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Combattre l’influence néfaste des sous-produits politiques du postmodernisme , du postcolonialisme et des « études subalternes »

Lu sur Mondialisme.org : "Même si ces courants sont d’origine différente, et ont emprunté des directions diverses voire opposées, ils convergent dans les cercles universitaires et dans les médias de gôche. Sous une forme très simplifiée et simpliste, ils ont influencé des générations de militants de gauche, d’extrême gauche ou libertaires qui se sont inspiré de conceptions philosophiques au départ plutôt cryptiques, du moins chez les intellectuels français.

Les post-modernes ou post-structuralistes français qui venaient de la gauche (Deleuze, Baudrillard, Derrida, Foucault, Lyotard) avaient pour objectif, en critiquant les différentes interprétations du marxisme (37) qui les avaient – pour la plupart – fortement influencés dans leur jeunesse, de développer une critique qui se voulait plus radicale, plus exhaustive, du capitalisme et de la société modernes.

Lire la suite ici

Ecrit par libertad, à 15:41 dans la rubrique "Pour comprendre".

Commentaires :

  Rakshasa
11-03-15
à 03:32

Re:

Plutôt que de trembler à l'idée de critiquer les religions et de faire part de son incroyance aux croyants, on peut plus simplement faire preuve d'un athéisme revendiqué et assumé, un athéisme en lutte.
 
Quelle moraline devrait nous obliger à être bienveillant à l'égard des religions ?

Le mépris n'est-il pas aussi de prendre les croyants pour de pauvres individus fragiles à brosser dans le sens du poil ? Cela ne finit-il pas d'ailleurs par devenir le mépris des luttes d'émancipation de l'aliénation religieuse.

L'argument d'autorité comme quoi "ça existe, c'est là" n'invalide en rien les luttes à mener contre, au contraire. L'exploitation existe bien aussi, on ne s'en accommode pas pour autant, au titre qu'elle est là. C'est une tautologie.

L'idée de forces invisibles supérieures aux hommes est contraire aux idées et pratiques anti-hiérachie. Et quand bien même des puissances mystiques nous domineraient réellement comme l'imaginent les croyants(c'est le cas de la marchandise et de l'économie d'ailleurs), il faudrait les combattre.

La religion est une imprégnation idéologiques la plupart du temps dès l'enfance. La positivité que Foucault veut y voir c'est de la merde en barre. Il faut des années de lutte intérieure pour évacuer cette manipulation psychique, et même quand on se réclame de l’apostasie, cette imprégnation resurgit à travers les comportements et les émotions. Cela est invalidant et douloureux. Ce conditionnement est en réalité impossible à déconstruire totalement s'il a commencé dans l'enfance.

Il s'agirait de ne pas inverser les rôles en faisant passer les croyants et les religieux pour les pauvres victimes des matérialistes. Nos corps et nos psychés sont matérielles, et c'est bien cette matière là dont on nous dépossède à coup d'intoxication idéologique religieuse ou mystique dès le plus jeune âge. Les croyants sont les victimes des religions pas des athées, ni des philosophies et sciences matérialistes.

Et justement c'est bien parce que ce n'est pas juste intellectuel et que l'on ne se réveille pas d'un claquement de doigt de cette imprégnation; c'est bien parce qu'il faut des années pour évacuer cette merde religieuse d'une psyché et d'un corps, que c'est grave et dangereux.

Il faut avoir eu cette éducation et en être sortie pour comprendre l'ampleur de l'aliénation rien qu'au niveau individuel. Nous ne sommes pas seulement dans un débat d'idées avec les religions, nous sommes dans une lutte contre la manipulation mentale.



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  ElVirolo
11-03-15
à 17:10

Re:

Personne n'a parlé de "trembler à l'idée de critiquer les religions" - il me semblait que mon propos était suffisamment mesuré à cet égard, peut-être n'était-ce pas le cas. Je n'ai en rien dénoncé le fait de faire preuve d'un athéisme revendiqué. Ce que je critique, c'est certains de ses avatars que je trouve au mieux maladroits.

Cette rhétorique de la crainte est très étrange. Je ne sais pas dans quel cadre géographique se situe notre discussion, mais s'il s'agit du cadre français, il me semble que la posture de l'athée violemment sommé de remettre en cause ses principes relève du fantasme. L'athéisme, quelles que soient les formes qu'il prend (antithéisme et anticléricalisme militants, "laïcardisme", universalisme séculier, républicanisme, humanisme) est clairement en position de domination, et ce pour de bon.

Il est par ailleurs paradoxal de faire relever de la "moraline" une prétendue bienveillance à l'égard des religions - je n'ai jamais parlé de bienveillance, qui est d'ailleurs à certains égards une catégorie morale.
 
Ce que je critique, c'est le sempiternel recours au dualisme. Selon toi, il faudrait être soit "bienveillant" soit "malveillant" à l'égard des religions, le croyant étant lui-même soit une victime inconsciente qu'il faudrait émanciper, soit un individu fragile à "brosser dans le sens du poil". Mon propos ne se situe pas sur ce terrain-là. Je n'ai pas pris position sur cette question, car ce n'est pas d'elle dont il s'agit. Mon commentaire visait simplement à pointer du doigt la caricature qui avait été faite des positions dites "postmodernes".

