L'En Dehors


Quotidien anarchiste individualiste





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Claire, Laplume et Goudron

 Lu sur Alexandre Jacob, l'honnête cambrioleur : "Il est des histoires que l’on aimerait ne pas voir s’arrêter. Il est encore des histoires qui survivent à notre culture enfantine et manichéenne. Le bien contre le mal. Les cow-boys contre les indiens. Les gendarmes contre les voleurs. Faire l’inversion. Se mettre de l’autre côté du manche. Vous aurez alors une définition à peu près correcte de la justice sociale. Il est enfin des histoires qui semblent si vraies que l’on se plait de croire en leur existence. En 1897, Georges Hyppolite Adrien, dit Darien, nous contait les édifiantes tribulations de Georges Randall, incarné bien des années plus tard par Jean-Paul Belmondo (la rupture d’anévrisme à son chien chien) dans le film de Louis Malle. Le film est chiant. Le livre est sublime. Et Darien de nous promener de Paris à Londres, en passant par la Belgique. Et le voleur de nous introduire subrepticement, à pas feutré, sans faire de bruit dans les belles demeure de France et de Navarre, et bien au-delà car l’anarchiste et le voleur ne connaissent pas, ne reconnaissent pas l’imbécile et hypocrite principe de frontière. Et nous, par empathie, de suivre notre compagnon, notre ami, notre frère en bateau, en train, à pied et quelques fois en prison. Vols, cambrioles, fric-frac, barbotages à la clé. Au trousseau de clés et à la pince monseigneur. Les garants de l’ordre bourgeois n’y peuvent alors rien changer. Les palais d’injustices, assistés de leurs fidèles maisons poulagas ont beau traquer les artisans de l’effraction, l’armée hirsute et menaçante, joyeuse et revancharde, désordonnée et individualiste de ces Travailleurs de la Nuit débarque pour de vrai. Pini et Duval ont précédé Randall, accompagné des frères Schouppe et de Parmeggiani. Alexandre Jacob, quant il n’est pas l’honorable antiquaire Escande, a fait du vol un art majeur, politique et social. Bonnot et ses tragiques ont fait cracher les banques au bassinet. Cinquante ans après Darien, Claire Auzias rend hommage à tous ces entrepreneurs de démolition publique agissant en secret et en privé. Avec « les aventures extraordinaires de Laplume et Goudron » (édition Libertaire, juin2007, 10€) nous retrouvons le monde inversé de notre enfance, celui où les voleurs font la nique à la flicaille. Un road-movie illégaliste, une histoire sans fin où n’importe quel évènement de la vie quotidienne est sujet à de délictueuses et savoureuses digressions.

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Ecrit par libertad, à 19:09 dans la rubrique "Histoire de l'anarchisme".



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