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Lu sur Ballast : "Malheur à la postérité. Le temps émousse le tranchant d'une pensée et les héritiers politiques de ceux qui la combattaient alors s'enorgueillissent à présent de ses lauriers. Henry David Thoreau en est. Grand homme, en tout point, que l'on ne connaît pas assez en France (le grand public l'a toutefois croisé dans les films Into The Wild et Le Cercle des poètes disparus) – l'affaire est autre outre-Atlantique, où l'écrivain occupe une place de choix dans le panthéon national. Thoreau, penseur et porte-voix de la non-violence : le lieu commun partout court. D'aucuns le disent ancêtre des beatniks, précurseur du mouvement hippie – voire hippie lui-même, si l'on ne redoute pas l'anachronisme –, écolo béat, voire benêt, doux rêveur reclus dans sa cabane et contant fleurette aux animaux des bois. Le philosophe et poète, né en 1817 dans le Massachusetts, fut désarmé : même Bill Clinton vint honorer – c'est-à-dire salir – sa mémoire. « L'affaire Air France », et les cris d'orfraie qu'elle suscita en matière de textile, ont récemment permis à l'essayiste Laurent Bouvet de prouver sa constance sur le terrain des inepties : le politologue jura que la violence, c'était mal, contrairement à la noble désobéissance civile – et le professeur d'expliciter : cette « forme d'action non-violente […] dont l'origine philosophique se trouve chez Henry David Thoreau1 ». Seulement, c'est faux.
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