Le parallèle avec l'exploitation que tu mets en place me paraît douteux. Premièrement, le "ça existe, c'est là", comme tu dis, ne conduit pas à s’"accommoder" du phénomène en question. Deuxièmement, l'exploitation et l'aliénation religieuse ne peuvent, selon les termes mêmes (marxiens) de ta critique, pas être placés sur le même plan. En effet, la seconde est, dans ce cas, le symptôme de la première.
Et c'est précisément cette notion de symptôme que je remets en cause. Quand j'invite à "prendre au sérieux" la religion, cela ne peut pas s'appliquer à l'exploitation car celle-ci est déjà prise au sérieux en tant qu'elle constitue le primat, la matrice des autres formes d'oppression, dans le schéma marxien.
Critique de la notion marxienne de symptôme, donc.

Troisièmement, on peut combattre les effets "réactionnaires", nihilistes, de la religion sans pour autant considérer nécessairement qu'un croyant est nécessairement une victime (à libérer ou à "brosser dans le sens du poil", peu importe, la question n'est pas là). Ce qui compte, à mon sens, ce sont nos options éthiques, immanentes, tactiques. Il me semble qu'avec cette rhétorique de l'émancipé/opprimé, on ne s'en sort plus. Qui me dit que je ne suis pas aliéné par le militantisme anarchiste, que je n'ai pas été "conditionné", pour reprendre ton terme, par lui, "depuis l'enfance", par exemple, par le biais de la socialisation politique familiale ? C'est sans fin et, à mon sens, un peu pauvre.
La chose qui pèche, ici, c'est la notion moderne de l'individu souverain, maître et possesseur de la nature et de lui-même.
Problème de l’individu, donc.



"Et quand bien même des puissances mystiques nous domineraient réellement comme l'imaginent les croyants(c'est le cas de la marchandise et de l'économie d'ailleurs), il faudrait les combattre". Absolument, mais je ne vois pas en quoi ce que tu dis est contradictoire avec mon propos.

En somme, j'ai beaucoup de mal avec la notion d'individu émancipé. J'aimerais bien qu'on m'en présente un... C'est curieux cette transcendance que l'on honnit d'un côté (le croyant qui croit être régit par des lois ultra-mondaines) et que l'on adoube de l'autre (l'universalisme progressiste de l'homme total et émancipé, et, curieusement, blanc et occidental). Il ne s'agit pas de conjurer la lutte, il s'agit au contraire de la fonder.




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  Rakshasa
12-03-15
à 01:02

Re:

D'abord je voudrais préciser que tous mes arguments ne visent pas à être en contradiction avec les tiens. Ça évitera de lire des oppositions là où il n'y a qu'un apport, et d'autres angles d'approche à notre discussion.

Je ne crois pas plus que toi à l'existence d'individus émancipés absolus, mais émancipés par rapport à telle ou telle situation aliénée. Emancipé l'esclave qui a brisé ses chaînes, émancipé l'exploité qui a aboli les classes, émancipé l'apostat sorti des manipulations théistes, etc... d'où la multiplicité des luttes à mener.
Et si tu te sens aliéné par ton éducation politique depuis l'enfance, je t'encourage vivement à essayer d'aller visiter d'autres horizons idéologiques. Par contre, je ne sais pas si tu trouveras autant d'appétit de liberté dans les autres boutiques. Peut-être peux-tu aussi considérer que tu as eu de la chance de naître dans une famille anarchiste et envisager cela comme une transmission culturelle qui est un avantage et non un fardeau pathogène comme l'est la religion.

Mon "c'est là ça existe" ne fait que résumer tes propres termes: "Il se trouve que la foi existe et que, comble du comble, elle n'est pas l'apanage de barbares idiots. La question est donc : que fait-on de cela ? Comment nous plaçons-nous face à cela ? Comment tout cela fonctionne-t-il ? Peut-être quelque chose nous a-t-il échappé ?"

La foi est là, la foi donc en des puissances supérieures auxquelles nous serions soumis, d'après les croyants et leurs hiérarchies religieuses. On connaît quand même aujourd'hui les techniques de manipulation mentales qui vont créer ce sentiment de foi. Elle sont utilisées tant dans la pub, dans la propagande politique, que dans les sectes, et donc celles qui ont "réussi" les religions. Pour répondre à ta question "comment tout cela fonctionne-t-il ?" il y a des tas de réponses valables, tant du point de vue des études menées que des expériences vécues. Les techniques de manipulation mentale sont nombreuses mais une des plus usité c'est la peur et son corolaire le gouvernement par la peur. On pourrait citer le love bombing, les arguments fallacieux, la désinformation, la propagande blanche, noire, grise, le flirty fishing, le stress de dissociation, le neuromarketing, etc... jusqu'à l'abus de faiblesse. Voilà au moins quelques pistes qui permettent quand même quelques sérieuses réponses concernant les fonctionnements passés, présents et futurs de l'imprégnation idéologique religieuse ou pas d'ailleurs.
Et tu as tout à fait raison de te poser la question de ta propre imprégnation idéologique anarchiste. Chacun devrait savoir et pouvoir le faire.
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  Rakshasa
12-03-15
à 12:50

Re:

Au passage, un document intéressant qui montre que l'athéisme reste minoritaire dans le monde, c'est la carte de l'athéisme que l'on peut trouver ici: http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/18/carte-latheisme-monde-france-numero-4-257171

Comme quoi la lutte contre les religions et la manipulation mentale mystique de masse est loin d'être gagnée !
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