cadres
fixant le démantèlement et l'ouverture a la concurrence des services
publics fixés dans les résolutions de l'AGCS.(Accord Général du Commerce
et des Services). Leur pragmatisme bienveillant accompagne les mesures
anti-sociales qui frappent les salariés. Ce que confirme le rôle et le
double langage tenu par la CGT durant les mouvements a EDF-GDF. Au
congrès de Biarritz 2003 , B Thiebault affirmait devant les délégués que
personne ne toucherait au statut des électriciens et des gaziers.
Déclaration réitérée dans de nombreux média. Sur le terrain la
bureaucratie fédérale se retrouvait main dans la main avec les autres
centrales syndicalesÝ: CFDT, FO, CFTC pour s'opposer a chaque fois aux
velléités de durcissement et de continuité du mouvement de lutte engagé
par les salariés en assemblées générales. Notons qu'EDF GDF est son pré
carré puisqu'elle a contribué a sa création peu après la libération.
C'est son bastion qui la nourrit avec plus de 1000 permanents syndicaux
et détachés, et, est une manne financière pour le fonctionnement de la
boutique. On comprend aussi le soutien nucléaucrate qu'elle peut apporter
au gouvernement dans la continuité de la politique du tout nucléaire en
France. Le double langage du patron de la CGT a permi d'anesthésier plus
ou moins le mécontentement de sa base syndicale et a Sarkosy d'ouvrir
voici peu le capital d'EDF GDF a la concurrence. Quant a la crainte de la
radicalisation évoquée par le patron de la métallurgie allemande, elle
traduit bien plus celle que des bureaucraties syndicales face a leurs
bases et salariés excédés. Crainte de ne pouvoir maîtriser les réactions
futures des travailleurs n'acceptant plus l'offensive anti sociale menée
contre eux. A l'exemple des salariés de Daimler en Allemagne qui en
réponse au chantage de délocalisation du patronat se mirent aussitôt en
grêve et manifestèrent avec des solidarités venues de tous le pays. Le 16
Août 2004, 60 000 personnes défilaient dans la rue pour protester contre
les réformes du droit du travail et les réductions des prestations
sociales. C'était la plus grande manifestation qu'ait connue l'Allemagne
depuis la chute du mur. Face a cette réaction, patrons et syndicats, se
sont emprésseés de trouver un « accord satisfaisant pour tout le monde ».
On peut comprendre la crainte de la bourgeoisie d'une remonté des luttes
sociales autonomes plus déterminées avec des extensions de solidarités
autonomes contre les bureaucraties syndicales qui ont de moins en moins
de miettes (concédées par leurs maîtres) a donner aux salariés pour les
amadouer.
D'où le battage orchestré sur le retour de la gauche au pouvoir suprême.
D'où la nécessité d'illusionner sur le renouveau de la gauche plurielle
après deux victoires électorales. D'où la médiatisation pré-électorale du
couple LO LCR qui plus que la gauche elle-même voulait incarner LE
débouché politique aux luttes et mouvement social de ces derniers mois.
Canaliser la contestation de terrain et la détourner vers les urnes.
Faire oublier aux travailleurs leur entité collective de classe aux
intérêts communs pour encore une fois les isoler les uns des autres pour
n'être plus que des citoyens ayant un pouvoir démocratique par le
bulletin de vote pour changer les choses. Il en est de même pour les
alters mondialistes et leurs grand-messes médiatiques financées par la
bourgeoisie qui n'avancent que des solutions gestionnaires, entretenant
la mystification d'un état social qui assurerait le bien être des
citoyens et garantirait les bienfaits des services publics. Alters
mondialistes dont l'association ATTAC s'auto proclame représentante et «
se découvre » enfin en offrant pour tout projet de transformation sociale
que de voter pour ses propres listes lors de prochaines consultations
électorales..
Militants révolutionnaires, notre projet de transformation sociale est
anti-capitaliste et antiautoritaire. Le seul débouché politique souhaité,
et a revendiquer pour les luttes est la victoire politique de ces
transformations contre tous ceux qui les détourneraient vers un schéma
institutionnel et citoyen perpétuant ainsi la domination du capital. Nous
devons contribuer, par des échanges, le débat et des pratiques communes a
renforcer nos liens pour une meilleur intervention dans ces lieux et
réseaux vers l'auto organisation sociale et politique
Seul le développement des luttes autonomes et une solidarité de classe
permettront de répondre aux attaques de la bourgeoisie et préparer la
défaite du capital.

Caen le 20.09.2004

Sommaire :

Temps de travail, baisse des salaires :une attaque au niveau européen p.4

La lutte des transports gratuits p. 7
Les nouvelles formes du mariage école-entreprise p. 9
Soutenir Roland Veuillet p.13
Corse : le conflit à la SNCM p. 13
Rubrique Flics et Militaires p. 14
Droit d'asile : Les coups bas de la préfecture de police de Paris p. 15
Affaire frammezelle/Lenoir : un verdict sur un dossier vide p. 16
Dans les prisons de France p. 16
Le procès de Kamel : les responsables sont ailleurs p. 18
Daniel Mermet patron de choc p. 21
International : A propos du filmd de Michael Moore p. 20
Mythes et réalités de la résistance irakienne p. 21

OCL c/o clé des champs,
BP 20912, 44009 Nantes cedex 1
http://oclibertaire.free.fr/
oclibertaire@hotmail.com

[ texte repris du site de l'OCL : http://oclibertaire.free.fr/ ]

Ecrit par libertad, à 22:46 dans la rubrique "Actualité".



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